Rendre inutile / annuler / mettre hors d’effet (selon contexte).
Le verbe exprime un changement d’état : ce qui agissait ne produit plus d’effet. Dans l’argumentation paulinienne, cela sert à décrire la transition opérée par Christ (puissance du péché/loi/voile) : elle est rendue inopérante, donc le croyant vit dans une nouvelle logique.
Dans l’arrière-plan biblique, rendre “sans effet” peut s’entendre comme briser un joug, annuler une dette, ou faire cesser une oppression. L’AT connaît ce registre : Dieu renverse, détruit, met fin à ce qui s’oppose à son dessein (idoles, injustice, ennemis). Cette perspective aide à lire le mot comme une action qui produit une libération ou une fin de pouvoir, selon le co-texte. Le point clé : le texte parle d’une efficacité qui cesse.
On peut entendre “annuler” comme “détruire” physiquement. Le texte vise souvent plus précisément : rendre une chose sans effet (elle peut exister encore, mais elle n’a plus de pouvoir). La clarification est : identifier ce qui est neutralisé dans le passage (accusation, puissance, effet). Un autre contresens est de moraliser : le mot décrit un résultat, pas une émotion. En restant lié au co-texte, on comprend la logique (avant : effet; après : plus d’effet). Enfin, dans la Bible, neutraliser peut être un acte de justice ou de délivrance. Lire le mot comme “pouvoir rendu inopérant” rend le passage cohérent.
Verbe : rendre inopérant / annuler / neutraliser (mettre hors d’effet) — nuance déterminée par l’objet et le contraste du passage.
Rendre quelque chose sans effet / invalider son pouvoir dans le contexte (faire cesser son influence).
Le confondre avec destruction matérielle : l’accent est sur l’effet (pouvoir neutralisé). Toujours identifier ce qui est rendu sans effet par le co-texte.
Exprime qu’une chose perd son efficacité ou son pouvoir (annulée, neutralisée) dans la logique du passage.
établir, renforcer, confirmer, rendre efficace
annuler; neutraliser; rendre sans effet; invalider
Annuler (rendre sans effet) ≠ supprimer l’existence : une chose peut rester mais ne plus avoir de pouvoir.
inutilement
(à compléter selon l’occurrence du chapitre)
G2673
καταργέω (katargeō)
ka-tar-ge'-o (approx.)
katargeo
Le sens doit être fixé par le co-texte : le verbe indique qu’une réalité est rendue sans effet (neutralisée). Option A : annuler/neutraliser une puissance (ex. une accusation, une domination) ; Option B : rendre inutile/inopérant un usage ou une fonction (ex. loi/rituel) si le passage parle d’un système. L’indice décisif est l’objet direct (ce qui est rendu inopérant) et le contraste “avant/après” dans l’argument. Ne pas confondre avec “détruire” : le mot vise le résultat (plus d’effet). Ne pas tirer une doctrine du mot seul : il sert la logique de délivrance/transition du passage.
- (Contexte Luc 13, si pertinent) — Option A/B dépend de l’objet. Indice à relever : ce qui est “neutralisé” est-il une puissance/ennemi (Option A) ou un statut/règle (Option B) ? La phrase elle-même décide; noter l’objet exact quand il est explicite.
Registre efficacité/pouvoir : neutraliser une influence (loi, accusation, domination, effet). Dans Paul, sert à décrire une puissance rendue inopérante (sans nécessairement ‘détruire’ matériellement).