Fruit; produit; descendance (selon contexte).
γέννημα signifie “produit” ou “fruit” (ce qui est engendré), et dans l’expression de Luc 22,18 (“fruit de la vigne”) il désigne le vin en tant que résultat de la vigne. La logique de la phrase est eschatologique : Jésus annonce une abstention temporaire (“je ne boirai plus…”) jusqu’à l’arrivée du Royaume. Le terme aide à voir que l’accent n’est pas sur la chimie du vin, mais sur l’acte de boire dans un repas d’alliance. En appelant le vin “fruit/produit de la vigne”, le texte conserve un langage concret et biblique, et il relie la table à une attente. Exégétiquement, γέννημα sert donc la structure “jusqu’à” : la joie du repas est suspendue en vue d’un accomplissement plus grand. Dans Luc, cela s’accorde avec l’idée de festin du Royaume : le vin devient signe d’une communion future. Ainsi, γέννημα fonctionne comme un mot discret qui rattache l’élément du repas à l’espérance eschatologique annoncée par Jésus dans la même scène.
La vigne et son fruit occupent une place importante dans l’imaginaire de l’AT : ils évoquent bénédiction, joie, et parfois l’identité du peuple (Israël comme vigne plantée par Dieu). Le “fruit de la vigne” peut donc être entendu comme signe de la table donnée par Dieu, dans un cadre d’alliance où Dieu nourrit et réjouit. Dans un repas pascal, boire le vin ne sert pas seulement à accompagner un repas : cela participe à une mémoire de délivrance et à une célébration de la fidélité de Dieu. Luc 22 relie explicitement ce fruit au Royaume : Jésus suspend l’acte de boire “jusqu’à ce que le Royaume de Dieu vienne”. La pensée sémitique comprend ce “jusqu’à” comme tension prophétique : la délivrance passée annonce une restauration à venir, souvent décrite par l’image d’un festin et d’une abondance sous le règne de Dieu. Ainsi, le fruit de la vigne devient un petit signe de la grande promesse : Dieu rassemblera son peuple, restaurera la communion, et la joie du repas sera pleine. Cette dimension s’accorde avec l’attente messianique : la joie finale passe par une étape de souffrance (le Messie doit entrer dans son œuvre), puis elle est donnée en accomplissement. Le langage reste concret : vigne, fruit, table, mais il porte un horizon biblique de restauration.
Le “fruit de la vigne” peut être perçu comme une formule poétique sans enjeu. Dans Luc 22, il sert une idée simple mais structurante : Jésus place le repas sous le signe de l’attente du Royaume. Clarification : le texte ne se focalise pas sur la nature du liquide, mais sur ce que l’acte de boire signifie dans le récit : la communion de table est liée à l’histoire du salut et orientée vers l’accomplissement. Exégétiquement, il faut tenir ensemble deux points : (1) le repas pascal mémorialise une délivrance, (2) Jésus annonce une abstention jusqu’au Royaume, puis il interprète la coupe comme nouvelle alliance. Pour la prédication exégétique, γέννημα aide à montrer que la Cène n’est pas seulement un rappel du passé, mais une anticipation : elle pointe vers un festin du Royaume où la communion sera restaurée. On reste dans le texte : “fruit de la vigne”, “jusqu’au Royaume”, et la suite immédiate sur le sang et l’alliance.
Dans Marc 14,25, γέννημα désigne le « fruit de la vigne », c’est‑à‑dire le vin que Jésus annonce ne plus boire jusqu’au Royaume, symbolisant l’alliance et la promesse à venir.
Dans Mc 14,25, γέννημα renvoie au “fruit de la vigne” (vin) que Jésus ne boira plus jusqu’au Royaume.
Éviter de passer du concret (vin) à un sens spirituel automatique (œuvres). Rester sur le contexte : repas + promesse du Royaume.
Souvent “fruit de la vigne” (expression liturgique du repas); parfois pour parler de ce qui est produit.
stérilité (image)
fruit; produit; récolte
fruit
Mc 14,25 (fruit de la vigne)
G1081
gennēma
Identifier le domaine : agriculture (fruit) ou généalogie (descendance). Règle : ne pas imposer “fruit spirituel” si le passage parle de “fruit de la vigne”.
Mc 14,25 : “fruit de la vigne” dans le cadre du repas; la nuance est liturgique/promesse.
Registre agricole/alimentaire : produit d’une plante (vigne). Dans les paroles de Jésus, peut aussi servir au registre d’alliance (vin du Royaume).