Joie : joie profonde donnée par Dieu.
χαρά signifie joie, allégresse : une joie intérieure qui se manifeste. Le mot désigne un état de réjouissance, parfois intense. Logiquement, χαρά peut venir de circonstances positives, mais dans le NT elle est souvent enracinée plus profondément : joie “dans le Seigneur”, joie au milieu des épreuves, joie liée au salut. Ainsi, χαρά met en relief une source : la joie chrétienne est liée à la présence de Dieu et à l’espérance. En somme, χαρά désigne la joie : réjouissance qui, dans l’Évangile, devient fruit de la grâce.
La Bible associe la joie à la présence de Dieu, aux fêtes, à la délivrance. La pensée sémitique comprend la joie comme réponse au salut : Dieu libère, donc on se réjouit. Les psaumes parlent d’une joie qui vient du Seigneur même quand l’ennemi menace. Ainsi, χαρά résonne avec une joie d’alliance : réjouissance fondée sur la fidélité de Dieu.
Aujourd’hui, on confond joie et plaisir immédiat. χαρά corrige : on peut avoir la joie même dans la souffrance, parce qu’elle vient de Dieu. Clarification : la joie chrétienne n’est pas déni; elle est espérance. En prédication exégétique, χαρά aide à parler du fruit de l’Esprit : une joie reçue, partagée, contagieuse. Le mot corrige un contresens moderne : croire que la foi promet le bonheur constant; elle promet une joie profonde, parfois mêlée de larmes.
Joie en Dieu, fruit de l’Esprit. (Jn 15,11; Ga 5,22)
Joie ancrée dans l’évangile et la présence de Dieu, pouvant subsister dans l’épreuve.
Contexte : joie malgré épreuves. Sobriété : éviter injonction superficielle. Priorité au passage : source (Christ). Comparer : Jean vs Philippiens. Prudence : pastoral.
Joie du salut; joie en tribulation; joie dans la communion.
tristesse sans espérance
allégresse, réjouissance
euphrosynē (gaieté) : nuance plus festive; chara souvent spirituelle.
allégresse
Jn 15,11; Ga 5,22; Ph 4,4; 1 Pi 1,8
G5479
chairō
kha-ra
chara
Option A : humeur générale ; Option B : joie provoquée par un événement précis dans la scène. Le co-texte (trouver, voir, annoncer, adorer) montre ce qui déclenche la joie. Ne pas spiritualiser en slogan : préciser l’objet de la joie et l’indice textuel (bonne nouvelle, délivrance, présence de Jésus).
- Mt 28,1–10 — “joie/allégresse” (G5479) : la joie surgit comme réponse à l’annonce de la résurrection et à la rencontre avec Jésus. L’indice est “avec crainte et grande joie” et la mission confiée. - Mt 28,1–10 — Option A (joie = émotion passagère) / Option B (joie = effet de la victoire et de la présence du Ressuscité) : le co-texte tranche vers B : la joie accompagne une révélation et une mission, pas un simple soulagement.
Registre affectif et réactionnel : allégresse/joie = réaction positive à une bonne nouvelle, une délivrance, ou une promesse accomplie. Dans Matthieu, la joie accompagne souvent la découverte de Jésus (naissance, résurrection) ou la réception d’un signe.