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dormir — καθεύδω — katheudō

Sens (principal)

dormir; être endormi; (par extension) être non vigilant

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

καθεύδω signifie dormir, s’endormir. Dans Lc 22,45, le verbe décrit les disciples trouvés endormis quand Jésus revient de prier. Luc ajoute une cause : “de tristesse”. Exégétiquement, le sommeil devient un signe de faiblesse dans l’épreuve, et il sert de contraste avec la vigilance de Jésus. La logique du passage est encadrée par l’exhortation “priez, afin de ne pas entrer en tentation” (v.40 et v.46). Le sommeil apparaît donc comme l’opposé immédiat de la prière vigilante : au lieu de veiller, ils dorment. Le verbe n’a pas besoin d’être spiritualisé : il décrit une réalité physique, mais le récit lui donne une portée : il manifeste une incapacité à tenir dans l’heure. Ainsi, καθεύδω joue un rôle narratif : il prépare la scène suivante (arrestation) en montrant que les disciples ne sont pas prêts. Il souligne aussi l’isolement de Jésus : il porte l’agonie seul. Le mot sert donc la théologie de l’épreuve : sans prière, la faiblesse prend le dessus. Luc ne dit pas qu’ils sont endormis “par paresse”, mais “de tristesse”, ce qui nuance l’interprétation tout en gardant l’appel à la vigilance.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible associe parfois le sommeil à la négligence, mais elle connaît aussi le sommeil comme effet de l’accablement. Les Psaumes décrivent le poids de la détresse, la lassitude qui ferme les yeux, et la tentation de s’éteindre au lieu de veiller. Dans un registre plus large, les récits de veille ratée (sentinelles, gardes) montrent que l’absence de vigilance peut exposer à un danger. Dans Luc 22, les disciples dorment dans une heure d’épreuve, et Jésus les appelle à prier : la pensée sémitique entend ici une leçon d’alliance, où le peuple doit veiller devant Dieu. Le contraste est fort : Jésus, le fidèle, lutte en prière; les disciples fléchissent. Cela rappelle que, dans l’histoire biblique, la fidélité se joue souvent dans la veille et l’écoute de Dieu, surtout la nuit. Ainsi, καθεύδω, dans cette scène, exprime non seulement un état corporel mais aussi une fragilité du peuple, qui aura besoin d’être relevé par la grâce du Messie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le sommeil des disciples est parfois lu comme simple paresse ou comme preuve qu’ils ne “se soucient pas”. Luc nuance : ils sont endormis de tristesse. Clarification : le texte reconnaît un accablement réel tout en montrant que cet accablement rend vulnérable à la tentation, d’où l’ordre répété de prier. Pour la prédication exégétique, καθεύδω aide à suivre la scène : exhortation à prier → prière de Jésus → retour → disciples endormis → exhortation à prier. Le sommeil devient le point où le récit expose la faiblesse humaine au moment critique. On reste dans le texte : le but n’est pas de psychologiser les disciples, mais de comprendre le contraste narratif et la raison de l’appel à la vigilance.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les récits (ex. Gethsémané), καθεύδω décrit le sommeil des disciples. Dans les exhortations, il peut désigner une attitude de non-vigilance vis-à-vis du Royaume.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec κοιμάω (dormir, parfois ‘mourir’). Ici, καθεύδω est plus ‘dormir/être assoupi’.

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

dormir

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2518

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

katheudō

Vérifiable
Champs sémantiques
RoyaumePrière
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : sommeil physique (nuit, fatigue). Option B : sommeil figuré = manque de vigilance spirituelle (exhortations : ‘veillez’). L’indice est le genre : récit (Gethsémané) vs exhortation (1 Th 5). Ne pas moraliser un sommeil physique si le texte souligne la faiblesse humaine; mais ne pas neutraliser si le passage vise l’endurdissement.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 14,37–41 (thème proche) — sommeil physique des disciples : faiblesse face à l’épreuve; indice : “l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible”. - 1 Th 5,6–7 — sommeil figuré : vivre comme ceux qui ne veillent pas; contraste avec ‘veiller et être sobres’.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre corps/vigilance : dormir, perdre la vigilance. Dans les passages d’exhortation, devient un registre moral : être ‘endormi’ = vivre sans attention au Royaume et à la venue du Seigneur.