commettre l’adultère; être infidèle au mariage (violation d’alliance)
μοιχεύω signifie commettre l’adultère : violer l’alliance conjugale. Le verbe désigne une transgression relationnelle : briser la fidélité promise. Logiquement, μοιχεύω implique rupture d’alliance et injustice envers l’autre : tromper, prendre ce qui n’est pas donné. Dans le NT, le mot apparaît dans les commandements et dans l’enseignement de Jésus qui va plus profond : l’adultère n’est pas seulement acte extérieur; le désir nourri peut déjà être infidélité du cœur. Ainsi, μοιχεύω met en relief la fidélité comme réalité intérieure et extérieure. En somme, μοιχεύω désigne l’adultère : trahison de l’alliance, qui révèle le cœur et appelle une purification profonde.
L’AT interdit l’adultère et utilise aussi l’image de l’adultère pour décrire l’idolâtrie : trahir Dieu, époux de l’alliance. La pensée sémitique comprend que l’infidélité sexuelle et l’infidélité spirituelle ont une logique commune : quitter l’alliance pour un autre. Les prophètes dénoncent l’adultère du peuple et appellent au retour. Ainsi, μοιχεύω résonne avec la gravité d’une rupture d’alliance et avec l’appel à la fidélité du cœur.
Aujourd’hui, la fidélité est parfois relativisée, ou réduite à une “convention”. μοιχεύω rappelle que la Bible voit le mariage comme alliance : la trahison blesse profondément. Clarification : Jésus ne se contente pas d’interdire l’acte; il vise le cœur (désir, regard) parce que la fidélité commence à l’intérieur. En prédication exégétique, ce mot aide à parler de pureté relationnelle et de guérison : Dieu appelle à une fidélité vraie, et il offre aussi pardon et restauration. Le mot corrige un contresens moderne : traiter l’adultère comme simple erreur privée; bibliquement, c’est rupture d’alliance avec des conséquences réelles.
Verbe : commettre l’adultère (infidélité conjugale). Peut apparaître en commandement (interdit) ou pour dénoncer une infidélité (selon contexte).
Dans le passage, μοιχεύω désigne l’acte d’adultère (infidélité conjugale). Le co-texte précise s’il s’agit d’un commandement, d’un enseignement sur le cœur, ou d’une métaphore d’infidélité.
Ne pas confondre avec πορνεία (immoralité sexuelle plus large) : ici adultère spécifique. Vérifier si le passage élargit au désir (enseignement) ou reste juridique.
Employé dans les commandements et enseignements sur l’infidélité conjugale (adultère). Selon le passage, peut être traité juridiquement (interdit) ou moralement (cœur/désir).
fidélité; pureté; loyauté conjugale
adultère; infidélité conjugale (selon contexte)
commettre l'adultère
Mt 5,27–28; Mt 19,18; Rm 13,9
G3431
μοιχεύω
moicheuo
Rester sur le sens d’infidélité conjugale. Le contexte peut être (A) commandement (éthique), (B) enseignement de Jésus qui va au cœur (désir), ou (C) usage métaphorique (adultère spirituel) si le texte le dit. Ne pas décider ‘adultère spirituel’ sans indice explicite; et ne pas réduire à une faute ‘privée’ : c’est rupture d’alliance.
- Mt 5,27–28 — adultère + regard de convoitise : profondeur du commandement; indice : ‘dans son cœur’. - Mt 19,18 — commandement : cadre éthique; indice : liste de la Loi. - Jc 4,4 (mot de même famille) — ‘adultères’ spirituels : métaphore d’infidélité; indice : amitié du monde.
Registre alliance/mariage et justice : violation d’un engagement conjugal. Peut aussi, selon contexte biblique, évoquer l’infidélité à Dieu (métaphore d’alliance) si le passage la développe.