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fête — ἑορτή — heortē

Sens (principal)

Celebration rituelle communautaire marquant la grâce divine ponctuelle, souvent liée à un repas ou à un sacrifice.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἑορτή signifie fête, célébration, festival, particulièrement une fête religieuse. Le mot désigne un temps fixé où l’on se rassemble pour célébrer, se souvenir et adorer. Logiquement, ἑορτή implique une date, un rite, une communauté : la fête structure le calendrier et l’identité. Dans le NT, le terme apparaît souvent pour les grandes fêtes juives (Pâque, Tabernacles, etc.), situant Jésus dans le rythme d’Israël et donnant un cadre théologique : mémoire de délivrance et attente. Ainsi, ἑορτή met en relief que l’histoire du salut est célébrée : on se souvient et on proclame. En somme, ἑορτή désigne la fête comme temps d’alliance : rassemblement célébrant les œuvres de Dieu, cadre dans lequel le Messie se révèle et accomplit.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan est le calendrier des fêtes (moedim) : Pâque, semaines, tabernacles, etc. La pensée sémitique comprend que la fête n’est pas seulement culturelle : c’est mémoire et pédagogie d’alliance. Les fêtes rappellent la délivrance, la provision, la présence de Dieu. Ainsi, ἑορτή résonne avec ce thème : se souvenir pour rester fidèle. Dans le NT, Jésus vient à la fête et révèle son identité; il accomplit ce que les fêtes annonçaient. La pensée sémitique aide donc à entendre la fête comme rendez-vous de Dieu : une histoire célébrée qui pointe vers l’accomplissement en Christ.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, une fête est souvent divertissement. ἑορτή, bibliquement, est une célébration structurante : mémoire, adoration, identité. Clarification : les récits situés pendant une fête sont chargés de sens : Jésus se révèle dans le cadre de la mémoire d’Israël. En prédication exégétique, ἑορτή permet de parler d’une foi qui se souvient : célébrer pour ne pas oublier. Le mot corrige un contresens moderne : séparer célébration et théologie. Dans la Bible, la fête enseigne. Ainsi, ἑορτή met en avant la mémoire communautaire des actes de Dieu et leur accomplissement.

Courte description — (aide remplissage)

Dans ce passage, « fête » désigne une célébration rituelle communautaire qui marque une grâce divine ponctuelle, souvent liée à un repas ou à un sacrifice.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

En Lc 22,1 : la “fête des pains sans levain” cadre l’imminence de la passion : la fête s’approche tandis que le complot avance; l’indice est le contraste fête/complot (v.1–2).

Pièges lexicaux

Lire “fête” comme décor sans incidence : Luc l’utilise pour cadrer l’heure et les contraintes (“sans foule”). Ne pas confondre fête (période) et repas (moment) : le contexte précise.

Usage biblique (mini)

Désigne une fête/solennité (souvent calendrier d’Israël). Le contexte précise laquelle (Pâque, Tabernacles, etc.) et l’enjeu (célébration ou occasion de complot).

Antonymes / contrastes (FR)

deuil; jeûne (selon contexte)

Synonymes / proches (FR)

fête; solennité

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

fête

Versets clés (liste)

Lc 22,1; Jn 7,2; Jn 5,1

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1859

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

heortē

Vérifiable
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : fête = célébration joyeuse neutre (ambiance). Option B : fête = solennité liturgique du calendrier d’alliance (repère de temps + rassemblement). Dans Lc 22,1, le co‑texte nomme la fête (“pains sans levain, appelée Pâque”) et montre qu’elle sert de repère pour l’action des autorités (ils cherchent comment tuer sans tumulte). L’indice “appelée la Pâque” contraint le sens vers B, pas vers une simple “ambiance festive”.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22,1 — “fête” (G1859) : solennité liturgique (pains sans levain/Pâque) qui fixe le calendrier et crée une contrainte (les chefs craignent la foule). L’indice est “appelée la Pâque” + la mention de la peur du peuple (v.2).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre liturgique/calendaire : une solennité d’alliance qui rassemble le peuple à Jérusalem. Dans Lc 22, cela sert aussi de cadre socio-politique (foule, vigilance des autorités).