ivraie ; mauvaise herbe
Zizanion = ivraie (mauvaise herbe ressemblant au blé). Dans Mt 13, l’image crée une tension : ressemblance au début, distinction au moment de la moisson. La logique grecque de la parabole : coexistence temporaire → interdiction d’un tri prématuré (risque d’arracher le blé) → tri final par les moissonneurs. Le terme sert à expliquer pourquoi le mal demeure “dans le champ” sans nier le jugement futur.
L’arrière-plan biblique associe la moisson au jugement et à la séparation finale (Dieu discerne). La patience de Dieu n’est pas indifférence, mais délai de miséricorde et de croissance. L’image d’un champ rappelle le peuple visible où se mêlent apparences; Dieu seul voit le cœur et décidera au temps fixé.
On utilise parfois l’ivraie pour justifier “laisser tout faire”. Zizanion sert plutôt à interdire le jugement précipité qui détruit aussi le bon grain, tout en affirmant un jugement final certain. Clarification : patience ≠ relativisme; cela veut dire : ne pas usurper le rôle de Dieu, et attendre son tri au temps de la moisson.
Dans le champ du Royaume, l’ivraie pousse avec le bon grain jusqu’au jugement. (Mt 13,24–30.36–43)
Dans Mt 13, l’ivraie représente ceux qui appartiennent au mal au milieu du peuple visible. Jésus enseigne la patience et la confiance : le tri ultime appartient à Dieu; la précipitation peut abîmer le blé. Le jugement final révélera clairement l’appartenance réelle.
Ne pas utiliser la parabole pour justifier la passivité face au péché : Jésus parle du tri final, pas de tolérer l’injustice. Ne pas se prendre pour les moissonneurs : le jugement ultime appartient à Dieu. Garder l’équilibre avec la discipline biblique (Mt 18) selon le contexte.
Terme lié à la parabole du champ. Sert d’image pour la présence du mal et des faux au milieu du peuple visible, jusqu’au jugement.
bon grain, blé (image)
ivraie, mauvaise herbe (image)
σῖτος — blé (bon grain) ; θερισμός — moisson (moment du tri)
ivraie
Mt 13,24–30 ; Mt 13,36–43 ; Mt 7,21–23
G2215
Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (zizanion).
dzi-dza-ni-on
zizanion
Le co-texte impose le sens agricole concret : semer, pousser, récolter, arracher, brûler. Donc ne pas remplir “ivraie” comme une abstraction (“le mal”) sans garder l’image du champ qui structure la parabole. Dans l’explication (Mt 13,36–43), Jésus précise les correspondances (blé/fils du Royaume, ivraie/fils du malin). Règle : partir d’abord de l’image (mauvaise plante) puis seulement ensuite de l’interprétation donnée par Jésus.
- Mt 13,24–30 — “ivraie” (G2215) : l’ivraie est l’image du mal mêlé au peuple du Royaume jusqu’au tri final. L’indice est l’ordre de laisser pousser ensemble. - Mt 13,24–30 — Option A (ivraie = problème à éliminer tout de suite) / Option B (ivraie = réalité à supporter avec discernement) : le co-texte tranche vers B : arracher trop tôt abîme le bon; le tri appartient à la fin.
Registre agricole/jugement : le mot désigne une mauvaise plante au milieu du blé (image de champ, croissance, récolte). Dans Matthieu 13, il active l’univers de la cohabitation visible et du tri final (moisson). Il sert de support concret à un enseignement sur le Royaume et le jugement.