Frapper contre; trébucher (occasion de chute)
Le verbe exprime une collision : avancer → heurter → chute. Dans les textes figurés, il soutient un raisonnement : on “bute” sur la pierre d’achoppement parce qu’on cherche la justice par les œuvres (Rm 9,32). Dans Rm 14,21, la logique est éthique : l’amour renonce à une liberté si elle devient un obstacle (proskoptō) pour l’autre. Le grec lie donc mouvement et responsabilité : marcher sans lumière fait broncher (Jn 11), et marcher sans foi fait buter sur Christ.
L’AT utilise l’image de la pierre/du piège : Dieu peut être “pierre d’achoppement” pour celui qui refuse (Is 8). Le chemin du juste est une marche éclairée, celui du méchant trébuche. Paul reprend ce fond : trébucher, c’est refuser la voie de Dieu. Le garde-fou : ne pas rendre Dieu “coupable” de la chute; le texte montre la responsabilité du cœur.
On peut lire “trébucher” comme une petite erreur. Bibliquement, c’est souvent un diagnostic sérieux : une orientation qui conduit à la chute (refus de la foi) ou un manque d’amour qui fait tomber l’autre. Clarification : le mot appelle à marcher dans la lumière (discernement) et à vivre l’amour (ne pas devenir occasion de chute).
Verbe : heurter / trébucher (souvent image d’une occasion de chute).
Le mot peut décrire un choc physique (heurter) ou une chute morale/spirituelle : on “bute” sur quelque chose (une tentation, un obstacle, la pierre d’achoppement) et cela conduit au faux pas.
Ne pas confondre avec σκάνδαλον (scandale) : ici l’accent est sur l’action de heurter/trébucher. Dans Rm 14,21, l’enjeu est l’amour : éviter ce qui fait chuter, pas imposer un nouveau légalisme.
Littéral : heurter le pied contre une pierre (Mt 4,6). Figuratif : se heurter à une “pierre d’achoppement” (Rm 9,32) ou devenir une occasion de chute pour un frère (Rm 14,21).
marcher sans broncher, tenir ferme, persévérer
heurter, trébucher, broncher, buter
σκάνδαλον (scandale/obstacle) ; προσκόμμα (obstacle, nom)
heurter
Mt 4,6 ; Jn 11,9–10 ; Rm 9,32 ; Rm 14,21 ; 1 P 2,8
G4350
πρός + κόπτω (frapper)
proskoptō — « pros-kop-to » (approx.)
proskopto
Repérer l’usage : (A) littéral “pied contre pierre” (Mt/Lc 4), (B) moral/spirituel “buter” (Rm 9; 1 P 2), (C) communautaire “occasion de chute” (Rm 14). Traduire ensuite (heurter/trébucher/broncher).
- (A) sens littéral : heurter/trébucher (pied contre pierre). - (B) sens figuré : ‘buter’ spirituellement (pierre d’achoppement) ou faire chuter un autre. - Le co-texte (obstacle, foi, amour) fixe l’emploi : Rm 14 → dimension communautaire; Rm 9 → pierre d’achoppement.
Registre marche/chemin et discernement : heurter, trébucher; devient métaphore morale (tomber dans le péché) et communautaire (faire chuter un frère).