Jésus enseigne dans sa patrie; les gens s’étonnent puis se scandalisent, le connaissant comme le charpentier. Jésus déclare qu’un prophète est méprisé dans sa patrie. Il fait peu de miracles à cause de leur incrédulité.
- Jésus vient dans sa patrie, accompagné de ses disciples. - Le jour du sabbat, il enseigne dans la synagogue. - Beaucoup l’entendent et s’étonnent : d’où lui viennent ces choses ? - Ils parlent de sa sagesse et des miracles faits par ses mains. - Ils le connaissent comme « le charpentier », le fils de Marie, et le frère de plusieurs (liste). - Ils sont scandalisés à son sujet. - Jésus dit qu’un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et sa maison. - Jésus ne peut faire là aucun miracle, sauf guérir quelques malades en leur imposant les mains. - Jésus s’étonne de leur incrédulité. - Jésus parcourt les villages d’alentour en enseignant.
Montrer l’obstacle de l’incrédulité née de la familiarité et la réalité du rejet du prophète-messie par les siens.
- Pourquoi les gens citent-ils sa famille/métier ? → Ils réduisent Jésus à ses origines pour refuser son autorité. - Que signifie « il s’étonna de leur incrédulité » ? → Marc souligne la gravité du refus malgré la proximité et l’enseignement. - Pourquoi quelques guérisons seulement ? → Indice que Jésus agit malgré tout, mais le rejet domine la scène.
Les habitants de Nazareth réduisent Jésus à ce qu’ils connaissent de son passé et de sa famille. Le problème est l’incrédulité et le scandale qui empêchent de recevoir le Messie. Le passage montre que le rejet n’annule pas la mission de Jésus : il continue d’enseigner ailleurs, mais la patrie se prive elle-même de l’œuvre qu’elle refuse.
Le Messie est rejeté : l’incrédulité empêche de recevoir l’œuvre de Jésus, révélant la dureté du cœur humain.
Mt 13,53–58; Lu 4,16–30; Jn 1,11; Es 53,3; Mc 3,21
- Scandale/rejet : « ils étaient scandalisés à son sujet ». - Étonnement de Jésus : « il s’étonna de leur incrédulité ».
Avant : résurrection de la fille de Jaïrus et guérison de la femme. Après : Jésus envoie les douze deux à deux avec autorité sur les esprits impurs.
- Répétition de questions : « d’où… ? » / « que… ? ». - Contraste : étonnement initial → scandale/rejet. - Répétition des repères de familiarité : charpentier, famille, patrie. - Formule proverbiale : « un prophète… méprisé ». - Contraste : puissance reconnue (miracles) vs incrédulité persistante. - Répétition : enseigner (synagogue; villages). - Mention explicite : incrédulité comme cause de la limitation des miracles.
- « patrie » : lieu de familiarité qui devient lieu de rejet. - « scandalisés » : refus offensé au lieu d’une foi humble. - « prophète méprisé » : parole qui explique le rejet des siens. - « incrédulité » : absence de confiance qui ferme la réception. - « enseigner » : Jésus poursuit sa mission malgré le rejet.
- Conclure que Jésus manque de puissance : le texte relie l’absence de miracles à l’incrédulité, pas à une limite de Jésus. - Lire « scandalisés » comme simple jalousie sociale : c’est un rejet spirituel du prophète. - Utiliser « pas de prophète… » pour mépriser sa ville : Jésus constate un schéma de rejet.
La tension est le rejet né de la familiarité : on reconnaît des faits (sagesse, miracles) mais on refuse de croire. La visée est de montrer que l’incrédulité ferme la réception de l’œuvre de Jésus et que le Messie, bien qu’enseignant avec autorité, est méprisé par les siens.
Retour à la patrie → enseignement au sabbat → étonnement et questions → familiarité qui conduit au scandale → parole de Jésus sur le prophète méprisé → peu de miracles (sauf quelques guérisons) → étonnement de Jésus devant l’incrédulité → poursuite du ministère ailleurs (villages).
Nazareth; synagogue
Mc 6,1–6