Nouveau‑né, bébé très jeune dont la fragilité et la dépendance soulignent la grâce protectrice de Dieu.
Dans Lc 1,41–44, βρέφος est placé au cœur d’un enchaînement de signes : salutation de Marie → Élisabeth est remplie de l’Esprit → le bébé tressaille → Élisabeth interprète l’événement en bénédiction et en prophétie. Le grec rend l’argument concret : la visitation de Marie (portant le Messie) produit un effet immédiatement observable dans le βρέφος. Ainsi, le mot sert la logique du récit : Dieu atteste son œuvre par un signe de joie, avant même la naissance. La petitesse (bébé) renforce la dimension miraculeuse et gratuite.
Dans la Bible, Dieu “connaît” et appelle avant la naissance (thème prophétique), et il ouvre/visite des ventres fermés. Ici, l’enfant à naître qui tressaille évoque la visitation divine qui précède l’action humaine : Dieu agit d’abord. L’image s’inscrit aussi dans la continuité des naissances “données” (Isaac, Samuel) où Dieu prépare son plan par une vie fragile. Le signe de joie dans le sein montre que l’histoire du salut commence dans la faiblesse, et que Dieu sanctifie déjà ce qu’il met à part.
On peut lire cela comme un détail attendrissant. Luc en fait un signe théologique : la venue du Messie produit une joie reconnaissable, même dans l’enfant à naître. Clarification : le texte souligne la gratuité et l’initiative de Dieu — il confirme sa promesse avant que quiconque puisse “prouver” quoi que ce soit.
Bébé / nouveau-né (ou enfant tout petit). Dans Luc 1, désigne l’enfant dans le sein d’Élisabeth (Jean) qui tressaille.
Dans Lc 1,41–44, le mot désigne Jean dans le sein d’Élisabeth : il tressaille de joie lors de la visitation de Marie, signe de l’œuvre de Dieu.
Ne pas confondre avec τέκνον (enfant/descendance) ou παιδίον (petit enfant). Ici : très petit enfant / bébé.
Désigne un bébé/nourrisson, parfois l’enfant à naître (selon contexte). Sert à souligner fragilité et dépendance.
adulte; homme fait
bébé, nourrisson, tout-petit
παιδίον : petit enfant; τέκνον : enfant/descendance; υἱός : fils (relation).
enfant
Lc 1,41 ; Lc 1,44 ; Lc 2,12.16
G1025
BRÈ-foss
brephos
Vérifier si le mot vise un bébé (nouveau-né) ou un enfant plus grand. Dans Lc 1,41.44 (Visitation), il désigne l’enfant à naître (Jean) qui tressaille : accent sur la vie déjà présente et sur le signe donné. Ne pas surcharger en débats : rester sur la fonction narrative (signe et joie).
Dans Lc 1, brephos souligne la petitesse (enfant à naître) et sert de signe : la présence du Messie provoque la joie.
Registre maternité / vie / signe : l’enfant dans le sein met en scène la visite de Dieu et la joie de l’accomplissement. Le récit souligne la fragilité et la dépendance, mais aussi l’action de Dieu avant même la naissance.