larme; goutte de larme
δάκρυ signifie larme. Le nom désigne une réalité simple, mais fortement expressive : la larme rend visible la tristesse, la compassion, ou parfois la joie intense. Logiquement, δάκρυ met en relief l’affect : un événement touche le cœur au point de “couler” en larmes. Dans le NT, les larmes apparaissent dans des contextes de deuil, de repentance, et de prière intense. Elles peuvent marquer une contrition vraie (pleurer son péché) ou une compassion authentique (pleurer avec ceux qui pleurent). Ainsi, δάκρυ met en relief la dimension incarnée de la foi : Dieu rencontre un humain qui pleure. En somme, δάκρυ désigne la larme comme signe visible d’une douleur ou d’une compassion profonde.
Les psaumes parlent des larmes : “mes larmes sont mon pain”, et Dieu recueille les larmes. La pensée sémitique comprend que pleurer n’est pas faiblesse honteuse, mais langage de l’âme devant Dieu : plainte, repentance, attente. Les prophètes pleurent aussi sur le peuple. Ainsi, δάκρυ résonne avec une spiritualité de la vérité : amener sa douleur à Dieu. Dans le NT, les larmes s’inscrivent dans la consolation promise : Dieu voit et relève.
Aujourd’hui, on cache souvent les larmes ou on les pathologise. δάκρυ rappelle que la Bible assume les larmes : elles font partie d’une relation vraie avec Dieu. Clarification : pleurer n’est pas l’inverse de la foi; cela peut être une expression de la foi (dépendance, compassion, repentance). En prédication exégétique, δάκρυ aide à parler de consolation : Dieu n’est pas indifférent, il voit. Le mot corrige un contresens moderne : spiritualiser en niant l’émotion. Le NT montre une foi incarnée, qui pleure et espère.
Dans le texte, le mot grec « δάκρυ » (larme, translitt. dakru, G1144) désigne une goutte de larmes.
Dans le passage, δάκρυ désigne une larme/les larmes, signe concret d’affliction ou d’émotion; le co-texte précise si c’est repentance, détresse ou compassion.
Ne pas moraliser (‘si tu pleures c’est bien’) : le mot est descriptif. Suivre le contexte.
larme
G1144
dakru
Rester concret : larme (pleurs). La portée spirituelle vient du contexte (repentance, compassion, consolation), pas du mot seul. Ne pas transformer automatiquement en ‘repentance’ si le passage parle simplement de douleur ou de compassion.
- Hé 5,7 — ‘avec de grands cris et des larmes’ : prière intense; indice : supplications. - Ac 20,19.31 — larmes dans le service/avertissement; indice : ministère et souffrances. - Ap 7,17 / 21,4 — Dieu essuie les larmes : consolation eschatologique; indice : promesse finale.
Registre émotionnel et prière : expression visible de tristesse, supplication ou joie. Dans le NT, les larmes peuvent accompagner la repentance, l’intercession ou la compassion.