Grand repas; festin
Le mot fonctionne comme un pivot narratif entre l’appel (v.27–28) et la controverse (v.30). La logique est : appel → réponse de Lévi → expression publique de cette réponse par un grand repas → confrontation religieuse → clarification de la mission de Jésus. Le grec souligne la taille du repas (« grand ») : ce n’est pas discret, c’est visible. Cela rend la tension inévitable : la table devient un lieu de décision et de révélation. Ainsi, le terme « festin » sert la progression : il matérialise la communion que Jésus offre et expose le cœur des critiques.
Dans la pensée biblique, manger ensemble est un signe fort de communion, d’accueil et parfois d’alliance. Les repas peuvent marquer la joie d’une visitation de Dieu et la restauration de relations. Ici, le festin de Lévi devient une image de grâce : un pécheur reçoit le Seigneur et d’autres pécheurs se trouvent près de lui. L’arrière-plan prophétique insiste sur la miséricorde plus que sur le ritualisme : Dieu veut un cœur restauré, pas seulement une séparation extérieure. Le repas rappelle aussi que le Royaume est souvent décrit comme un banquet : Dieu rassemble. Sans forcer, Luc laisse entendre que Jésus inaugure ce rassemblement, mais de manière scandaleuse pour les “justes”.
On peut lire ce repas comme une fête mondaine ou comme une simple convivialité. Luc le présente comme une conséquence directe de l’appel : Lévi répond par un accueil public de Jésus. Clarification : le débat n’est pas la nourriture, mais la table partagée avec des pécheurs. Le festin devient le lieu où Jésus révèle sa mission : venir vers ceux qui savent qu’ils ont besoin d’être restaurés. Un contresens serait d’en faire une approbation du péché; le texte conduit à l’appel à la repentance (v.32). Le repas illustre donc la grâce qui accueille pour transformer.
Nom : grand repas / festin (banquet). Dans Lc 5,29, Lévi offre un grand repas à Jésus, ce qui déclenche la controverse.
Dans Lc 5,29, le « grand festin » est l’expression visible de la réponse de Lévi à l’appel : il reçoit Jésus publiquement et rassemble d’autres personnes autour de lui. Le repas devient le cadre concret de l’affirmation de Jésus sur sa mission envers les pécheurs.
Ne pas moraliser le mot : le problème dans le récit n’est pas « manger beaucoup », mais la communion de table avec des pécheurs. Le sens est social : accueillir/partager un repas.
Apparaît dans le récit où Lévi offre un grand repas après l’appel; la table devient un lieu de rencontre et de controverse sur la grâce.
jeûne; repas frugal; solitude
banquet; réception; grand repas
Ne pas confondre avec les mots de jeûne (Lc 5,33) ou avec des termes de nourriture/boire. Ici : événement social (réception).
festin
Lc 5,29; (parallèles : Mc 2,15; Mt 9,10)
G1403
doche — « doh-khay » (approx.)
doche
Le co-texte est explicite : « Lévi lui fit un grand festin dans sa maison » (Lc 5,29). Le mot renvoie donc à un repas organisé, une réception, et non à une notion abstraite. L’indice textuel qui contraint le sens est la mention de la maison + la présence de nombreux convives. Le passage montre ensuite une objection sur le fait de « manger et boire » avec des publicains et des pécheurs (v.30) : le festin met en scène la communion de table. On retient donc le sens « banquet/repas d’accueil » et on laisse l’enjeu théologique venir de la réponse de Jésus (v.31–32), sans surinterpréter le mot lui-même.
Registre relationnel et social : repas d’honneur/banquet qui exprime accueil et communion. Dans Lc 5, le festin devient le lieu où la grâce de Jésus rencontre des pécheurs, et où les pharisiens contestent cette communion.