fille; enfant (féminin)
Le terme θυγάτηρ est d’abord une désignation simple (fille), mais il devient narrativement fort quand Jésus l’emploie comme adresse (“ma fille”). Dans les récits de guérison, l’emploi direct crée un effet de restauration : la personne n’est pas réduite à sa maladie ou à son passé, mais nommée dans une relation positive. Le grec garde une simplicité qui laisse le co-texte donner la nuance : biologique (fille d’un parent) ou relationnelle (adresse de Jésus). Dans Mt 9,22 // Lc 8,48, l’adresse “fille” transforme une guérison discrète en parole publique d’accueil. La logique du passage devient : foi → guérison → parole d’identité → paix. Le mot sert donc à relier le salut à une restauration de statut et de relation, pas seulement à un changement physique.
La Bible parle souvent du peuple comme “fille de Sion” ou “filles de Jérusalem”, ce qui donne au mot une portée d’appartenance et de relation d’alliance. Dans un imaginaire hébraïque, la filiation implique protection, nom, place dans la maison. Quand Jésus dit “fille”, cela peut résonner comme une réintégration : tu appartiens, tu as une place, tu n’es pas rejetée. Cette dimension est particulièrement pertinente pour une femme socialement marginalisée : la parole de Jésus enlève la honte et rend la dignité. Ainsi, le mot évoque plus qu’un lien biologique : il renvoie à l’identité reçue et à l’accueil dans le peuple de Dieu. Le Dieu de l’alliance ne se contente pas de guérir; il “adopte” et restaure.
Le contresens courant est d’entendre “fille” comme une simple formule affectueuse. Dans les récits, c’est une parole d’identité : Jésus reconnaît publiquement la personne, lui rend une place et une dignité. Clarification : la guérison n’est pas seulement un fait médical; elle s’accompagne d’une parole relationnelle (“ma fille”) qui réintègre. On évite aussi de généraliser : le mot reste parfois strictement familial, donc le co-texte décide. Mais dans les passages où Jésus adresse “fille”, la portée est pastoralement forte : accueil, paix, appartenance.
Fille : relation familiale; parfois aussi “fille de Sion” (habitants) selon contexte. (Mt 21,5)
Dans Mt 9,22, Jésus dit “ma fille” à la femme guérie : parole d’accueil et de dignité. Le terme devient relationnel et pastoral, pas seulement biologique.
Toujours regarder l’expression complète : “fille de …” peut être symbolique/collectif. Ne pas tirer une doctrine du seul genre : c’est un terme relationnel.
Utilisé pour des relations familiales (ma fille), et pour des expressions collectives (fille de Sion). Dans les récits, marque souvent la compassion de Jésus (“ma fille”).
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fille; enfant
tekon (enfant) : plus général; pais (enfant/serviteur) : autre nuance.
fille
Mt 9,22; Mt 15,22; Mt 21,5
G2364
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thoo-gat'-air
thygatēr
Registre familial et relationnel : filiation, appartenance, protection. Dans les Évangiles, peut devenir une adresse de restauration (“ma fille”), marquant une relation de proximité, d’accueil et de dignité.