Jésus est invité chez un pharisien nommé Simon; une femme connue comme pécheresse vient, pleure, mouille les pieds de Jésus, les essuie et les oint de parfum. Simon juge intérieurement Jésus et la femme. Jésus répond par une courte parabole de deux débiteurs, puis interprète les gestes de la femme comme signes d’amour. Il déclare ses péchés pardonnés et affirme que sa foi l’a sauvée, ce qui suscite des questions des convives. La péricope relie pardon, amour et foi dans un cadre de table et de jugement.
- Repas chez Simon le pharisien. - Femme “pécheresse” apporte un vase de parfum. - Elle pleure, mouille et essuie les pieds de Jésus, les embrasse et les oint. - Simon pense : “si cet homme était prophète…”. - Parabole : deux débiteurs (500/50). - Comparaison : Simon n’a pas donné eau/baiser/huile. - Déclaration : péchés pardonnés. - Convives questionnent : “qui est-il ?”. - Conclusion : “ta foi t’a sauvée; va en paix”.
Le texte confronte deux lectures de Jésus : Simon évalue selon la pureté sociale, tandis que la femme reconnaît et aime en réponse au pardon. La parabole des débiteurs établit la logique : l’amour manifeste la conscience du pardon reçu. Jésus se révèle comme celui qui remet les péchés et qui discerne les cœurs. La péricope expose la grâce qui renverse le jugement religieux et restaure la personne pécheresse.
L’amour cause-t-il le pardon ? → La parabole montre que l’amour manifeste la conscience du pardon, et Jésus déclare ensuite le pardon. Pourquoi la scène choque-t-elle ? → Elle renverse les codes de pureté et de table.
La situation est un repas où une femme pécheresse pose un acte public d’humilité; Simon conteste intérieurement la légitimité de Jésus. Le problème est le jugement : qui est digne, et qui peut pardonner ? Jésus répond en révélant la grâce et en déclarant le pardon.
Jésus se comporte comme celui qui pardonne les péchés, acte réservé à Dieu dans l’AT, révélant son autorité messianique. Lien vérifiable : Ps 103,3 (pardon) et Es 1,18 (purification).
Ps 103,3; Es 1,18; Lc 5,24
- Larmes de la femme (gestes). - Jugement intérieur de Simon (pensée rapportée).
Avant, Jésus a parlé de la réaction de “cette génération” à Jean et à lui-même (Lc 7,31–35). Après, Luc mentionne des femmes qui accompagnent Jésus et enchaîne avec la parabole du semeur (Lc 8,1–15). Cette scène illustre concrètement l’accueil de Jésus par une pécheresse et le jugement d’un pharisien.
- Contrastes répétés : Simon / femme. - Champ lexical pardon/dette. - “Beaucoup” (amour/péché) selon logique du récit. - Formule finale de salut et paix.
Pécheur : personne reconnue comme fautive/exclue. Pardonner : remettre réellement la faute. Dette : image du péché à remettre. Aimer : réponse visible au pardon reçu. Foi : confiance en Jésus qui reçoit le salut.
Lire le passage comme achat du pardon par des gestes : Jésus parle de foi et de pardon donné, et l’amour en est le signe. Réduire Simon à une caricature : le texte vise le jugement intérieur et l’incompréhension de la grâce.
Tension : jugement religieux et distance vs accueil, pardon et paix. Visée : montrer que Jésus remet réellement les péchés et que l’amour visible découle de la grâce reçue, révélant le cœur des convives.
Invitation à table → entrée de la femme + gestes → jugement intérieur de Simon → parabole des deux débiteurs → comparaison des gestes (Simon vs femme) → déclaration de pardon → débat des convives → conclusion : foi et paix.
maison de Simon
Lc 7,36–50