Attendre / demeurer en attente (ici : rester à Jérusalem pour la promesse du Père).
περιμένω signifie “attendre”, avec une nuance d’attente orientée vers quelque chose/quelqu’un qui doit venir. Le préfixe περί- peut suggérer l’idée d’“attendre en restant là / en demeurant autour”, et le verbe rend l’attente concrète : on reste, on ne part pas, on suspend l’action en vue d’un événement. La logique du mot n’est pas seulement temporelle, elle est aussi volontaire : attendre, c’est choisir de ne pas devancer. Le grec met ainsi en avant une posture : demeurer dans une attente déterminée. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer une attente passive (laisser le temps passer) d’une attente orientée (tenir sa place jusqu’à ce que…). περιμένω implique souvent cette orientation : on attend “quelque chose de précis”. Linguistiquement, c’est un verbe de cadre narratif : il stabilise la scène, marque un intervalle, et prépare un changement. Le sens profond du mot est donc la patience structurée : rester disponible jusqu’à l’arrivée attendue. Comprendre περιμένω aide à lire les passages où l’attente n’est pas une simple émotion, mais une posture réglée par une promesse, une consigne, ou une nécessité.
L’Ancien Testament connaît fortement l’attente : attendre l’Éternel, attendre sa délivrance, attendre l’accomplissement d’une promesse. L’attente biblique n’est pas seulement subir le temps; elle est confiance et endurance. Les Psaumes parlent d’une attente qui se tient devant Dieu : on espère, on veille, on demeure. Ce repère éclaire περιμένω : attendre peut signifier rester dans la fidélité sans forcer l’issue. La pensée hébraïque associe aussi l’attente à la sagesse : il y a un “temps” pour les choses, et devancer peut être folie. En même temps, l’attente n’est pas inertie : on garde la parole, on demeure prêt, on ne se disperse pas. Sans expliquer un passage, le cadre AT donne une profondeur : attendre, c’est reconnaître que Dieu agit selon son temps, et que l’homme n’est pas maître de l’accomplissement. Le “sens profond” est donc une patience orientée : on attend parce qu’on a une parole, une promesse, une direction. Comprendre l’attente biblique aide à ne pas réduire le mot à de la frustration : c’est une posture de confiance, de stabilité, et de persévérance devant Dieu.
Un lecteur moderne associe souvent l’attente à une perte de temps (file d’attente, retards). Le contresens est de lire περιμένω comme une passivité stérile. Le verbe décrit plutôt une attente orientée : rester en place, disponible, jusqu’à l’arrivée attendue. La clarification utile : attendre n’est pas “ne rien faire”, c’est “ne pas partir”, “ne pas devancer”, et tenir une posture. Un autre contresens moderne est de psychologiser l’attente (“ils sont anxieux”) alors que le mot est surtout narratif : il cadre un intervalle en vue d’un événement. Pour un prédicateur, comprendre περιμένω enrichit le sens profond parce qu’il donne un vocabulaire de patience structurée : une attente fondée sur une promesse ou une consigne. Cela aide à distinguer attente orientée et procrastination. Enfin, le mot rappelle une logique biblique du temps : certains événements ne se forcent pas; on se tient prêt. Comprendre περιμένω permet donc de lire l’attente comme une fidélité dans l’intervalle : on demeure, on veille, et on laisse l’événement venir au moment voulu, sans remplir le vide par agitation.
Attente active et obéissante : ne pas partir, mais rester jusqu’à recevoir la promesse.
En Ac 1,4–5 : attendre la promesse du Père à Jérusalem (attente obéissante, orientée vers le don de l’Esprit).
Confondre attendre avec passivité ou avec “faire pression spirituelle”. Ici, attendre = obéir et se rendre disponible à la promesse.
Dans Ac 1,4, le verbe exprime une attente orientée et obéissante : rester à Jérusalem, sans s’éloigner, jusqu’à l’accomplissement concret de « la promesse du Père » (le don de l’Esprit).
partir; s’éloigner; devancer
patienter; demeurer; rester
Ne pas confondre avec une attente passive (“tuer le temps”) : ici l’attente est liée à un ordre précis (ne pas s’éloigner). Ne pas confondre non plus avec une attente indéfinie : le contexte insiste sur une échéance proche (“dans peu de jours”, v.5).
attendre
Ac 1,4–5
G4037
περιμένω (perimenō) — de μένω (demeurer) avec l’idée de “rester en attente / persister jusqu’à”.
pé-ri-mé-nô (approx.)
perimenō
Dans Ac 1,4, Jésus interdit de s’éloigner de Jérusalem et commande d’attendre la promesse. L’indice de co‑texte est le contraste explicite “ne pas s’éloigner” / “attendre”. Option A : attendre au sens vague (passer le temps); Option B : attendre en restant/tenant ferme sur place jusqu’à l’événement promis. Ici, l’option B est contrainte par “ne pas s’éloigner de Jérusalem” et par la promesse imminente du baptême dans l’Esprit (v.5).
- Ac 1,4 — attente liée à un ordre (“ne pas s’éloigner”) : rester jusqu’à l’accomplissement. - Nuance : attente préparatoire à la mission (Ac 1,8).
Registre d’obéissance et de préparation : l’attente est un ordre de mission (Ac 1,4–5) avant l’envoi. Le mot implique de “rester sur place” en vue d’un événement promis.