🇬🇷

chant du coq — ἀλεκτοροφωνία — alektorophōnia

Sens (principal)

chant du coq; moment du chant du coq (repère nocturne/à l’aube)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans Lc 22,60–61, le chant du coq (ἀλεκτοροφωνία) n’est pas un détail pittoresque : il est le signal exact annoncé par Jésus. Le récit est structuré par une échéance : “avant que le coq chante, tu me renieras”. Pierre renie une troisième fois, puis le coq chante. Ainsi, le mot fonctionne comme une horloge narrative : il ferme la série des reniements et ouvre la bascule. La logique est : reniement final → chant du coq → regard du Seigneur → souvenir de la parole → pleurs. ἀλεκτοροφωνία est donc le déclencheur qui relie l’acte de Pierre à la parole de Jésus. Le grec montre une précision : la parole de Jésus n’était pas une généralité, mais une annonce liée à un signe concret. Quand le signe survient, Pierre ne peut plus se raconter une histoire. Le chant du coq fait tomber l’auto-justification parce qu’il atteste l’accomplissement. Le garde-fou est de ne pas sur-symboliser ce chant comme si le texte parlait d’abord de “lumière vs ténèbres” au niveau allégorique. Luc utilise ce repère comme un marqueur de temps et comme un signe de vérité. L’effet n’est pas la poésie, mais la conscience : le coq chante, donc la parole est vraie, donc Pierre se souvient. ἀλεκτοροφωνία montre aussi que Dieu utilise des signes ordinaires pour réveiller la mémoire : un son familier devient un pivot de repentance. La scène n’est pas “mystique”, elle est très concrète : cour, feu, voix, coq. Mais cette concrétude porte une charge théologique : la parole du Seigneur se vérifie dans le réel. Le chant du coq est donc un élément de structure : il marque l’instant où l’échec devient reconnu. À partir de là, le récit ne poursuit pas le reniement; il commence le retour. Ainsi, ce mot souligne une dynamique : la chute arrive à un point de non-retour, puis un signe intervient pour arrêter la spirale. Le coq chante, et l’histoire bascule. ἀλεκτοροφωνία n’est pas la cause de la repentance, mais le signal qui ouvre la repentance en rappelant la parole. Le lecteur comprend : même dans la nuit, la parole du Seigneur tient, et un signe simple peut ramener un disciple. Le chant du coq devient alors un repère : ce que Jésus dit s’accomplit, et cet accomplissement ramène à la vérité.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, Dieu donne souvent des signes concrets qui scellent une parole : un événement, un son, un repère dans le temps. La pensée d’alliance comprend que la parole de Dieu n’est pas détachée du réel : elle s’accomplit dans l’histoire. Le chant du coq, en Lc 22, fonctionne comme ce type de repère : il confirme la parole annoncée par Jésus et il met Pierre en face de la vérité. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de voir que Dieu peut utiliser l’ordinaire pour réveiller la conscience. Le signe n’est pas spectaculaire; il est familier. Mais il devient lourd de sens parce qu’il est lié à une parole du Seigneur. La Bible connaît aussi la dynamique “souvenir → retour” : se souvenir est un acte d’alliance. Quand Pierre entend le signe, il se souvient de la parole, et ce souvenir l’amène aux larmes. L’arrière-plan hébraïque aide à comprendre que les larmes, ici, ne sont pas seulement émotionnelles; elles sont une réponse à la vérité retrouvée. Le signe arrête le mensonge. Il empêche Pierre de continuer à nier. Il marque une limite : il y a un moment où la parole de Dieu rattrape l’homme. Ce n’est pas pour détruire, mais pour ramener. Le chant du coq, repère de fin de nuit, peut aussi évoquer une transition de veille : non comme une symbolique imposée, mais comme un moment où l’on passe d’une phase à une autre. Dans le récit, on passe du reniement à la repentance. Un mot de vie auprès de Dieu est donc : la parole de Dieu est fiable, et elle peut te retrouver par un signe simple. Le Seigneur n’a pas besoin de prodiges pour rappeler sa parole. Il peut utiliser l’ordinaire. Et ce rappel est une grâce, car il ouvre un retour. La pensée biblique insiste : l’oubli mène à l’endurcissement, mais le souvenir conduit au repentir. Ici, le signe déclenche le souvenir. Ainsi, ἀλεκτοροφωνία devient un repère d’alliance : la parole du Seigneur se vérifie, et cette vérification réveille. Le disciple est ramené, non par sa force, mais par la fidélité de la parole. Le chant du coq devient un “petit” signe qui porte une grande vérité : Dieu tient sa parole, et cette parole peut sauver un disciple en le ramenant à la vérité.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un contresens moderne est de traiter le chant du coq comme un détail folklorique, sans importance, ou au contraire de le charger d’une symbolique libre (“le coq = la lumière”, etc.). La clarification est que Luc l’utilise surtout comme un repère narratif et un déclencheur : le coq chante exactement après le troisième reniement, comme Jésus l’avait annoncé. Cela signifie : la parole du Seigneur est vraie, même dans la nuit. Le garde-fou est de ne pas chercher une “mystique” du coq. L’effet du signe est textuel : il provoque le souvenir de la parole, puis les larmes. Pour un lecteur occidental moderne, cela corrige une vision où la repentance serait surtout une “prise de conscience” produite par introspection. Ici, la conscience est réveillée par un rappel extérieur. Un son ordinaire devient un signal de vérité. Beaucoup de gens modernes veulent un changement sans confrontation. Luc montre l’inverse : la confrontation à une parole vraie est ce qui ouvre le retour. Le chant du coq est la preuve audible que Pierre est allé jusqu’au bout de ce que Jésus avait annoncé. Cela empêche le disciple de minimiser : il ne peut plus dire “ce n’était pas si grave”. La correction biblique est donc : Dieu utilise parfois des repères simples pour réveiller. Et ces repères sont liés à sa parole. Le “signe” n’est pas autonome; il renvoie au λόγος du Seigneur. Pour un lecteur moderne, cela peut être libérateur : on n’a pas besoin d’expériences extraordinaires pour revenir à Dieu. Un rappel simple peut suffire, parce que la parole est déjà connue. Le coq chante, et Pierre se souvient. Cela montre aussi que la repentance n’est pas une performance : c’est un retour à la vérité. Le chant du coq marque l’instant où la spirale du reniement s’arrête. Ensuite, Pierre sort. Donc, le signe produit un déplacement. Clarification : le vrai tournant n’est pas l’émotion, c’est la sortie du mensonge. Le coq n’est pas “magique”; il est un rappel. Et ce rappel ouvre une grâce : Pierre pleure, ce qui prépare une restauration future. Ainsi, ἀλεκτοροφωνία, pour un lecteur occidental moderne, enseigne une chose simple : la parole de Jésus s’accomplit, et un signe ordinaire peut te ramener à cette parole. La restauration commence souvent ainsi : un repère, un rappel, une vérité qui revient. Et la réponse est de sortir et de revenir. Le coq chante; le masque tombe. La grâce commence dans la vérité.

