🇬🇷

maître de maison — οἰκοδεσπότης — oikodespotēs

Sens (principal)

Maître de maison; propriétaire; chef de maison.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

οἰκοδεσπότης signifie maître de maison, propriétaire ou chef d’une maisonnée. Le mot est composé de l’idée de maison et de celle de maître; il désigne donc une personne qui exerce une autorité sur un foyer, ses biens, ses serviteurs et ses invités. Dans Lc 14, le maître de maison est celui qui prépare le souper, envoie son serviteur, reçoit le refus des premiers invités, puis décide d’élargir l’invitation. La logique du mot est celle d’une autorité domestique et sociale. Il ne faut pas l’entendre comme « despote » au sens moderne de tyran, sauf si le contexte le montre. Ici, le mot décrit surtout un rôle : l’hôte qui possède la maison et organise le banquet. Son autorité se voit dans ses ordres : aller dans les rues, puis vers les chemins et les haies, afin que la maison soit remplie. οἰκοδεσπότης structure donc la scène : il est le centre décisionnel du récit. Les invités répondent à son invitation, le serviteur agit selon son commandement, et la maison lui appartient. En contexte, le mot désigne le maître-hôte dont l’autorité gouverne l’accès au souper.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la maison n’est pas seulement un bâtiment; elle désigne un espace de relation, d’autorité, d’hospitalité et de responsabilité. Le maître de maison organise la table, accueille ou refuse, donne des ordres aux serviteurs et protège l’ordre de la maisonnée. Cet arrière-plan éclaire οἰκοδεσπότης en Lc 14. Le maître de maison est l’hôte du grand souper. Il ne représente pas simplement un propriétaire privé; il est celui dont la maison doit être remplie de convives. L’autorité de la maison se manifeste par l’invitation et par les décisions prises après les refus. La pensée biblique donne aussi du poids à l’hospitalité : inviter à la table engage l’honneur de l’hôte et la réponse des invités. Il faut cependant rester dans la parabole. Le mot ne doit pas être transformé en titre théologique détaché du récit. En contexte, il désigne le maître-hôte qui agit pour que le banquet ait lieu malgré les excuses. Sa maison devient le lieu de la participation au festin. οἰκοδεσπότης aide donc à comprendre la dynamique de l’autorité dans la scène : une maison, un maître, un serviteur, des invités, et une décision d’élargir l’accueil.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, « maître de maison » peut sonner ancien ou socialement distant. οἰκοδεσπότης doit être expliqué comme le responsable d’une maisonnée : celui qui possède la maison, organise le repas et donne les ordres nécessaires. Dans Lc 14, le mot ne désigne pas un tyran domestique, mais l’hôte souverain du banquet. Le contresens serait d’entendre « despote » dans le sens moderne négatif et de projeter une violence sur le personnage sans indice. Un autre contresens serait de réduire le maître à un simple organisateur logistique. Dans la parabole, il est celui qui décide de la réponse au refus des invités. Il envoie le serviteur vers d’autres personnes et veut que sa maison soit remplie. Pour expliquer οἰκοδεσπότης, il faut donc observer ses relations : il a une maison, un souper, un serviteur, des invités, et l’autorité de commander. Le mot donne la structure sociale du récit. Il indique qui parle avec autorité et qui fixe le but de l’action. En contexte, le maître de maison est le centre de l’invitation et de l’élargissement du festin. Sa décision explique la progression de toute la parabole.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : maître de maison (propriétaire/chef d’un foyer), figure d’autorité dans un récit ou une parabole; son rôle et ses décisions structurent la scène.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Avoir/tenir quelque chose (au sens concret ou relationnel) — exprime un attachement ou un maintien qui oriente la lecture du passage.

Pièges lexicaux

Charger négativement (“despote”) : ici c’est un terme de rôle (propriétaire/chef), pas forcément tyrannique.

Usage biblique (mini)

Image fréquente pour parler de l’autorité du maître et de la responsabilité des serviteurs (vigilance).

Antonymes / contrastes (FR)

perdre, lâcher, abandonner

Synonymes / proches (FR)

maître de maison; propriétaire; chef de maison

À ne pas confondre avec…

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

maître de maison

Versets clés (liste)

Mc 13,34-35; Mc 14,14 (proche : maître de la maison/salle)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3617

Lemme / racine (optionnel)

οἰκοδεσπότης (oikodespotēs)

Prononciation — (aide remplissage)

ekh'-o (approx.)

Translit. — NOYAU

oikodespotēs

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer si c’est une parabole (maître de maison) ou un contexte réel. Dans Marc 13,35 : image du maître qui revient, appel à veiller. Règle : relier au thème vigilance.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Marc 13 : retour imprévisible → appel à la vigilance et à la fidélité.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre maison/autorité : celui qui gouverne la maison et ses serviteurs. Dans Marc, sert à la parabole/illustration de la vigilance en attendant le retour du maître.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune