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enfant — παιδίον — paidion

Sens (principal)

petit enfant

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παιδίον signifie petit enfant, et dans les évangiles le mot sert souvent à établir une comparaison de posture. En Mt 18,2–5, Jésus place un enfant au milieu et lie l’entrée dans le royaume à une conversion vers l’humilité; le terme devient donc pivot pédagogique : la grandeur est redéfinie par la petitesse. En Mc 10,15, recevoir le royaume comme un enfant structure l’argument : dépendance, ouverture, absence de prétention. Le mot fonctionne aussi narrativement : un enfant est vulnérable et sans statut, ce qui rend l’enseignement concret. παιδίον sert ainsi à renverser les hiérarchies et à protéger les “petits” de tout mépris.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique montre Dieu comme défenseur des faibles : l’orphelin, la veuve, l’étranger — ceux qui n’ont pas d’appui. Un enfant représente aussi la dépendance : il reçoit la vie, il ne se justifie pas, il ne “mérite” pas son statut. La pensée hébraïque valorise l’humilité devant Dieu, et elle condamne l’orgueil des puissants. Cela éclaire Mt 18 : Jésus s’inscrit dans une logique d’alliance où Dieu se tourne vers les petits et exige que son peuple fasse de même. Les textes bibliques associent aussi la responsabilité à la protection : maltraiter les faibles est un péché grave. Ainsi, l’enfant placé au milieu rappelle la justice de Dieu : le Royaume ne reproduit pas les hiérarchies oppressives. Le mot devient un appel prophétique : revenez à l’humilité et au soin du faible. Il relie spiritualité et responsabilité sociale au sein du peuple de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous lisons parfois “devenir comme un enfant” comme un appel à être naïf ou émotionnel. Jésus parle plutôt d’une posture : quitter la compétition, recevoir, dépendre, et ne pas chercher le rang. La clarification utile : l’enfant est aussi un test communautaire : accueillir les petits, c’est accueillir Jésus; scandaliser les petits, c’est grave. Il faut éviter une lecture sentimentale : le passage est exigeant et très concret. Le Royaume se reconnaît à l’humilité et à la manière dont on traite les vulnérables. Paidion nous oblige à poser une question simple : est-ce que notre foi crée une communauté qui protège, relève et accueille, ou une communauté qui écrase et méprise ?

Courte description — (aide remplissage)

Devenir comme un petit enfant : image d’humilité et de dépendance dans le Royaume. (Mt 18,3)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 18, Jésus place un petit enfant au milieu : l’accès au Royaume passe par une conversion de posture — quitter la logique de “qui est le plus grand” et recevoir le Royaume avec humilité. L’enfant devient un repère pour la communauté : accueillir les petits et les protéger.

Pièges lexicaux

Ne pas idéaliser l’enfance comme innocence parfaite : Jésus vise une posture, pas une psychologie. Ne pas limiter à l’âge : l’image s’étend aux “petits”/vulnérables. Dans Mt 18, cela mène aussi à la protection et à la discipline restauratrice.

Usage biblique (mini)

Sens littéral : enfant. Sens figuré : modèle d’humilité et d’accueil. Matthieu l’emploie pour enseigner le style du Royaume.

Antonymes / contrastes (FR)

orgueil, recherche de grandeur

Synonymes / proches (FR)

enfant, petit

À ne pas confondre avec…

τέκνον — enfant (filiation) ; νήπιος — tout-petit/bébé (autre nuance)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

enfant

Versets clés (liste)

Mt 18,2–5 ; Mt 19,14 ; Mc 10,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3813

Lemme / racine (optionnel)

Diminutif de pais (enfant/serviteur) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

paï-di-on

Translit. — NOYAU

paidion

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 18, le co-texte montre que l’enfant n’est pas un simple décor : Jésus le place au milieu pour définir la conversion et la grandeur. Donc ne pas remplir le mot seulement comme “enfant” biologique, mais tenir compte de la fonction dans l’argument : petitesse/humilité + protection des vulnérables. Dans des récits de guérison, le mot peut être simplement descriptif. Règle : regarder si le passage utilise l’enfant comme exemple (Mt 18) ou comme personnage (autres récits).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 2,8–11 — “enfant” (G3813) : désigne Jésus comme petit enfant; contraste entre faiblesse apparente et royauté. L’indice est la scène des mages. - Mt 18,2–5 — Option A (enfant = innocence idéalisée) / Option B (enfant = modèle d’humilité/dépendance) : le co-texte tranche vers B : “se faire petit” et accueillir en son nom.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre enfance/vulnérabilité : le mot désigne un petit enfant, avec les connotations de petitesse, dépendance et statut faible. Dans Mt 18–19, il sert aussi de repère éthique : accueillir et protéger les petits dans la communauté du Royaume. Il active donc l’univers familial et la posture du Royaume (humilité).