🇬🇷

mépriser — ἐξουθενέω — exoutheneo

Sens (principal)

Verbe : mépriser, traiter comme sans valeur, regarder avec dédain ou rejeter comme insignifiant.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Sans sens déjà renseigné, la pensée grecque exige de situer le verbe dans son contexte : c’est souvent la construction (prépositions, objets, compléments) qui détermine la nuance. Dans le NT, un verbe peut exprimer un acte moral (se détourner), une dynamique intérieure (désirer, craindre), ou une action relationnelle (réconcilier). La profondeur vient d’une lecture structurée : rôle du verbe dans la progression du passage (exhortation, avertissement, conséquence). Une fois les occurrences reliées, on pourra produire une pensée grecque riche : expliquer la logique du passage (pourquoi ce verbe ici), la nuance exacte (intensité, aspect), et la portée argumentative (ce que le texte cherche à faire comprendre ou à provoquer).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Puisque la fiche est classée côté “péché / repentance”, l’arrière-plan sémitique probable touche aux motifs : se détourner, revenir, confesser, être purifié. Dans l’AT, la repentance est décrite par des images de chemin (retourner), de cœur (changement intérieur), et de purification (être lavé). Sans versets, on évite de fixer une image précise, mais on pose le cadre : le péché est rupture d’alliance, la repentance est retour relationnel vers Dieu. Une fois le contexte connu, on pourra enrichir en reliant le verbe aux appels prophétiques (“revenez”), aux Psaumes de confession, et à la logique d’alliance (Dieu pardonne et restaure).

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Clarification moderne : on doit d’abord identifier les occurrences pour éviter un discours générique sur la repentance. Ensuite, la pensée moderne pourra : (1) traduire le geste concret (ce que le verbe demande), (2) distinguer regret émotionnel et retournement réel, (3) montrer l’espérance : la repentance biblique conduit à la restauration, pas à la honte infinie. Dans un langage occidental, on peut expliquer : repentance = changement d’orientation (pensées, actions, loyautés), porté par la vérité et la grâce.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de mépris et de dévalorisation. Il sert à montrer qu’une personne, une parole ou une réalité est tenue pour négligeable ou indigne.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les passages liés à cette fiche, ἐξουθενέω désigne l’acte de rabaisser, mépriser ou tenir pour sans valeur une personne, une parole ou une manifestation à recevoir avec discernement.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le verbe à une simple préférence négative. Il implique un véritable dédain ou une mise à l’écart en valeur.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à nommer l’attitude qui rabaisse ou rejette, qu’il s’agisse d’une personne, d’un témoignage ou d’une réalité spirituelle.

Antonymes / contrastes (FR)

honorer ; accueillir ; estimer

Synonymes / proches (FR)

mépriser ; dédaigner ; tenir pour rien

À ne pas confondre avec…

Une simple divergence d’opinion. Ici, il s’agit d’un dédain réel ou d’une dévalorisation.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

mépriser

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1848

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

ex-ou-thé-né-ô

Translit. — NOYAU

exoutheneo

Vérifiable
Champs sémantiques
JusticeGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : mépriser au sens relationnel, traiter quelqu’un ou quelque chose avec dédain. Option B : considérer comme négligeable dans un cadre spirituel ou communautaire. Les passages liés montrent souvent les deux ensemble. Le verbe ne parle pas d’un simple désaccord, mais d’un abaissement ou d’un rejet en valeur.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 23,6–12 : le verbe s’inscrit dans la scène où Jésus est tourné en dérision devant Hérode. - Ga 4,12–20 : il peut décrire le refus de mépriser un état faible ou humilié. - 1 Th 5,19–28 : la logique générale interdit de tenir pour négligeable ce qui vient de Dieu. - La nuance dominante est celle d’un rabaissement en valeur qui révèle la qualité spirituelle de la réception.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre d’honneur et de honte. Il appartient à l’univers des relations où l’on abaisse, déprécie ou écarte quelqu’un ou quelque chose. Le mépris devient ainsi révélateur du cœur et de la qualité de la réception spirituelle.