avoir une perte de sang; souffrir d’hémorragie
αἱμορροέω signifie avoir une hémorragie, perdre du sang, saigner continuellement. Le verbe décrit un état prolongé : le sang s’écoule, ce qui affaiblit, isole, et met en danger. Logiquement, αἱμορροέω met en relief une souffrance chronique : ce n’est pas une blessure ponctuelle, mais une perte persistante. Dans le NT, le terme est lié au récit de la femme hémorroïsse : une maladie longue, coûteuse, et socialement lourde. Ainsi, αἱμορροέω souligne l’impuissance humaine et la foi qui se tourne vers Jésus. En somme, αἱμορροέω désigne l’hémorragie : perte continue, signe d’épuisement et d’exclusion, rencontrée par la guérison de Christ.
Arrière-plan : la Loi associe l’écoulement de sang à l’impureté rituelle, entraînant une exclusion temporaire du culte et de certaines relations. La pensée sémitique comprend donc une souffrance double : physique et sociale/spirituelle. Ainsi, αἱμορροέω résonne avec une détresse totale : le corps souffre, et la personne est mise à distance. Dans le NT, la guérison de Jésus signifie aussi restauration d’appartenance : la personne est réintégrée.
Aujourd’hui, on comprend l’hémorragie médicalement, mais on mesure moins l’isolement qu’elle produisait. αἱμορροέω aide à lire le récit avec empathie : souffrance longue, dépenses, honte possible, solitude. Clarification : Jésus ne guérit pas seulement un symptôme; il restaure une personne et lui rend une place (“ma fille”). En prédication exégétique, ce mot permet de parler des maladies chroniques : Dieu voit, même quand cela dure. Le mot corrige un contresens moderne : imaginer que la foi supprime la longue souffrance; le texte montre une longue épreuve et une rencontre décisive.
Dans les récits synoptiques, le verbe décrit la femme ‘atteinte d’une perte de sang’ : une condition chronique qui la rend impure selon la loi et qui souligne la puissance restauratrice de Jésus.
Ne pas déduire une ‘faute’ personnelle : le texte parle de souffrance. Ne pas oublier l’arrière-plan de pureté si on veut comprendre l’enjeu de la scène.
hémorragie
G0131
haimorroeō
Rester narratif/médical : décrit une condition de saignement chronique. Le sens théologique vient du contexte (impureté, exclusion, foi, guérison), pas du verbe lui-même. Toujours repérer la durée (12 ans) et la conséquence sociale/cultuelle si le texte l’indique.
- Mc 5 / Lc 8 — nuance : saignement chronique (12 ans) qui implique impureté et exclusion; indice : durée + dépenses médicales + peur d’être vue, puis guérison immédiate.
Registre médical et, en arrière-plan, cultuel : une perte de sang touche la santé, mais aussi l’accès social/cultuel (pureté) selon Lv 15. Le récit place donc la souffrance dans un cadre de honte/isolement, puis de restauration.