Comparer; rendre semblable; assimiler (selon contexte).
ὁμοιόω signifie rendre semblable, comparer, assimiler : faire correspondre une chose à une autre. Le verbe sert souvent à introduire une comparaison explicative (parabole) : “le Royaume est semblable à…”. Logiquement, ὁμοιόω implique deux domaines : un domaine connu (image) et un domaine à comprendre (réalité spirituelle). Le verbe ne dit pas que tout est identique, mais qu’il y a un point de ressemblance qui éclaire. Dans le NT, il structure la pédagogie de Jésus : comparer pour révéler, rendre accessible par analogie. Ainsi, ὁμοιόω met en relief l’intention didactique : conduire l’auditeur à saisir l’invisible à partir du visible. En somme, ὁμοιόω désigne l’acte de comparer/assimiler : établir une ressemblance éclairante, particulièrement au service de l’enseignement du Royaume.
La pensée biblique enseigne souvent par images : sagesse, proverbes, similitudes. L’AT compare le juste à un arbre, la parole à une semence, etc. La pensée sémitique comprend que l’image n’est pas décorative : elle porte la vérité. Ainsi, ὁμοιόω résonne avec cette pédagogie : Dieu parle en similitudes pour révéler et pour tester le cœur. Les paraboles peuvent révéler aux humbles et cacher aux orgueilleux. Dans le NT, Jésus utilise la comparaison pour annoncer le Royaume et appeler à la réponse. La pensée sémitique aide donc à entendre “rendre semblable” comme stratégie de révélation : l’image exige écoute et repentance, pas seulement intelligence.
Aujourd’hui, comparer est souvent vu comme illustration simple. ὁμοιόω, bibliquement, peut être un acte spirituel : rendre visible une réalité du Royaume à travers une image qui appelle une réponse. Clarification : l’objectif n’est pas d’amuser, mais de révéler et de confronter. En prédication exégétique, ὁμοιόω aide à rappeler : une parabole a un point central; il faut chercher la ressemblance, pas forcer tous les détails. Le mot corrige un contresens moderne : traiter les paraboles comme fables morales. Elles annoncent le règne de Dieu et appellent à la foi. Ainsi, ὁμοιόω met en avant l’écoute : saisir la ressemblance et se laisser transformer.
Verbe : comparer / rendre semblable. Utilisé pour établir une analogie (“ressembler à…”) et guider l’interprétation (paraboles, comparaisons).
Séparer / mettre à part (distinguer deux réalités), afin de clarifier une frontière et ses conséquences dans le passage.
Ne pas transformer la comparaison en identité totale : une analogie vise un aspect précis. Toujours chercher la conclusion/point du passage.
Très utilisé pour les comparaisons (“semblable à”) qui structurent l’enseignement, notamment sur le Royaume.
mélanger, confondre, unir indistinctement
séparer; distinguer; mettre à part
παραβάλλω (jeter à côté, comparer par parabole) : autre registre; ici le verbe “rendre semblable”.
comparer
(selon occurrence; souvent dans les paraboles : “le Royaume est semblable à…”)
G3666
ὁμοιόω (homoioō)
homoioō — « ho-moy-o-o » (approx.)
homoioo
Identifier les deux éléments comparés et la conclusion. Ne pas inventer des correspondances : la comparaison est guidée par le texte. Dire “semblable” ≠ “identique”.
- Comparaison/parabole : Option A (analogie pédagogique) / Option B (simple classification). - Indice de co-texte : présence d’une image suivie d’une explication (“ainsi…”) → la nuance vise un point précis de ressemblance, pas un parallèle total. - Garde-fou : identifier l’aspect comparé (et non tout le décor) pour éviter le “dictionnaire d’images”.
Registre pédagogique : analogies et paraboles. Le mot crée un pont entre une image concrète et une vérité spirituelle, en indiquant le point de ressemblance visé par le récit.