Ou (alternative/contraste).
L’AT enseigne fréquemment par alternatives tranchées : vie ou mort, bénédiction ou malédiction, sagesse ou folie (Dt 30; Ps 1; Pr). Un “ou” peut donc porter une pédagogie biblique : mettre deux chemins en face et obliger à choisir. Cela éclaire le NT quand le co-texte parle de voie, de fruit, de jugement ou d’alliance. L’arrière-plan hébraïque rappelle que ces alternatives ne sont pas des options abstraites : elles décrivent des trajectoires et des issues. Le mot-outil sert donc à rendre visible la structure d’alliance : fidélité ou infidélité, confiance ou rejet. Le garde-fou reste le co-texte : si l’“ou” est simplement une reformulation, on garde une lecture simple. Mais si le passage présente deux voies, l’alternative est intentionnelle.
On peut lire “ou” comme un simple connecteur interchangeable. Le passage peut l’utiliser pour poser une alternative réelle (deux voies), ou pour reformuler une idée. La clarification est : identifier lequel des deux usages est en jeu, sinon on mélange les options et on perd la logique. Lire correctement l’alternative rend le texte plus clair : on comprend ce qui est opposé et pourquoi. Cela évite de “moyenner” le passage ou d’en faire une liste d’options sans enjeu.
Nom : grain/semence (très petit), souvent utilisé dans une image agricole (petit commencement → croissance) selon le co-texte.
Marque une alternative/contraste dans l’argument : met deux possibilités en opposition.
Lisser l’alternative : repérer les deux options opposées et ne pas les mélanger. Vérifier si le texte exprime un choix exclusif ou une simple option.
Marque une alternative réelle (deux possibilités) ou une opposition dans un raisonnement.
et (addition), identique, confondu
ou; sinon; autrement
‘ou’ (alternative) ≠ ‘et’ (addition) : le texte force parfois un discernement.
grain
(à compléter selon l’occurrence du chapitre)
G2848
κόκκος (kokkos)
(à compléter)
kokkos
Le co-texte fixe la nuance : “grain” (kókkos) se lit avec l’objet (grain de quoi ?) et l’argument (petit → grand, semé → croissance). Option A : grain comme élément concret (petite semence) ; Option B : grain comme image pédagogique si le passage construit une comparaison (royaume, croissance). L’indice décisif est la présence d’un vocabulaire agricole (semer, pousser, arbre) et du contraste de taille (petit/grand). Ne pas transformer “grain” en symbole automatique : il sert l’image donnée par le passage.
- (Lc 13,18–19 si visé) — “grain de moutarde” : Option A (petite semence concrète dans l’image) / Option B (image d’un commencement petit qui devient grand). Indice : comparaison explicite + progression petite semence → grande plante/arbre.