Celebration rituelle communautaire marquant la grâce divine ponctuelle, souvent liée à un repas ou à un sacrifice.
ἑορτή signifie fête, célébration, festival, particulièrement une fête religieuse. Le mot désigne un temps fixé où l’on se rassemble pour célébrer, se souvenir et adorer. Logiquement, ἑορτή implique une date, un rite, une communauté : la fête structure le calendrier et l’identité. Dans le NT, le terme apparaît souvent pour les grandes fêtes juives (Pâque, Tabernacles, etc.), situant Jésus dans le rythme d’Israël et donnant un cadre théologique : mémoire de délivrance et attente. Ainsi, ἑορτή met en relief que l’histoire du salut est célébrée : on se souvient et on proclame. En somme, ἑορτή désigne la fête comme temps d’alliance : rassemblement célébrant les œuvres de Dieu, cadre dans lequel le Messie se révèle et accomplit.
L’arrière-plan est le calendrier des fêtes (moedim) : Pâque, semaines, tabernacles, etc. La pensée sémitique comprend que la fête n’est pas seulement culturelle : c’est mémoire et pédagogie d’alliance. Les fêtes rappellent la délivrance, la provision, la présence de Dieu. Ainsi, ἑορτή résonne avec ce thème : se souvenir pour rester fidèle. Dans le NT, Jésus vient à la fête et révèle son identité; il accomplit ce que les fêtes annonçaient. La pensée sémitique aide donc à entendre la fête comme rendez-vous de Dieu : une histoire célébrée qui pointe vers l’accomplissement en Christ.
Aujourd’hui, une fête est souvent divertissement. ἑορτή, bibliquement, est une célébration structurante : mémoire, adoration, identité. Clarification : les récits situés pendant une fête sont chargés de sens : Jésus se révèle dans le cadre de la mémoire d’Israël. En prédication exégétique, ἑορτή permet de parler d’une foi qui se souvient : célébrer pour ne pas oublier. Le mot corrige un contresens moderne : séparer célébration et théologie. Dans la Bible, la fête enseigne. Ainsi, ἑορτή met en avant la mémoire communautaire des actes de Dieu et leur accomplissement.
Dans ce passage, « fête » désigne une célébration rituelle communautaire qui marque une grâce divine ponctuelle, souvent liée à un repas ou à un sacrifice.
En Lc 22,1 : la “fête des pains sans levain” cadre l’imminence de la passion : la fête s’approche tandis que le complot avance; l’indice est le contraste fête/complot (v.1–2).
Lire “fête” comme décor sans incidence : Luc l’utilise pour cadrer l’heure et les contraintes (“sans foule”). Ne pas confondre fête (période) et repas (moment) : le contexte précise.
Désigne une fête/solennité (souvent calendrier d’Israël). Le contexte précise laquelle (Pâque, Tabernacles, etc.) et l’enjeu (célébration ou occasion de complot).
deuil; jeûne (selon contexte)
fête; solennité
fête
Lc 22,1; Jn 7,2; Jn 5,1
G1859
heortē
Option A : fête = célébration joyeuse neutre (ambiance). Option B : fête = solennité liturgique du calendrier d’alliance (repère de temps + rassemblement). Dans Lc 22,1, le co‑texte nomme la fête (“pains sans levain, appelée Pâque”) et montre qu’elle sert de repère pour l’action des autorités (ils cherchent comment tuer sans tumulte). L’indice “appelée la Pâque” contraint le sens vers B, pas vers une simple “ambiance festive”.
- Lc 22,1 — “fête” (G1859) : solennité liturgique (pains sans levain/Pâque) qui fixe le calendrier et crée une contrainte (les chefs craignent la foule). L’indice est “appelée la Pâque” + la mention de la peur du peuple (v.2).
Registre liturgique/calendaire : une solennité d’alliance qui rassemble le peuple à Jérusalem. Dans Lc 22, cela sert aussi de cadre socio-politique (foule, vigilance des autorités).