d’abord; en premier; premièrement
Dans le NT, πρῶτον (“d’abord”, “premièrement”) est un adverbe d’ordre et de priorité. La logique du passage contraint sa valeur : parfois il indique une séquence (étape 1, puis étape 2), parfois il indique une priorité (commencer par ceci), parfois il marque un ordre historique (au Juif d’abord, puis au Grec). Exégétiquement, πρῶτον est important parce qu’il structure l’action : il dit où commencer. Le mot peut donc contenir une sagesse pratique : le disciple ne doit pas agir dans le désordre. La nuance utile est donc : d’abord, en premier, marquant ordre/priorité. Pour comprendre, on repère ce qui vient ensuite : y a-t-il un “ensuite” explicite ? un contraste ? ou une conséquence ? Ainsi, πρῶτον peut signaler une méthode : commence par ôter la poutre, ensuite tu verras clair. Dans ce cas, le mot n’est pas un détail ; il porte le principe pédagogique. Exégétiquement, il faut éviter de l’aplatir : “d’abord” indique une hiérarchie réelle, parfois morale (commencer par soi), parfois logique (poser la base), parfois historique. Le lecteur doit donc écouter la priorité : le texte dit “d’abord” parce que c’est l’étape nécessaire. Ainsi, πρῶτον peut être un repère de repentir : commencer par la correction intérieure. Il peut aussi être un repère d’évangile : l’ordre de l’annonce. Mais c’est le co-texte qui décide. Le mot, simple, aide à lire l’argumentation : souvent, la seconde partie dépend de la première. Exégétiquement, ignorer πρῶτον conduit à inverser : on veut corriger l’autre sans s’être corrigé. Le texte dit : d’abord. Ainsi, πρῶτον est un mot de sagesse : il protège contre l’hypocrisie et contre l’impatience. Il invite à l’ordre. Et cet ordre est souvent le chemin de la grâce : Dieu commence à l’intérieur, puis il éclaire l’extérieur. Le verbe “d’abord” rend cette pédagogie explicite. Exégétiquement, c’est une clé de lecture et d’application : où commence l’obéissance ? Le texte répond : d’abord ici.
Dans l’univers biblique, Dieu donne des priorités : chercher d’abord le Seigneur, commencer par le cœur, établir d’abord l’alliance et ensuite les pratiques. Le repère principal est simple : l’ordre révèle la sagesse. L’Ancien Testament insiste sur le cœur : la circoncision du cœur, la repentance, la fidélité intérieure. Cela éclaire πρῶτον : “d’abord” peut renvoyer à cette priorité biblique : commencer au bon endroit. Dans les prophètes, Dieu reproche au peuple de commencer par les rites sans justice ; il dit, en substance : d’abord la justice, ensuite le culte. Ainsi, un “d’abord” dans le NT peut porter une logique d’alliance : la priorité de Dieu et du cœur. L’arrière-plan AT aide aussi à comprendre les ordres historiques : Israël d’abord dans le plan, puis les nations, sans que cela soit un privilège de mépris, mais une séquence de promesse. Exégétiquement, le mot “d’abord” peut donc être un repère d’histoire du salut ou de sagesse éthique. On reste sobre : le contexte tranche. Mais l’univers biblique rappelle que Dieu n’agit pas au hasard : il y a un ordre. Et cet ordre protège la vie : commencer par le cœur, commencer par la vérité. πρῶτον devient ainsi un repère d’univers biblique : priorité, sagesse, ordre. Il invite à l’obéissance selon un chemin : Dieu commence, l’homme répond. Le “d’abord” biblique est souvent une invitation à la repentance et à la justesse : mettre le premier en premier.
Pour un lecteur moderne, “d’abord” est un mot d’organisation. Le risque est de le lire sans voir qu’il peut contenir une sagesse spirituelle. La clarification utile est : πρῶτον indique une priorité réelle. Exégétiquement, il faut donc demander : pourquoi le texte dit-il “d’abord” ? quelle étape dépend de cette première étape ? On reste descriptif : le passage oppose-t-il “d’abord… ensuite…” ? ou “d’abord… puis…” ? Ainsi, πρῶτον aide à lire la logique : l’auteur donne un ordre, souvent pour éviter une erreur (hypocrisie, précipitation). Le lecteur moderne peut y reconnaître une vérité pratique : on ne peut pas aider l’autre sans lucidité ; on ne peut pas voir clair sans commencer par soi. Exégétiquement, ce mot devient une clé d’application : commencer par la repentance, par la correction intérieure, par la prière, selon le contexte. Cela évite un contresens moderne : sauter à l’action extérieure sans fondation. Le texte biblique dit : commence au bon endroit. πρῶτον rappelle aussi que la foi a une progression : on apprend, on mûrit. “D’abord” marque cette progression. Le mot, simple, invite donc à une obéissance ordonnée et humble : mettre en premier ce que Dieu met en premier.
Dans le passage, πρῶτον marque ce qui vient en premier (ordre ou priorité). Le co-texte montre l’étape suivante ou le contraste.
Ne pas confondre avec πρῶτος (premier, adjectif/nom). Ici, c’est l’adverbe.
d’abord
G4412
prōton
Adverbe d’ordre : ‘d’abord’. L’indice est la séquence (d’abord… ensuite…). Ne pas inventer une ‘première idée’ abstraite : c’est un marqueur de priorité/ordre concret dans la phrase.
- Mt 7,5 — ‘ôte premièrement la poutre’ : priorité; indice : ordre d’action. - Rm 1,16 — ‘au Juif premièrement’ : ordre de priorité; indice : ensuite ‘au Grec’.
Registre logique/ordre : indique la première étape ou la priorité.