🔎

fruit — γέννημα — gennēma

Sens (principal)

Fruit; produit; descendance (selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

γέννημα signifie “produit” ou “fruit” (ce qui est engendré), et dans l’expression de Luc 22,18 (“fruit de la vigne”) il désigne le vin en tant que résultat de la vigne. La logique de la phrase est eschatologique : Jésus annonce une abstention temporaire (“je ne boirai plus…”) jusqu’à l’arrivée du Royaume. Le terme aide à voir que l’accent n’est pas sur la chimie du vin, mais sur l’acte de boire dans un repas d’alliance. En appelant le vin “fruit/produit de la vigne”, le texte conserve un langage concret et biblique, et il relie la table à une attente. Exégétiquement, γέννημα sert donc la structure “jusqu’à” : la joie du repas est suspendue en vue d’un accomplissement plus grand. Dans Luc, cela s’accorde avec l’idée de festin du Royaume : le vin devient signe d’une communion future. Ainsi, γέννημα fonctionne comme un mot discret qui rattache l’élément du repas à l’espérance eschatologique annoncée par Jésus dans la même scène.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La vigne et son fruit occupent une place importante dans l’imaginaire de l’AT : ils évoquent bénédiction, joie, et parfois l’identité du peuple (Israël comme vigne plantée par Dieu). Le “fruit de la vigne” peut donc être entendu comme signe de la table donnée par Dieu, dans un cadre d’alliance où Dieu nourrit et réjouit. Dans un repas pascal, boire le vin ne sert pas seulement à accompagner un repas : cela participe à une mémoire de délivrance et à une célébration de la fidélité de Dieu. Luc 22 relie explicitement ce fruit au Royaume : Jésus suspend l’acte de boire “jusqu’à ce que le Royaume de Dieu vienne”. La pensée sémitique comprend ce “jusqu’à” comme tension prophétique : la délivrance passée annonce une restauration à venir, souvent décrite par l’image d’un festin et d’une abondance sous le règne de Dieu. Ainsi, le fruit de la vigne devient un petit signe de la grande promesse : Dieu rassemblera son peuple, restaurera la communion, et la joie du repas sera pleine. Cette dimension s’accorde avec l’attente messianique : la joie finale passe par une étape de souffrance (le Messie doit entrer dans son œuvre), puis elle est donnée en accomplissement. Le langage reste concret : vigne, fruit, table, mais il porte un horizon biblique de restauration.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le “fruit de la vigne” peut être perçu comme une formule poétique sans enjeu. Dans Luc 22, il sert une idée simple mais structurante : Jésus place le repas sous le signe de l’attente du Royaume. Clarification : le texte ne se focalise pas sur la nature du liquide, mais sur ce que l’acte de boire signifie dans le récit : la communion de table est liée à l’histoire du salut et orientée vers l’accomplissement. Exégétiquement, il faut tenir ensemble deux points : (1) le repas pascal mémorialise une délivrance, (2) Jésus annonce une abstention jusqu’au Royaume, puis il interprète la coupe comme nouvelle alliance. Pour la prédication exégétique, γέννημα aide à montrer que la Cène n’est pas seulement un rappel du passé, mais une anticipation : elle pointe vers un festin du Royaume où la communion sera restaurée. On reste dans le texte : “fruit de la vigne”, “jusqu’au Royaume”, et la suite immédiate sur le sang et l’alliance.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc 14,25, γέννημα désigne le « fruit de la vigne », c’est‑à‑dire le vin que Jésus annonce ne plus boire jusqu’au Royaume, symbolisant l’alliance et la promesse à venir.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mc 14,25, γέννημα renvoie au “fruit de la vigne” (vin) que Jésus ne boira plus jusqu’au Royaume.

Pièges lexicaux

Éviter de passer du concret (vin) à un sens spirituel automatique (œuvres). Rester sur le contexte : repas + promesse du Royaume.

Usage biblique (mini)

Souvent “fruit de la vigne” (expression liturgique du repas); parfois pour parler de ce qui est produit.

Antonymes / contrastes (FR)

stérilité (image)

Synonymes / proches (FR)

fruit; produit; récolte

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

fruit

Versets clés (liste)

Mc 14,25 (fruit de la vigne)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1081

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

gennēma

Vérifiable
Champs sémantiques
AllianceRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Identifier le domaine : agriculture (fruit) ou généalogie (descendance). Règle : ne pas imposer “fruit spirituel” si le passage parle de “fruit de la vigne”.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 14,25 : “fruit de la vigne” dans le cadre du repas; la nuance est liturgique/promesse.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre agricole/alimentaire : produit d’une plante (vigne). Dans les paroles de Jésus, peut aussi servir au registre d’alliance (vin du Royaume).