Impossible; inévitable (selon contexte)
Dans Lc 17,1, ἀνένδεκτος ouvre par un constat qui fonde l’avertissement : “Il est impossible que les scandales n’arrivent pas; mais malheur à celui par qui ils arrivent.” La logique est en deux temps : inévitabilité générale → responsabilité personnelle. Le grec empêche une lecture naïve : on ne vit pas dans un monde sans tentations ni offenses. Mais il empêche aussi le fatalisme : la seconde clause (malheur) cible l’agent. Ainsi, l’adjectif sert de prémisse rhétorique : Jésus annonce un fait, puis serre la conscience. Le mot structure donc la vigilance communautaire : reconnaître le réel sans le normaliser.
L’arrière-plan biblique assume que le monde est marqué par le péché : les trébuchements existent, les offenses surgissent. Pourtant, l’alliance maintient une responsabilité : Dieu juge celui qui fait chuter, et Dieu protège les “petits”. La sagesse biblique reconnaît aussi que certaines réalités sont inévitables dans un monde déchu, mais elle appelle à la crainte de Dieu et à la garde du cœur. Ainsi, le terme “impossible/inévitable” se comprend comme un réalisme moral, non comme une permission. L’image dominante est celle d’un chemin avec des pierres d’achoppement : on ne peut pas supprimer tout danger, mais on ne doit pas être la pierre pour autrui.
On peut entendre “impossible” comme une fatalité qui déresponsabilise (“on n’y peut rien”). Jésus fait l’inverse : il pose un constat réaliste, puis il renforce la responsabilité individuelle. Clarification : le passage ne dit pas que le mal est normal ou acceptable; il dit qu’il arrive, et qu’il est grave d’en être la cause. Le contresens est donc double : naïveté (croire qu’il n’y aura jamais de scandales) ou cynisme (penser que cela excuse tout). Le mot aide à lire une sagesse lucide : reconnaître le réel, protéger les faibles, et craindre Dieu.
Adjectif : impossible / inévitable (“il est impossible que… n’arrive pas”). Souligne une réalité inéluctable, puis appelle à la vigilance et à la responsabilité.
Dans Lc 17,1, Jésus dit qu’il est “impossible” que les scandales/occasions de chute ne viennent pas : le mot exprime une inévitabilité réaliste. Le passage n’excuse pas le mal : il avertit ensuite sévèrement celui par qui ils arrivent.
Ne pas comprendre “inévitable” comme une excuse (“donc ce n’est pas grave”). Le passage distingue : (1) constat (ça arrive), (2) responsabilité (malheur à celui par qui).
Utilisé pour poser un constat d’inévitabilité (ex. scandales) afin de renforcer une exhortation à la vigilance et à la responsabilité.
possible; évitable (au niveau personnel : ne pas être la cause)
inévitable; impossible; inéluctable
ἀδύνατος (impossible au sens plus général) — ici nuance souvent liée à la tournure “impossible que … ne … pas”.
impossible
Lc 17,1; 1 Co 11,19
G0418
anendektos — « an-en-dek-tos » (approx.)
anendektos
Le mot peut être rendu par “impossible” ou, dans certaines tournures, par “inévitable”. Pour choisir, observer : (1) construction “impossible que … ne … pas” (double négation) ; (2) sujet (événements, scandales) ; (3) suite du passage (avertissement). Dans Lc 17,1, la structure impose : ce n’est pas un “impossible absolu” (logique pure), mais un constat de réalisme : dans ce monde, des occasions de chute viennent. On évite donc de l’arracher à l’exhortation : le sens est au service de la responsabilité.
Registre logique et moral : ce qui ne peut pas être autrement dans un monde marqué par le péché (ex. scandales/occasions de chute). Le mot sert à poser un constat réaliste, puis à fonder une exhortation (attention, avertissement).