monde (ordre humain opposé à Dieu, selon contexte)
Le mot apparaît comme sujet d’une incapacité : “le monde ne peut pas recevoir”. Dans la logique du passage, il sert à définir par contraste les destinataires de la promesse : les disciples connaissent l’Esprit parce qu’il demeure, tandis que le monde ne le reçoit pas. Le terme “monde” organise donc une frontière : réception de l’Esprit = appartenance aux disciples. Il clarifie que la promesse de présence n’est pas neutre : elle est liée à une relation de foi. Le mot contribue à la structure monde/discipes, centrale dans le discours d’adieu. Il prépare aussi la suite de Jean où le monde s’oppose aux disciples.
L’arrière-plan biblique distingue souvent “le peuple de Dieu” et les nations quand il s’agit de réception de la parole, sans nier que Dieu aime toutes les nations. Ici, “monde” représente une humanité en posture de refus (ne voir/ne connaître). La nouvelle alliance promet l’Esprit à ceux qui appartiennent à Dieu : le contraste rappelle cette logique d’alliance. On peut aussi entendre l’idée d’aveuglement du cœur, fréquente dans les prophètes. Ainsi, “monde” n’est pas une géographie mais une sphère d’appartenance spirituelle. Le mot souligne que la présence de Dieu est donnée dans une relation d’alliance.
Lecture occidentale spontanée : monde = planète ou société. Ici, “monde” signifie : système d’incrédulité qui ne reçoit pas l’Esprit parce qu’il ne voit pas/ne connaît pas. Clarification : ce n’est pas une haine des humains, mais un diagnostic spirituel dans le discours de Jésus. Le mot sert à renforcer l’assurance des disciples : eux connaissent l’Esprit. On garde donc une nuance contextuelle : monde = sphère de non-réception. Cela évite l’usage moraliste (“le monde est mauvais”) hors-texte.
Nom : “monde” ; dans Jean, peut désigner l’humanité en général ou le système d’incrédulité opposé à Dieu.
Dans Jn 14,15–21, le “monde” est le domaine de l’incrédulité : il ne reçoit pas l’Esprit de vérité parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Le mot sert à tracer un contraste entre disciples et monde.
Toujours laisser le contexte décider : parfois κόσμος = humanité aimée (Jn 3,16), parfois système d’incrédulité (Jn 14–16). Éviter un ton méprisant.
Chez Jean, “monde” peut désigner l’humanité aimée de Dieu (Jn 3,16) ou le système d’incrédulité (Jn 15–16) ; le contexte décide.
Royaume de Dieu; disciples; Église (selon contexte)
monde; système (selon contexte); humanité (selon contexte)
αἰών (siècle/âge) : accent sur l’époque; γῆ (terre) : lieu; κόσμος : monde/système/humanité.
monde
Jn 14,17; Jn 15,18-19; 1 Jn 2,15-17
G2889
κόσμος
kosmos (kos-mos)
kosmos
Le mot peut désigner la création ou l’humanité. Ici, l’indice est la description : “le monde ne peut pas le recevoir… ne le voit pas… ne le connaît pas”. Donc “monde” désigne le système d’incrédulité opposé à Dieu, pas la planète. Le co-texte contraste “vous” (disciples) et “monde” (non-réception). On évite donc de généraliser contre “les gens” : le texte décrit une posture spirituelle. Le sens retenu est contrôlé par la raison donnée (ne voir/ne connaître).
- Chez Jean, κόσμος peut être l’humanité aimée (Jn 3,16) ou le système d’incrédulité (Jn 14–16). - Dans Jn 14, le ‘monde’ est défini par l’incapacité à voir/connaître l’Esprit. - L’appel n’est pas au mépris, mais au non-conformisme et au témoignage.
Registre relationnel et spirituel : deux sphères d’appartenance (monde vs disciples). Dans ce passage, le monde est le domaine qui ne reçoit pas la présence de l’Esprit.