dire; déclarer; parler
λέγω signifie « dire » : formuler une parole, la rendre audible. Le verbe est fréquent et volontairement sobre : il n’indique pas à lui seul le ton (ordre, récit, avertissement), mais signale qu’une parole est posée entre un locuteur et un auditeur. Sa force est dans l’acte : dire, c’est faire sortir une pensée et l’exposer. Le garde‑fou est de ne pas chercher une nuance cachée dans le verbe quand le contexte ne la donne pas. En revanche, λέγω attire l’attention sur ce qui est dit : le contenu porte l’enjeu. Le mot rappelle aussi une vérité simple : la parole n’est pas neutre; elle engage, elle construit, elle révèle. Ainsi, λέγω sert la lecture rigoureuse : qui parle ? à qui ? et que dit‑il exactement ? Le verbe soutient une approche centrée texte : écouter ce qui est dit plutôt que spéculer sur le verbe.
Dans la Bible, la parole est un acte sérieux : Dieu parle et sa parole fait, promet, juge, console. L’homme parle et ses paroles révèlent le cœur. Cet arrière‑plan donne du poids à un verbe simple comme « dire » : dire peut être vérité, mensonge, bénédiction, masque. La sagesse biblique rappelle que la langue peut construire ou détruire. Le garde‑fou est de ne pas surcharger λέγω de technique : le verbe reste simple. Mais le mot de vie auprès de Dieu est de recevoir le sérieux paisible de la parole : ce qui est dit compte. Cela aide aussi à lire l’Écriture : Dieu forme par des paroles adressées. Ainsi, même « il dit » invite à écouter et à peser : une parole donnée n’est pas un bruit; elle oriente, elle éclaire, elle engage devant Dieu.
Nous parlons beaucoup et vite; on peut traiter les paroles comme du flux. λέγω corrige par sobriété : une parole est dite. Le contresens moderne serait soit de considérer « dire » comme un simple remplissage sans intérêt, soit d’y chercher une solennité automatique. La clarification est : λέγω signale qu’un énoncé est formulé; la précision est dans le contenu et dans la scène. Mais cette simplicité est déjà une leçon : dire, c’est agir. Une parole crée une relation, laisse une trace, peut sortir du privé. Le garde‑fou est de rester collé au texte : écouter ce qui est dit plutôt que de moraliser trop vite. Ainsi, λέγω fournit un vocabulaire simple pour parler de responsabilité verbale : ce qu’on dit existe, circule, engage. Le verbe aide à lire avec attention : repérer les paroles clés et leur effet.
Verbe de parole : dire/affirmer; dans les discours de Jean, introduit souvent des déclarations structurantes.
Lc 12,3 : dire = formuler en secret; ces paroles seront rendues audibles au grand jour (passage du privé au public).
Mot très fréquent : la nuance vient du discours rapporté (déclaration, enseignement, annonce). Ne pas surinterpréter le verbe seul.
Dire, déclarer. Dans Lc 12,2–3, le champ lexical de la parole (dire, chuchoter, proclamer) sert à montrer que ce qui est dit dans le secret finit au grand jour.
se taire; dissimuler; taire la vérité
dire; déclarer; annoncer; affirmer; parler
ἀποκρίνομαι (répondre) : réponse; λαλέω (parler) : parler en général; λέγω = dire/déclarer.
dire
Jn 13,31; Lc 12,2; Mc 11,29
G3004
λέγω
legō (lé-gô)
legō
Option A : “dire” comme parole rapportée (déclaration simple) ; Option B : “dire” comme jugement/conclusion (“vous dites : il va pleuvoir”) ; Option C : “dire” comme ordre/commandement. L’indice est la phrase : en Lc 12,54–55, le verbe sert explicitement à tirer une conclusion à partir d’un signe (nuage/vent) → option B. On ne remplit pas ce verbe comme un “mot-outil” neutre : ici, il sert l’argument de Jésus sur le discernement (parole qui conclut à partir du réel).
Lc 12,3 : “dire” = prononcer en pensant être à l’abri (parole tenue dans l’ombre). L’indice est l’opposition “ténèbres / lumière” et la suite “proclamé sur les toits”, qui oriente vers une parole destinée à être rendue publique.
Registre parole + discernement : formuler une conclusion devant des signes visibles. Dans Lc 12, c’est la parole de jugement quotidien (météo) qui révèle une capacité à interpréter — et donc une responsabilité spirituelle.