Faible; sans force; malade.
ἄρρωστος signifie malade, faible, souffrant. L’adjectif décrit une condition de fragilité physique (et parfois plus largement une faiblesse). Logiquement, ἄρρωστος met en relief la vulnérabilité : besoin d’aide, de soins, et souvent d’inclusion, car la maladie isole. Dans le NT, les malades sont au centre de la compassion de Jésus : guérisons comme signes du Royaume. Ainsi, ἄρρωστος sert à montrer que le Royaume touche la faiblesse et restaure. En somme, ἄρρωστος désigne la maladie/faiblesse : condition qui révèle le besoin et devient lieu de visitation de Dieu.
La Bible connaît la maladie comme souffrance humaine et parfois comme symbole de brisure. La pensée sémitique insiste sur la compassion : Dieu est proche des faibles. Les prophètes annoncent un temps où Dieu guérit. Ainsi, ἄρρωστος résonne avec l’espérance messianique : les malades seront relevés. Dans le NT, les guérisons signifient que Dieu visite.
On médicalise la maladie et on la vit souvent seul. ἄρρωστος rappelle aussi la dimension communautaire : prendre soin, visiter, porter. Clarification : les guérisons évangéliques ne sont pas seulement des “histoires”, elles annoncent le Royaume et la compassion de Dieu. En prédication exégétique, le mot permet de parler d’une Église qui entoure les faibles et d’une espérance de restauration.
Terme pour ‘malade / faible’ (5 occurrences). Souvent dans les récits de guérison (Mt 14,14; Mc 6).
Ne pas confondre avec νόσος (maladie en général). Ici, l’accent est sur la faiblesse/incapacité (‘sans force’).
malade
Mt 14,14; Mc 6,5; Mc 6,13; 1 Co 11,30
G0732
arrōstos
Si le contexte est guérison → ‘malade’. Si le contexte est moral/spirituel (ex. 1 Co 11) → garder la nuance d’affaiblissement (conséquence) sans sur-interpréter.
Registre fragilité/compassion : décrit un état de faiblesse physique appelant soin. Dans les Évangiles, sert à montrer la compassion et la puissance de guérison.