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devant — ἔμπροσθεν — emprosthen

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

ἔμπροσθεν exprime la notion de “devant / en présence de”, soit spatialement (devant quelqu’un), soit comme exposition publique (“à la vue de”); dans Matthieu il sert souvent à rendre visible ce qui est fait sous le regard des hommes ou de Dieu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec utilise ἔμπροσθεν comme un marqueur de scène: il place l’action dans un champ de regard, ce qui suffit parfois à en changer la valeur. Dans les passages éthiques, la logique est: agir “devant les hommes” pour être vu → perte de récompense auprès du Père; le mot sert donc à distinguer le public recherché (hommes) du public ultime (Dieu). Dans les scènes narratives, il met en place un tribunal: “devant Pilate” situe Jésus comme accusé exposé, et rend intelligible la dynamique d’accusation/silence. Ainsi, le mot fonctionne comme un outil de cadrage: il dit où se joue la scène et sous quel regard.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique sémitique insiste fortement sur la notion de “devant Dieu”: vivre coram Deo, sous le regard du Seigneur; beaucoup d’actions sont évaluées non par l’apparence, mais par le cœur, que Dieu voit. Dans ce cadre, “devant les hommes” peut être une tentation (chercher l’honneur humain) tandis que “devant Dieu” rappelle l’alliance et la crainte de Dieu. Le mot sert donc à matérialiser une réalité relationnelle: on agit toujours “devant” quelqu’un, et la question biblique est: devant qui cherche-t-on à être approuvé? Cela éclaire Matthieu, où Jésus oppose souvent le regard des hommes et celui du Père.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, on peut lire “devant” comme simple localisation; Matthieu l’utilise aussi pour parler d’audience et de visibilité, donc de motivation. La clarification utile est de remarquer que le texte met en contraste deux “publics”: les hommes (qui voient l’extérieur) et Dieu (qui juge le cœur), et ἔμπροσθεν aide à rendre ce contraste concret. Cela évite de réduire les enseignements de Jésus à une morale d’apparence, et aide à comprendre des scènes comme le procès: Jésus est “devant” l’autorité humaine, mais le récit laisse entendre que le vrai jugement se joue devant Dieu. Lire ainsi donne plus de profondeur à un mot très simple.

Courte description — (aide remplissage)

Adverbe de présence: “devant / en présence de”; sert à situer l’action sous un regard (hommes, Dieu, autorité) et donc à préciser la visibilité et la responsabilité.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 27,11, il situe Jésus devant le gouverneur, donc dans un cadre public de jugement; plus largement dans Matthieu, le mot sert fréquemment à opposer agir “devant les hommes” et agir sous le regard du Père.

Pièges lexicaux

Piège: ignorer le complément (devant qui?) et perdre le sens; chez Matthieu, c’est souvent le point décisif. Piège: moraliser tous les emplois; certains sont strictement narratifs (procès, localisation).

Usage biblique (mini)

Marque fréquemment une action faite sous regard; peut être purement spatial ou porter une nuance d’exposition publique selon le contexte.

Antonymes / contrastes (FR)

en secret; caché; derrière

Synonymes / proches (FR)

en présence de; à la vue de; face à

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre “devant” (présence, exposition) avec “contre”: le mot peut exprimer une opposition seulement si le contexte le précise. Ne pas le confondre non plus avec une simple “intention”; il décrit d’abord un cadre de visibilité.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Adverbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

devant

Versets clés (liste)

Mt 27,11; Mt 5,16; Mt 6,1

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1715

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἔμπροσθεν

Prononciation — (aide remplissage)

em-pros-then (approx.)

Translit. — NOYAU

emprosthen

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Prière
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte précise de qui on est “devant”: devant les hommes (Mt 5,16; 6,1–2), devant l’autel (5,24), devant le gouverneur (27,11), ou devant le Père (10,32). Option A (devant = simple position spatiale) / Option B (devant = “en présence de”, donc sous regard/évaluation) : les usages éthiques (“pour être vus”) imposent souvent l’option B, tandis que les scènes narratives (procès) imposent l’option A avec une nuance de publicité. Il faut donc laisser le complément (“devant qui?”) décider du poids moral du mot.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 27,11 — “devant le gouverneur” : Option A (localisation/procès, cadre public) / Option B (motivation “pour être vu”). Le co-texte de jugement (accusations, questions, silence) impose l’option A avec une nuance de publicité. - Mt 6,1–2 — “devant les hommes” : Option A (simple spatial) / Option B (exposition recherchée, “pour être vus”). L’expression explicite “afin d’en être vus” contraint vers l’option B: le mot sert à identifier l’audience recherchée (hommes) et à opposer cette visibilité à la récompense du Père.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de présence et de visibilité: actions faites “devant” quelqu’un, donc exposées, publiques, sous regard. Le mot active l’univers de la responsabilité et du témoignage (ce qui se fait devant Dieu ou devant les hommes).