Hébreu : Dāwīd = « bien-aimé ». Grec : Δαβίδ (forme grecque).
Δαβίδ est un nom propre (David), et comme tout nom propre dans le récit, il fonctionne d’abord comme repère de personne et de mémoire. Le grec ne “définit” pas David, il le nomme et convoque un ensemble d’associations : royauté, lignée, promesses, psaumes, histoire. La logique du nom propre est référentielle : il ancre une parole dans une identité. Linguistiquement, la forme grecque adapte le nom hébreu à l’écriture koinè sans en changer le noyau sonore, montrant la continuité entre univers hébraïque et grec. Pour enrichir la compréhension, retenir que dans les textes bibliques, certains noms propres deviennent des “nœuds” : un nom résume une histoire entière. Ainsi, dire “David” peut activer immédiatement une lignée, une promesse, un contraste (roi fidèle / rois infidèles), une autorité. Le nom sert donc à relier : on ne parle pas d’un individu isolé, mais d’un personnage inscrit dans une histoire. Le sens profond du mot n’est pas dans une étymologie incertaine, mais dans la fonction : David comme repère de promesse et de royauté. Comprendre Δαβίδ aide le lecteur à percevoir comment la Bible pense par mémoire : un nom porte une histoire et oriente l’interprétation de ce qui est dit ensuite.
Dans l’Ancien Testament, David est une figure pivot : roi choisi, alliance davidique, promesse d’une descendance, chants et prières. La pensée hébraïque attache à David une dimension d’alliance : Dieu promet un trône, une stabilité, et une continuité. Le nom devient donc un repère de fidélité divine plus que de grandeur humaine. L’AT montre aussi les contrastes : David n’est pas idéalisé; il est un roi avec fautes et repentance, ce qui rend la promesse plus surprenante : Dieu maintient son dessein malgré la fragilité humaine. Un autre repère est la royauté comme service : le roi doit conduire le peuple selon la justice. Les Psaumes, liés à David, donnent une langue de prière, de confiance, de repentance. Ainsi, “David” convoque l’univers du règne, de la promesse, et de l’espérance messianique : le “fils de David” comme accomplissement. Sans expliquer un passage, comprendre Δαβίδ dans ce cadre, c’est entendre que le nom porte l’histoire d’un roi et surtout l’histoire de la promesse de Dieu. Le mot enrichit la compréhension parce qu’il relie la foi à une lignée, une mémoire, et une attente structurante dans la Bible.
Un lecteur moderne peut entendre “David” comme un personnage de contes bibliques (Goliath), ou comme une figure morale (“le courage”). Le contresens est de réduire le nom à un épisode célèbre. Δαβίδ, dans l’Écriture, est un repère d’alliance : le nom active une promesse, une lignée, une royauté, une mémoire liturgique (psaumes). La clarification utile : quand le texte mentionne David, il n’ajoute pas seulement une information biographique; il situe une parole dans une histoire de promesse. Un autre contresens moderne est de transformer David en héros sans faille. La Bible le présente avec sa complexité : choix de Dieu, fidélité, chutes, repentance. Cela enrichit la compréhension du “sens profond” : la promesse de Dieu ne dépend pas d’un homme parfait, mais de la fidélité de Dieu. Pour un prédicateur, comprendre ce nom aide à lire les liens : David = royauté, alliance, espérance d’un règne juste. Le nom devient ainsi une clé de lecture plutôt qu’un simple nom propre. Enfin, la mention de David rappelle que la foi biblique s’inscrit dans une histoire réelle et une mémoire transmise : un nom porte une trajectoire, pas seulement un portrait.
David, figure royale; promesse messianique de la lignée de David.
Nom propre de David. Dans Mt 1, souligne que Jésus est l’héritier des promesses davidique (Messie-Roi).
Ne pas réduire à un simple ancêtre: « David » porte une promesse de règne (alliance davidique).
Références au roi David; « fils de David » comme titre du Messie.
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David (H1732) côté hébreu (AT).
David
Mt 1,1 ; Mt 21,9 ; Ac 13,22–23
G1138
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dab-eed'
Dabid
Option A : simple nom historique/généalogique ; Option B : titre messianique (« fils de David ») impliquant une demande de secours ou une confession. Le co-texte (généalogie, guérison, cris « aie pitié », débat sur le Messie) précise l’usage. Ne pas réduire à « David = courage » : rester sur le rôle textuel (descendance, promesse, royauté).
- Mt 22,41–46 — “David” (G1138) : le nom renvoie au roi David comme référence messianique (“fils de David”) et point de départ de l’argument de Jésus. L’indice est la citation du psaume où David appelle le Messie “Seigneur”. - Mt 22,41–46 — Option A (simple ancêtre) / Option B (repère de promesse royale) : le co-texte tranche vers B : David sert à montrer que le Messie est plus grand que David, donc l’identité du Christ dépasse la descendance.
Registre dynastique et messianique : David = figure royale historique, et repère d’alliance (descendance, trône). Dans Matthieu, « fils de David » ancre Jésus dans la promesse messianique et situe des attentes (roi, libérateur).