Interroger; demander; questionner (insister).
ἐπερωτάω signifie interroger, poser une question, demander, souvent dans le cadre d’un échange où l’on cherche une réponse précise. Le verbe peut désigner une demande sincère (demander un renseignement) ou un questionnement tendu (interroger pour éprouver, piéger), selon le co-texte. Logiquement, le verbe révèle l’intention : pourquoi la question est posée ? Dans les évangiles, des interlocuteurs interrogent Jésus pour comprendre, mais aussi pour le prendre en défaut; le même verbe peut servir aux deux. Ainsi, ἐπερωτάω fonctionne comme outil narratif : il ouvre un dialogue, expose une tension, et permet à la réponse de révéler la vérité. Le verbe se relie aussi à l’autorité : interroger, c’est demander compte. Dans les scènes de procès ou de conflit, ἐπερωτάω signale un cadre de pouvoir. Ainsi, le terme aide à lire les interactions : une question peut être une recherche de lumière ou une tentative de contrôle. Le co-texte (ton, contexte, résultat) montre la nuance. En somme, ἐπερωτάω désigne l’acte de questionner, qui peut servir la compréhension ou l’opposition, et qui fait avancer le récit en révélant les cœurs et en donnant occasion à une parole décisive.
La Bible est pleine de questions : Dieu questionne l’homme (“où es-tu ?”), les sages questionnent pour instruire, les prophètes questionnent pour confronter, et le peuple questionne Dieu dans la lamentation. La pensée sémitique comprend que poser une question peut être pédagogie : une question bien posée ouvre l’intelligence et révèle la vérité. Dans la sagesse, la question provoque la réflexion; dans les récits, la question révèle le cœur. Dans l’AT, interroger peut aussi être un acte d’autorité (juges, rois) ou un acte d’opposition (questionner pour contester). Ainsi, ἐπερωτάω résonne avec une culture où la parole et la question ont du poids : on ne questionne pas seulement pour discuter, on questionne pour comprendre, pour juger, pour appeler à la décision. Dans le NT, les questions adressées à Jésus révèlent souvent la disposition intérieure : question humble ou question piège. Le verbe s’inscrit donc dans une dynamique biblique où la question est un instrument de vérité ou d’endurcissement, selon le cœur qui la porte.
Aujourd’hui, interroger est souvent neutre : on pose des questions pour obtenir une information. ἐπερωτάω, dans les récits bibliques, peut être plus chargé : la question peut être recherche sincère ou stratégie de piège. Clarification : le NT invite à lire non seulement la question, mais l’intention et l’effet. Le terme aide aussi à comprendre la structure des débats avec Jésus : les questions donnent l’occasion à une réponse qui révèle la vérité, et souvent la question révèle aussi le cœur de celui qui questionne. En prédication exégétique, ἐπερωτάω permet de rendre la scène vivante : on voit l’enjeu du dialogue, le cadre de pouvoir ou de conflit, et la manière dont Jésus répond. Le mot corrige un contresens moderne : croire que les dialogues bibliques seraient seulement des discussions philosophiques. Souvent, ce sont des questions qui mettent la vérité à l’épreuve. Le terme met donc en lumière le rôle de la question : ouvrir, confronter, ou contrôler.
Interroger/demander : poser une question, demander avec insistance selon contexte.
Dans Marc, ἐπερωτάω exprime le fait d’interroger/demander; la tonalité (sincère ou piégeuse) vient du passage.
Ne pas supposer mauvaise foi : certains interrogent pour comprendre; d’autres pour piéger. Le contexte le montre.
Utilisé pour des questions sincères ou des interrogatoires/controverses selon scènes.
répondre
interroger; demander; questionner
erōtaō (demander) ; aiteō (demander) : nuances
interroger
Mc 7,5; Mc 8,5; Mc 10,10
G1905
ἐπερωτάω
è-pé-rô-TA-ô
eperōtaō
Repérer si c’est une question d’information (disciples demandent) ou une mise à l’épreuve (pharisiens interrogent). Dans Marc, souvent débats/controverses. Règle : regarder le but du questionnement dans la scène.
Dans les controverses, peut signaler un questionnement hostile; dans l’enseignement, une demande de clarification.
Registre enquête/débat : poser des questions, interroger, parfois contester. Dans Marc, structure les confrontations (questions-pièges) et les demandes sincères des disciples.