jeûner; s’abstenir de nourriture (pour prière/repentance)
νηστεύω signifie jeûner : s’abstenir de nourriture (et parfois de boisson) pour un temps. Le verbe décrit un acte volontaire de privation, souvent lié à la prière, au deuil, à la repentance ou à la recherche de Dieu. Logiquement, le jeûne est un langage corporel : on dit avec son corps “Dieu compte plus que le pain”, ou “je cherche Dieu”. Dans le NT, Jésus jeûne, et il enseigne aussi sur le jeûne : ne pas le faire pour être vu, mais devant le Père. Ainsi, νηστεύω met en relief l’intention : le jeûne peut être vrai ou hypocrite. En somme, νηστεύω désigne le jeûne comme discipline : privation orientée vers Dieu, pour humilier le cœur, intensifier la prière, ou exprimer la repentance, selon le contexte.
L’AT connaît le jeûne comme signe d’humiliation et de repentance : se priver pour se tourner vers Dieu. La pensée sémitique comprend que le jeûne sans justice est vide : Isaïe dénonce un jeûne qui opprime. Ainsi, le jeûne biblique est lié à l’alliance : revenir à Dieu et pratiquer la justice. Dans le NT, ce cadre demeure : le jeûne doit être intérieur et relationnel, non rituel pour paraître.
Aujourd’hui, le jeûne est souvent “détox” ou performance. νηστεύω, bibliquement, est orientation vers Dieu. Clarification : le but n’est pas de se prouver fort, mais de chercher Dieu et d’humilier le cœur. En prédication exégétique, ce verbe aide à recadrer : jeûner peut être une aide pour prier, discerner, et se repentir, mais il ne remplace pas l’obéissance. Le mot corrige un contresens moderne : spiritualiser un régime. Le NT parle d’une pratique humble, cachée, centrée sur le Père.
Ici, le terme désigne l’abstinence volontaire et continue de nourriture, adoptée pour se tourner vers la prière et la repentance.
Dans le passage, νηστεύω signifie jeûner : abstinence volontaire en lien avec la prière/repentance. Le co-texte précise si c’est une pratique hypocrite à corriger ou un acte sincère.
Ne pas réduire à ‘diete’. Ne pas en faire une obligation universelle : le contexte détermine la pratique.
jeûner
G3523
nēsteuō
Le jeûne est un acte de culte : abstinence volontaire. L’indice est l’intention (prière, repentance) et la manière (discrète vs ostentatoire). Ne pas le présenter comme mérite : dans Mt 6, l’enjeu est la sincérité devant le Père.
- Mt 6,16–18 — jeûne discret : orientation vers le Père; indice : ‘dans le secret’. - Ac 13,2–3 — jeûne et prière : mise à part; indice : envoi missionnaire.
Registre culte et discipline : s’abstenir de nourriture pour se tourner vers Dieu. Peut aussi être communautaire (jeûne collectif) ou missionnaire (mise à part) selon contexte.