prêt; somme prêtée; dette (au sens d’obligation de remboursement)
δάνειον signifie dette, prêt : ce qui est dû parce qu’il a été emprunté. Le mot désigne la chose prêtée ou l’obligation qui en résulte. Logiquement, δάνειον implique une relation créancier–débiteur : quelqu’un a donné, quelqu’un doit rendre. Dans le NT, ce champ lexical sert souvent à parler de dettes financières, mais il devient aussi une image de la dette morale (ce qui est dû, ce qui doit être remis). Le terme met en relief la réalité de l’obligation : une dette crée une contrainte jusqu’à ce qu’elle soit réglée ou remise. Ainsi, δάνειον aide à comprendre certaines paraboles : pardon comme remise de dette, grâce comme annulation de ce qui était dû. En somme, δάνειον désigne une dette/prêt : obligation réelle née d’un emprunt, qui peut devenir une image puissante de la culpabilité et de la grâce qui remet.
L’AT encadre le prêt et la dette : ne pas opprimer le pauvre, ne pas pratiquer l’usure, remettre les dettes (année sabbatique), et le Jubilé libère. La pensée sémitique comprend la dette comme réalité sociale qui peut asservir; Dieu établit des mécanismes de remise pour protéger. Ainsi, δάνειον résonne avec cet arrière-plan : la dette n’est pas seulement économique, elle touche la liberté. Dans les images bibliques, la dette devient aussi métaphore de la faute : ce qui est “dû” devant Dieu. La pensée sémitique aide donc à entendre la remise de dette comme geste d’alliance : Dieu libère, et son peuple est appelé à pratiquer la miséricorde (remettre, ne pas écraser).
Aujourd’hui, la dette est omniprésente et souvent normalisée. δάνειον, bibliquement, rappelle que la dette crée une obligation réelle et peut devenir une servitude. Clarification : dans l’Évangile, la dette sert aussi d’image du pardon : remettre une dette = libérer. En prédication exégétique, δάνειον permet de parler de deux plans : responsabilité (payer ce qui est dû) et miséricorde (remettre ce qui asservit). Le mot corrige un contresens moderne : réduire le pardon à un sentiment. Le NT parle d’une remise objective, comme l’annulation d’une dette. Ainsi, δάνειον met en avant la libération : le pardon de Dieu et l’appel à une miséricorde concrète.
Ici, le mot δάνειον (daneion, G1156) désigne un prêt qui doit être remboursé.
Dans le passage, δάνειον renvoie à un prêt/dette dans une situation concrète ou une parabole; le point est l’obligation (ou la remise) liée au prêt.
Ne pas confondre avec des termes plus généraux pour ‘dette’ (ὀφείλημα / ὀφειλή) : ici l’idée de prêt/somme prêtée est plus précise.
dette
G1156
daneion
Toujours repérer s’il s’agit (A) d’un prêt financier concret (créancier/débiteur), ou (B) d’une image morale/spirituelle (pardonner les dettes). L’indice : présence d’argent, créancier, paiement, remise de dette, ou parabole.
- Lc 7,41 (parabole des deux débiteurs, contexte fréquent) — nuance : ‘prêt’ qui crée une dette; indice : deux sommes, incapacité de payer, remise par le créancier.
Registre économique/juridique : prêt et obligation de remboursement. Dans l’enseignement de Jésus, ce champ sert aussi d’analogie pour parler de grâce (remise) et de justice (équité, restitution).