Blasphème; parole injurieuse; diffamation (contre Dieu ou quelqu’un).
βλασφημία désigne une parole qui insulte/diffame, et dans Marc elle sert souvent à poser une frontière : qui a le droit de parler ainsi de Dieu, ou d’agir avec l’autorité de Dieu ? En Mc 2,7, l’accusation de blasphème fonctionne comme argument : seul Dieu peut pardonner, donc Jésus blasphème… sauf si Jésus a effectivement cette autorité. Le mot sert donc à révéler l’enjeu christologique : le conflit n’est pas seulement moral, il touche l’identité de Jésus. En Mc 14,64, l’usage du terme scelle la décision du conseil : ils transforment la confession en motif de condamnation. La logique du mot est judiciaire : il qualifie une parole comme passible de jugement, et accélère le procès.
Dans l’AT, blasphémer revient à profaner le Nom : parler contre Dieu, traiter sa gloire avec mépris, ou attribuer à une idole ce qui revient à YHWH. La Torah encadre la gravité de cette offense (le Nom est saint). Dans Marc, l’accusation de blasphème contre Jésus s’inscrit dans ce cadre : s’arroger un pouvoir divin (pardonner les péchés) est perçu comme une profanation… sauf si Jésus est réellement investi de l’autorité de Dieu. L’arrière-plan sémitique fait donc apparaître l’enjeu : la sainteté de Dieu, l’autorité, et la question “qui peut pardonner ?”. Le procès (Mc 14) rappelle aussi les procédures où l’on cherche un motif de condamnation religieuse. Ainsi, “blasphème” n’est pas une simple injure : c’est une accusation de profanation du Nom et de rupture de sainteté.
Aujourd’hui, “blasphème” peut paraître archaïque ou seulement lié à des mots grossiers. Dans la Bible, c’est une catégorie liée à la sainteté du Nom et à l’honneur dû à Dieu. Dans Marc, cela révèle surtout une confrontation sur l’identité de Jésus : ce que certains appellent blasphème peut être, en réalité, la révélation de l’autorité du Fils. Lire ce mot en contexte aide à saisir la gravité du débat (pardon, autorité, jugement) plutôt que de le réduire à une question de “langage acceptable”.
Blasphème / calomnie : parole injurieuse (contre Dieu ou contre autrui). (Ep 4,31)
Dans Marc, βλασφημία renvoie au blasphème (outrage contre Dieu) tel qu’allégué contre Jésus dans des scènes d’autorité et de procès.
L’aplatir en simple ‘insulte’ : dans Marc, c’est une accusation religieuse lourde (niveau procès).
Désigne une parole jugée outrageante; dans Marc, accusation contre Jésus liée au pardon des péchés et au procès.
bénédiction; louange; parole édifiante
blasphème; outrage; diffamation
kakoλογία (médisance) : autre nuance; oneidismos (opprobre) : reproche.
blasphème
Mc 2,7; Mc 14,64
G0988
vient de blasphemos (selon lueur)
blas-fay-me'-ah
blasphemia
Dans Marc 2,7 : les scribes accusent Jésus de blasphème (pardonner les péchés). Règle : identifier l’objet : ici, parole jugée offensante envers Dieu (prétention).
Mc 2 : blasphème supposé car Jésus agit comme Dieu; Mc 14 : accusation au procès (condamnation).
Registre accusation religieuse/juridique : parole considérée comme offense grave envers Dieu (ou diffamation). Dans Marc, sert à qualifier l’accusation portée contre Jésus quand il exerce une autorité divine.