À l’heure venue, Jésus partage la Pâque avec ses apôtres et exprime son désir de la manger avant de souffrir. Il prend le pain et la coupe, les donne en disant que c’est son corps donné et son sang de l’alliance versé. Il annonce qu’il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’au royaume de Dieu. Le repas reçoit une signification nouvelle centrée sur sa mort et l’espérance du royaume.
- Jésus s’assoit à table avec les apôtres à l’heure venue. - Il exprime un désir de manger cette Pâque avant de souffrir. - Il annonce qu’il ne la mangera plus jusqu’à son accomplissement dans le Royaume de Dieu. - Il prend une coupe, rend grâces et dit de la partager. - Il annonce qu’il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’au Royaume. - Il prend le pain, rend grâces, le rompt et le donne : “mon corps donné pour vous”. - Il ordonne : “faites ceci en mémoire de moi”. - Il prend la coupe après le repas : “nouvelle alliance en mon sang, répandu pour vous”. - Il annonce la présence du traître à table. - Il dit que le Fils de l’homme va selon ce qui est déterminé, mais malheur à celui qui le livre. - Les disciples cherchent qui fera cela.
Fonder la mémoire et la communion : relier la Pâque à l’offrande de Jésus et à l’attente du royaume.
Comment comprendre “le Fils de l’homme va selon ce qui est déterminé” ? → Le texte affirme une souveraineté du plan de Dieu, sans annuler la responsabilité du traître (malheur). Que signifie “jusqu’au Royaume” ? → Jésus oriente le repas vers l’accomplissement futur du Royaume, reliant la passion à l’espérance.
La Pâque atteint son accomplissement : Jésus va souffrir et être livré, et les disciples ne comprennent pas encore pleinement la signification. Le problème : comment interpréter la mort imminente du Messie et la présence d’une trahison au milieu des siens. Jésus répond en donnant un sens théologique précis (corps donné, sang de l’alliance) et en annonçant la trahison tout en affirmant la souveraineté du plan déterminé.
Le Messie scelle la nouvelle alliance par son sang : Jésus se donne en sacrifice et inaugure le mémorial du salut.
Mt 26,26–29; Mc 14,22–25; 1 Co 11,23–26; Ex 24,8; Jr 31,31–34
- Jésus exprime un désir (explicitement mentionné). - Les disciples s’interrogent (réaction explicitement mentionnée).
Juste avant, la Pâque a été préparée sur ordre de Jésus (Lc 22,7–13). Ici, Jésus interprète le repas et annonce la trahison. Juste après, une dispute surgit sur la grandeur, et Jésus enseigne le service (Lc 22,24–30), contraste frappant avec le don de Jésus.
- Motif du Royaume (jusqu’au Royaume). - Motif du don : donné / répandu / pour vous. - Répétition : rendre grâces (coupe/pain). - Contraste : mémoire (faire) / trahison (livrer). - Formulation solennelle : nouvelle alliance.
Pâque : repas qui cadre l’interprétation de la mort de Jésus. Corps donné : formule qui interprète le pain comme don de Jésus. Sang répandu : formule qui interprète la coupe comme alliance scellée par sa mort. Alliance : relation nouvelle formalisée par Dieu à travers Jésus. Mémoire : action répétée qui rappelle et proclame le don de Jésus.
Réduire la Cène à un symbole vague : Jésus donne des paroles d’interprétation précises (corps donné; sang de l’alliance). Opposer plan déterminé et responsabilité : le texte maintient les deux. Détacher “pour vous” de l’exégèse : c’est central dans la formulation, sans application ajoutée.
Tension : repas de fête vs souffrance imminente; communion des apôtres vs présence du traître; détermination du plan de Dieu vs responsabilité humaine (“malheur”). Visée : instituer le mémorial centré sur le don du Messie, lier la Pâque à la nouvelle alliance, et préparer les disciples à la réalité de la trahison et de la passion.
Heure venue → Jésus s’assoit avec les apôtres → déclaration de désir : manger cette Pâque avant de souffrir → annonce : ne la mangera plus jusqu’à l’accomplissement dans le Royaume → prise de coupe : rendre grâces, partager; annonce : ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’au Royaume → prise du pain : rendre grâces, rompre, donner; parole : “mon corps donné pour vous” → commandement : faire en mémoire de Jésus → prise de la coupe après le repas : “nouvelle alliance en mon sang, répandu pour vous” → annonce du traître : main à table → affirmation : Fils de l’homme va selon ce qui est déterminé → malheur à celui qui le livre → les disciples s’interrogent : qui ?
chambre haute
Lc 22,14–20
1) Qu’est-ce que Jésus dit explicitement sur le pain et la coupe (mots exacts), et comment cela encadre-t-il le sens du repas ? 2) Que signifie “jusqu’au Royaume” dans le passage : que met-il en attente, et comment cela relie présent/futur ? 3) Comment le texte tient-il ensemble “déterminé” (plan) et “malheur” (responsabilité) dans l’annonce du traître ?
Jésus prend place à table avec les apôtres pour célébrer la Pâque avant sa souffrance. Il annonce que ce repas vise un accomplissement dans le Royaume de Dieu, puis il prend la coupe et le pain en leur donnant une interprétation précise : son corps est donné et son sang scelle la nouvelle alliance. Il commande de refaire ce geste “en mémoire” de lui, ancrant la communion dans son don. Au cœur même du repas, il annonce aussi la présence du traître et tient ensemble souveraineté (“ce qui est déterminé”) et responsabilité (“malheur”). Le passage montre donc comment la Pâque est accomplie par le Messie qui se donne, et comment cette institution prépare les disciples à la passion imminente.