Courte description — (aide remplissage)

Repère narratif : le chant du coq marque l’accomplissement précis de la parole de Jésus et déclenche le pivot (souvenir + larmes).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 22,60–61, le chant du coq est le repère temporel qui confirme l’annonce de Jésus (“avant que le coq chante…”) et déclenche le souvenir chez Pierre.

Pièges lexicaux

Ne pas sur-symboliser. Ne pas confondre avec ἀλέκτωρ (coq) : ici c’est l’événement/repère (‘chant du coq’).

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

ἀλέκτωρ (coq) : l’animal; ἀλεκτοροφωνία : le chant/le moment du chant (repère)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

chant du coq

Versets clés (liste)

Mc 14,30 ; Mc 14,72 ; Lc 22,34 ; Lc 22,60–61

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0219

Lemme / racine (optionnel)

ἀλέκτωρ (coq) + φωνή (voix/son) — composition

Prononciation — (aide remplissage)

a-lek-to-ro-phō-NI-a (approx.)

Translit. — NOYAU

alektorophōnia

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
RoyaumeFoi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Rester descriptif : ‘chant du coq’ ou ‘moment du chant du coq’. L’indice est le contexte narratif (repère de temps, prédiction du reniement). Ne pas imposer un symbolisme ‘lumière/ténèbres’ si le passage est simplement un repère (Mc 13,35; Mc 14,30).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 13,35 — ‘au chant du coq’ : repère de veille + appel à veiller; indice : listes des veilles nocturnes. - Mc 14,30 — ‘avant que le coq chante deux fois’ : repère prophétique; indice : annonce du reniement.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre temps/veille : repère nocturne vers l’aube. Sert à situer une scène (veille, vigilance) ou à marquer l’accomplissement d’une parole (reniement de Pierre).

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune