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laisser — ὑπολιμπάνω — hypolimpanō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Laisser derrière soi, abandonner en exemple ou en héritage.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ὑπολιμπάνω signifie laisser derrière, laisser en restant absent, ou laisser comme reste selon le contexte. Sa logique grecque combine le retrait et la trace : quelque chose ou quelqu’un s’en va, mais quelque chose demeure derrière. Pour l’expliquer correctement, il faut demander ce qui est laissé, pour qui, et dans quel but. Le mot peut désigner un objet abandonné, une situation laissée, mais aussi un exemple ou un modèle qui demeure après le passage d’une personne. Sa nuance centrale est celle d’un reste laissé à disposition. Le co-texte précise si l’accent tombe sur une trace, une responsabilité, un héritage, ou un modèle à suivre. ὑπολιμπάνω ne doit pas être réduit à un oubli négligent. Dans certains contextes, ce qui est laissé derrière est intentionnel et chargé de sens. Le mot invite donc à distinguer perte et legs. Laisser peut signifier abandonner, mais aussi transmettre en partant quelque chose qui continue d’orienter les autres. ὑπολιμπάνω aide à lire la continuité : même après le départ, une trace demeure et appelle une réponse.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, laisser derrière soi peut concerner un héritage, une mémoire, une instruction, une trace de fidélité ou au contraire un abandon coupable. L’Ancien Testament montre que les générations reçoivent ce qui a été laissé : commandements, témoignages, ruines, exemples ou bénédictions. Cette sensibilité éclaire ὑπολιμπάνω. Le verbe ne parle pas seulement d’absence ; il parle de ce qui demeure après un passage. Pour un lecteur moderne, laisser quelque chose peut signifier perdre ou simplement ne plus s’en occuper. La pensée biblique demande : qu’est-ce qui reste ? est-ce une trace de vérité, un exemple, un appel, un héritage ? ὑπολιμπάνω invite donc à discerner la qualité du reste laissé. Dans 1 Pierre, le Christ laisse un exemple pour que les croyants marchent dans ses traces. Le mot rappelle qu’un départ n’efface pas toujours la présence : une vie fidèle peut laisser derrière elle un chemin à suivre. Il y a ainsi une continuité entre ce qui a été vécu et ce qui continue de former le peuple de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut comprendre ὑπολιμπάνω comme « laisser » au sens banal : oublier quelque chose derrière soi. Le mot biblique peut être plus dense. Il signifie laisser derrière, mais parfois d’une manière qui crée une continuité pour d’autres. La clarification principale est de demander ce qui est laissé et avec quel effet. Est-ce une trace matérielle ? un exemple ? une responsabilité ? un héritage moral ? Dans une culture marquée par l’instantané, on pense peu à ce qui reste après nous. ὑπολιμπάνω rappelle que les actes, les paroles et les modèles peuvent demeurer. Il faut éviter de réduire le verbe à une simple perte. Dans certains contextes, ce qui est laissé n’est pas accidentel ; c’est une trace qui oriente. Sa nuance centrale est un reste significatif. Le mot aide à comprendre que la fidélité chrétienne peut laisser un chemin. Même lorsque la personne n’est plus là, quelque chose demeure pour guider, avertir ou instruire. Laisser derrière soi, bibliquement, peut signifier transmettre plus qu’abandonner.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe exprime l’action de laisser quelque chose après soi, volontairement ou comme trace à suivre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Christ laisse aux croyants un exemple de souffrance juste et patiente à suivre dans leurs propres épreuves.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec abandonner quelqu’un. Ici, Christ laisse un modèle vivant pour guider les siens.

Usage biblique (mini)

Employé pour laisser, laisser derrière ou transmettre quelque chose à ceux qui viennent après.

Antonymes / contrastes (FR)

retirer, reprendre, effacer, priver

Synonymes / proches (FR)

laisser, transmettre, léguer, laisser derrière soi

À ne pas confondre avec…

Délaisser, négliger, abandonner sans responsabilité.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

laisser

Versets clés (liste)

1 Pi 2,21

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5261

Lemme / racine (optionnel)

ὑπογραμμός

Prononciation — (aide remplissage)

hu-po-gram-MOS

Translit. — NOYAU

hypolimpanō

Vérifiable
Champs sémantiques
SaintetéAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : modèle ou exemple laissé par Christ. Option B : simple trace ou copie. Dans 1 Pi 2,18–25, le co-texte des souffrances injustes, de l’exemple de Christ et de l’appel à suivre ses traces fait préférer l’Option A. Le mot n’est pas un détail graphique ; il sert à décrire une conduite donnée comme repère aux croyants éprouvés.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 1 Pi 2,18–25 — 1 Pi 2,21 : Option A : exemple laissé par Christ dans la souffrance injuste ; Option B : simple modèle abstrait. Le co-texte des traces à suivre, de l’absence de péché et de la patience de Christ fait préférer l’Option A. La nuance est éthique et christologique : l’exemple n’est pas une idée générale, mais une marche concrète à la suite du Messie souffrant.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine pastoral et christologique. Le mot inscrit la souffrance de Christ comme chemin à suivre, non seulement comme événement à admirer.

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