🇬🇷

agneau — ἀρήν — aren

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Nom : agneau ; petit d’ovin, utilisé en contexte pastoral ou comme image de vulnérabilité, de dépendance et parfois d’offrande.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀρήν (“agneau”) désigne un petit d’ovins, une réalité concrète et connue. Le mot, dans une scène, peut être neutre (un animal, un troupeau), mais il est souvent chargé par le contexte biblique : l’agneau est une figure de douceur, de vulnérabilité, et parfois d’offrande. La logique du passage contraint la nuance par l’environnement narratif : parle-t-on de berger, de troupeau, de sacrifice, ou d’un titre appliqué à Jésus ? Selon cela, ἀρήν sert soit à décrire une image pastorale (un agneau parmi d’autres), soit à porter un sens plus profond. Exégétiquement, il faut rester proche de la scène : l’agneau est un repère de relation. Un agneau dépend, suit, et peut être porté ; il n’est pas un animal de force. Cela rend certains enseignements plus nets : la manière dont Dieu conduit, protège, ou appelle, se dit à travers cette figure. La nuance utile est donc : agneau comme réalité faible et précieuse, qui met en relief soit la sollicitude du berger, soit l’idée d’une offrande. Le texte précisera s’il s’agit d’un agneau “dans le troupeau” ou d’un agneau “donné”, et c’est cette direction qui gouverne la lecture.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, l’agneau est un repère majeur, à la fois pastoral et cultuel. Pastoral : un peuple est souvent comparé à un troupeau, et Dieu à un berger qui garde et conduit. Cultuel : l’agneau évoque l’offrande, et surtout l’arrière-plan du sacrifice et de la Pâque, où un agneau est associé à la délivrance. Sans multiplier les références, ce double repère suffit : (1) dépendance et conduite, (2) rachat et délivrance. Ainsi, ἀρήν, dans un récit évangélique, s’entend naturellement dans ce monde : un agneau parle de faiblesse prise en charge, et il peut rappeler une délivrance obtenue par un substitut. Si un écho AT est utile, il reste bref : l’agneau pascal et la figure du berger qui protège son troupeau. Le passage évangélique précisera ensuite lequel des deux est en avant : une scène de bergerie ou une scène de salut. Dans les deux cas, l’agneau n’est pas décoratif : il donne un repère d’univers biblique où Dieu garde les siens et où la délivrance se comprend sur fond d’offrande. L’exégèse reste sobre : on suit la scène, mais on laisse l’AT donner la densité du mot.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “agneau” évoque surtout la douceur, l’innocence, ou une image enfantine. Le risque est de lire ἀρήν comme un simple symbole sentimental. La clarification utile est de revenir au monde du texte : l’agneau est un animal vulnérable, dépendant du berger, et dans l’univers biblique il est aussi lié au sacrifice et à la délivrance. Selon le passage, le mot peut donc porter soit une image pastorale (qui montre la faiblesse et le besoin de protection), soit une profondeur de salut (un agneau donné, associé à une délivrance). Exégétiquement, il faut repérer ce que le texte fait avec l’agneau : est-ce un élément de scène, une comparaison, ou un titre ? Cela évite d’ajouter trop vite une interprétation. Un autre contresens moderne serait de penser que l’agneau signifie “naïf” ou “passif”. Dans le texte, l’agneau est surtout “précieux” et “gardé”, et parfois “offert”. On reste descriptif : l’agneau sert à rendre visible un type de relation (berger/troupeau) ou un type de délivrance (substitution/rachat). Ainsi, ἀρήν n’est pas un cliché : c’est un repère concret qui, dans les évangiles, éclaire la manière dont Dieu prend soin et sauve.

Courte description — (aide remplissage)

Terme concret désignant un agneau. Dans le NT, il peut garder une valeur pastorale simple ou porter une profondeur d’offrande, de faiblesse protégée et de délivrance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Luc 10, l’agneau sert d’image pour les envoyés de Jésus. Le terme met en avant leur fragilité, leur absence de force propre et leur dépendance au Seigneur qui les envoie.

Pièges lexicaux

Ne pas sentimentaliser l’image. L’agneau n’évoque pas ici d’abord la douceur décorative, mais la vulnérabilité réelle face au danger.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à parler d’une faiblesse exposée et dépendante. Dans l’univers biblique, il peut aussi évoquer l’offrande et la délivrance.

Antonymes / contrastes (FR)

loup ; force prédatrice ; dureté

Synonymes / proches (FR)

agnelet ; petit du troupeau ; victime fragile (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

ἀρνίον : autre terme grec pour « agneau », souvent plus fréquent dans d’autres contextes symboliques.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

agneau

Versets clés (liste)

Lc 10,3

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0704

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

a-rên

Translit. — NOYAU

aren

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
GrâceRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : agneau concret du monde pastoral. Option B : image de vulnérabilité exposée. En Luc 10,3, le co-texte fait préférer l’option B à partir de la comparaison « comme des agneaux au milieu des loups ». Le mot garde sa base concrète, mais sert ici une image de fragilité missionnaire. Il ne faut donc pas l’isoler du contraste avec les loups.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 10,3 : le terme fonctionne dans une comparaison missionnaire, non dans une scène de sacrifice. Le contraste explicite avec les loups fait ressortir la fragilité des envoyés et leur dépendance au Seigneur. - Le mot garde sa base pastorale concrète, mais le co-texte l’oriente vers une image de vulnérabilité plutôt que vers un simple repère zoologique.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le terme active d’abord un univers pastoral : troupeau, berger, exposition au danger. Dans Luc 10, ce registre pastoral sert une image missionnaire de fragilité et de dépendance. L’arrière-plan cultuel peut exister bibliquement, mais ce n’est pas la nuance première de cette occurrence.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)