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baiser — καταφιλέω — kataphileo

Sens (principal)

embrasser tendrement; couvrir de baisers

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

καταφιλέω signifie embrasser avec insistance, couvrir de baisers, embrasser chaleureusement. Le verbe est plus intense que φιλέω : il évoque une affection appuyée, un geste répété. Logiquement, καταφιλέω peut exprimer amour sincère (accueil, joie) ou devenir ironique/troublant quand il sert un geste de trahison (baiser de Judas). Ainsi, le mot met en relief l’ambivalence possible d’un geste : la forme peut être tendre, mais l’intention peut être mauvaise. En somme, καταφιλέω désigne un baiser appuyé : marque d’affection forte, mais qui, selon le contexte, peut révéler soit la communion, soit l’hypocrisie.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît le baiser comme signe d’alliance, d’accueil, de paix (salutation). La pensée sémitique comprend que les gestes sociaux portent une signification de relation : baiser = reconnaissance, affection, loyauté. Mais la Bible dénonce aussi l’hypocrisie : bouche qui bénit et cœur qui trahit. Ainsi, καταφιλέω résonne avec cette tension : un geste de paix peut être utilisé pour couvrir un mal. Dans le récit de la passion, le baiser de Judas devient symbole de trahison déguisée.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, le baiser est surtout romantique ou culturel. καταφιλέω, dans les récits, porte une charge relationnelle et morale : geste d’affection qui peut être authentique ou trompeur. Clarification : ce n’est pas le geste qui sauve, mais la vérité du cœur. En prédication exégétique, ce mot aide à parler d’authenticité : ne pas remplacer la fidélité par des signes extérieurs. Il corrige un contresens moderne : croire que l’émotion ou la proximité apparente prouve l’amour. Le NT montre que l’on peut embrasser et trahir; d’où l’appel à un cœur vrai.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans le passage, καταφιλέω signifie embrasser/baiser avec insistance ou tendresse. Le co-texte précise si c’est un accueil affectueux, une démonstration d’honneur, ou un geste ambigu.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec φιλέω (aimer/baiser) plus général : ici nuance intensive. Ne pas moraliser sans le co-texte.

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

baiser

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2705

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

kataphileo

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceFoiRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Rester concret : embrasser/baiser. L’intention (affection sincère, accueil, ou geste ambigu) se lit dans le contexte narratif (qui embrasse qui, et pourquoi). Ne pas décider ‘trahison’ ou ‘repentance’ sans indice explicite : suivre la scène.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 7,38.45 — elle ‘ne cessait de baiser’ les pieds : repentance/amour; indice : larmes + pardon. - Ac 20,37 — embrassades : affection; indice : adieux. - Mc 14,45 (verbe voisin selon tradition) — baiser comme signe : geste pouvant être détourné; indice : arrestation.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel/gestuel : marque d’affection, d’accueil, d’honneur (baiser). Dans un récit, peut aussi être un geste chargé (hypocrisie, insistance) selon l’agent et la situation.