entrer; pénétrer; aller à l’intérieur (souvent : entrer dans une maison/ville/temple)
εἰσπορεύομαι signifie entrer, pénétrer, s’introduire. Le verbe décrit un mouvement vers l’intérieur : franchir une limite. Logiquement, “entrer” peut être physique (entrer dans une maison, une ville) ou théologique (entrer dans le Royaume, entrer dans la vie). Dans le NT, ce verbe sert souvent à parler de l’accès : qui entre, comment on entre, et ce qui empêche d’entrer. Ainsi, εἰσπορεύομαι met en relief la frontière : dehors/dedans, exclusion/inclusion. En somme, εἰσπορεύομαι désigne l’entrée : franchir pour participer, et il sert à exprimer l’appel à entrer par la foi et l’obéissance.
La Bible pense la vie comme un chemin : entrer dans la terre promise, entrer dans la présence, entrer par les portes. La pensée sémitique comprend que l’entrée est souvent liée à l’obéissance : entrer, c’est répondre. Les prophètes parlent de portes, de chemin, et de cœur qui se ferme. Ainsi, εἰσπορεύομαι résonne avec l’idée d’accès à Dieu : entrer dans le repos, dans la communion.
Aujourd’hui, “entrer” semble banal. εἰσπορεύομαι, dans les exhortations, touche la question du salut : entrer ou rester dehors. Clarification : l’accès au Royaume n’est pas automatique; il est reçu par la foi, et il se manifeste par une marche. En prédication exégétique, ce verbe aide à parler d’invitation : Dieu ouvre une porte, et appelle à entrer. Le mot corrige un contresens moderne : croire qu’on peut rester spectateur. Le NT invite à franchir la porte.
Dans le texte, εἰσπορεύομαι désigne le fait d’aller délibérément de l’extérieur vers l’intérieur d’un lieu sacré ou d’une assemblée, marquant le passage d’une situation d’exclusion à une participation reconnue au sein de la communauté.
Dans le passage, εἰσπορεύομαι signifie entrer/pénétrer. Le contexte précise si c’est une entrée dans un lieu (narratif) ou ce qui entre dans l’homme (enseignement pur/impur).
Ne pas confondre avec εἰσέρχομαι (entrer) : proche. Vérifier si l’accent est sur l’acte d’entrer (processus) ou sur le fait d’être entré.
entrer
G1531
eisporeuomai
Verbe de déplacement : entrer. Option A : entrée physique (maison, ville, temple). Option B : entrée figurée (ce qui entre dans l’homme : nourriture/impureté, selon Mc 7). L’indice est l’objet (lieu vs corps) et l’enseignement (pur/impur). Ne pas charger d’un sens ‘sacré’ si le texte est simplement narratif.
- Mc 7,18–19 — nuance : ce qui ‘entre’ dans l’homme (nourriture) ne le souille pas; indice : débat pur/impur. - Lc 19,5–7 (thème possible) — entrer dans une maison : entrée relationnelle (accueil/hospitalité) selon récit.
Registre déplacement/accès : passer de dehors à dedans. Parfois registre moral (pur/impur) lorsque l’entrée concerne ce qui pénètre dans l’homme (nourriture, etc.).