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Gomorrhe — Γόμορρα — Gomorra

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Toponyme : Gomorrhe (sens/étymologie incertaine). Grec : Γόμορρα.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le toponyme Γόμορρα (« Gomorrhe ») est utilisé dans le NT comme un exemple argumentatif. Dans les paroles de Jésus (Mt 10; Mt 11) et dans certaines épîtres, le nom n’est pas donné pour informer sur une géographie, mais pour produire une comparaison. La logique est rhétorique : si une ville jugée dans l’histoire biblique a reçu un châtiment sévère, alors le rejet d’une révélation plus grande (la présence et la parole de Jésus) rend la responsabilité encore plus grave. Le nom fonctionne donc comme un raccourci narratif : il condense une histoire connue (Gn 19) et il la mobilise comme précédent. Dans cette structure, « Gomorrhe » sert à intensifier l’avertissement, non par excès de mots, mais par puissance de référence. Le lecteur n’a pas besoin qu’on raconte tout le récit de Genèse : le nom suffit à activer la mémoire scripturaire. Ainsi, Γόμορρα est un terme de raisonnement : il fait passer de l’exemple ancien à une conclusion présente. Il faut donc le lire comme un élément de logique comparative et de responsabilité : le mot sert le co-texte, et le co-texte détermine l’accent (avertissement, jugement, gravité du refus).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la mémoire d’Israël, Sodome et Gomorrhe appartiennent aux récits majeurs qui parlent de la justice de Dieu, de la gravité du mal, et de la réalité du jugement. L’arrière-plan de Gn 19 n’est pas un slogan : c’est un récit qui montre que Dieu voit, qu’il juge avec droiture, et qu’il sait aussi délivrer ceux qu’il garde. Cet univers biblique donne au nom « Gomorrhe » une fonction de rappel : il évoque une catastrophe qui n’est pas due au hasard, mais liée à une situation morale et à une décision divine. Quand le NT reprend ce nom, il présuppose cette mémoire et l’emploie comme avertissement. Dans la pensée hébraïque, l’avertissement n’est pas une menace gratuite : il sert à appeler à la repentance et à prendre au sérieux la révélation reçue. « Gomorrhe » rappelle aussi que la responsabilité augmente avec la lumière : plus la parole de Dieu est claire, plus le refus est grave. Ainsi, ces repères de l’univers biblique aident à lire le NT avec sobriété : le nom renvoie à la justice de Dieu, à la réalité du jugement, et à l’appel pressant à écouter. Il s’agit de rester ancré dans le texte, sans projeter des usages culturels modernes sur ce toponyme.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans un contexte moderne, « Gomorrhe » est parfois utilisé comme étiquette ou comme slogan pour condamner rapidement. Le NT ne l’emploie pas ainsi. Il l’utilise comme référence biblique précise, au service d’un avertissement déterminé par le passage. La clarification essentielle est donc méthodologique : quand le texte dit « plus supportable pour Sodome et Gomorrhe », il ne demande pas au lecteur de lancer des jugements culturels, mais de comprendre la logique de responsabilité face à la révélation. Le nom sert à rappeler un précédent scripturaire et à mesurer la gravité d’un refus. Un autre contresens serait d’isoler le mot et d’en faire une doctrine complète du jugement. Il faut suivre le co-texte : à qui Jésus parle-t-il, que refusent-ils, et quelle comparaison Jésus établit-il ? L’usage moderne peut aussi oublier la dimension biblique d’appel : l’avertissement vise à conduire à l’écoute, pas à nourrir un goût de condamnation. Lire « Gomorrhe » bibliquement, c’est donc le traiter comme une référence sobre, encadrée par l’argument du passage, et non comme une étiquette. Cela rend la lecture plus juste et plus fidèle au texte.

Courte description — (aide remplissage)

Nom propre : Gomorrhe (ville associée au jugement de Gn 19).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Gomorrhe est évoquée comme ville de référence (Gn 19) servant d’exemple de jugement; le terme fonctionne comme comparaison/avertissement selon les passages.

Pièges lexicaux

Ne pas utiliser le nom comme slogan. Le terme sert une comparaison/avertissement fondé sur Gn 19.

Usage biblique (mini)

Référence à Gomorrhe comme exemple de jugement (souvent avec Sodome). Sert à comparer la gravité du rejet du message avec un cas connu de l’AT.

Antonymes / contrastes (FR)

repentance / endurcissement (selon passage)

Synonymes / proches (FR)

Sodome (souvent associé)

À ne pas confondre avec…

Gomorrhe (référence à Gn 19) vs usages culturels modernes sans lien au texte.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom propre
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

Gomorrhe

Versets clés (liste)

Mt 10,15; Mt 11,23–24; 2 P 2,6; Jude 7

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1116

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

go-mor-re (FR).

Translit. — NOYAU

Gomorra

Vérifiable
Catégorie — nom propre
Lieu
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte (comparaison/avertissement) impose un usage typologique : référence à un précédent biblique de jugement. Ne pas utiliser le nom comme slogan; lire l’argument du passage (responsabilité, rejet, jugement).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Référence-exemple de jugement; sert à intensifier un avertissement sur la responsabilité.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre historique et moral : référence à une ville emblématique du jugement divin. Dans le NT, le nom sert souvent d’exemple de gravité du rejet et d’avertissement.