Dire; déclarer; répondre (selon contexte).
εἶπον est une forme courante du verbe « dire ». Elle sert surtout à rapporter une parole et à faire avancer la narration. Son intérêt n’est pas une nuance technique stable, mais la charnière : une phrase a été prononcée, donc le lecteur doit entendre ce qui suit. Le garde‑fou est de ne pas sur‑interpréter εἶπον comme si le verbe portait toujours une solennité particulière. La sobriété est la clé : le texte met la parole au centre. εἶπον aide ainsi à lire les échanges avec précision : à quel moment une parole intervient, en réponse à quoi, avec quel effet. Le mot rappelle aussi que la révélation biblique passe par des paroles adressées, non par des idées flottantes. Ainsi, εἶπον est un petit repère d’écoute : “attention, voici ce qui est dit”.
L’arrière‑plan biblique donne à la parole une dignité : Dieu se révèle par ce qu’il dit, et les récits avancent par des paroles données. Cela éclaire εἶπον : même un verbe simple participe à une vision où la parole compte. Dire engage : cela peut éclairer ou tromper. Le garde‑fou est de rester sobre : le mot ne force pas une morale, mais il rappelle un monde où les paroles ne sont pas légères. Le mot de vie auprès de Dieu est de recevoir l’Écriture comme une parole adressée : écouter ce qui est dit, sans passer trop vite. Ainsi, εἶπον devient un repère de fidélité : l’attention se porte sur la parole, parce que Dieu forme par des paroles vraies.
Dans une lecture rapide, “il dit” semble répétitif, donc on le saute. εἶπον corrige : ces verbes structurent le texte. Le contresens moderne est de perdre le fil des dialogues en traitant ces repères comme du bruit. La clarification est simple : εἶπον signale une parole prononcée; l’enjeu est d’écouter le contenu et de repérer le moment où la parole intervient. À l’inverse, il ne faut pas charger le verbe d’une nuance constante (“déclarer solennellement”). La sobriété est la meilleure lecture : une parole est donnée. Ainsi, εἶπον aide le lecteur à ralentir et à suivre la progression : qui parle, à qui, et pourquoi maintenant. C’est un mot d’attention, pas un mot de technique.
Verbe très fréquent de parole : dire, déclarer, répondre, annoncer (selon contexte).
Dans Marc, G2036 sert à rapporter la parole (“il dit / il déclara / il répondit”), à préciser selon la scène.
Chercher un sens caché : souvent c’est un verbe de parole simple; la nuance vient du contenu et du contexte.
Dire, déclarer (aoriste). Dans Lc 12,2–3, le thème est la parole et sa publicité : ce qui est dit dans le secret devient manifeste.
se taire, garder pour soi, ne pas répondre
dire; déclarer; répondre
ἀποκρίνομαι (répondre) : insiste sur la réponse à une question; λαλέω (parler) : parler en général. Ici εἶπον/λέγω sert simplement à rapporter une parole dans la progression secret → public.
dire
Lc 12,2-3; Lc 12,8
G2036
λέγω / εἶπον (legō / eipon)
le'-go (approx.)
eipon (aoriste de legō)
Repérer qui parle, à qui, et la fonction (réponse, ordre, citation). Dans Marc, ce verbe sert souvent à introduire la parole de Jésus. Règle : ne pas surcharger : c’est souvent simplement ‘dire’, mais la scène précise (répondre/ordonner).
- (Dire) — Option A : simple verbe de parole (“il dit”) ; Option B : parole-réponse qui tranche/enseigne. - Indice de co-texte : présence d’une objection, d’un avertissement, ou d’une promesse (“ne vous inquiétez pas… car l’Esprit…”) → la parole est structurante (B), pas un simple “il parla”. - Garde-fou : regarder à qui Jésus parle (disciples, foules, autorités) et pour quoi (avertir, consoler, instruire).
Registre parole/autorité : acte de parler, déclarer, répondre. Dans Marc, structure les dialogues et les paroles d’autorité de Jésus (enseignement, ordres, réponses).