G1848
Verbe : mépriser, traiter comme sans valeur, regarder avec dédain ou rejeter comme insignifiant.
Puisque la fiche est classée côté “péché / repentance”, l’arrière-plan sémitique probable touche aux motifs : se détourner, revenir, confesser, être purifié. Dans l’AT, la repentance est décrite par des images de chemin (retourner), de cœur (changement intérieur), et de purification (être lavé). Sans versets, on évite de fixer une image précise, mais on pose le cadre : le péché est rupture d’alliance, la repentance est retour relationnel vers Dieu. Une fois le contexte connu, on pourra enrichir en reliant le verbe aux appels prophétiques (“revenez”), aux Psaumes de confession, et à la logique d’alliance (Dieu pardonne et restaure).
Sans sens déjà renseigné, la pensée grecque exige de situer le verbe dans son contexte : c’est souvent la construction (prépositions, objets, compléments) qui détermine la nuance. Dans le NT, un verbe peut exprimer un acte moral (se détourner), une dynamique intérieure (désirer, craindre), ou une action relationnelle (réconcilier). La profondeur vient d’une lecture structurée : rôle du verbe dans la progression du passage (exhortation, avertissement, conséquence). Une fois les occurrences reliées, on pourra produire une pensée grecque riche : expliquer la logique du passage (pourquoi ce verbe ici), la nuance exacte (intensité, aspect), et la portée argumentative (ce que le texte cherche à faire comprendre ou à provoquer).
Clarification moderne : on doit d’abord identifier les occurrences pour éviter un discours générique sur la repentance. Ensuite, la pensée moderne pourra : (1) traduire le geste concret (ce que le verbe demande), (2) distinguer regret émotionnel et retournement réel, (3) montrer l’espérance : la repentance biblique conduit à la restauration, pas à la honte infinie. Dans un langage occidental, on peut expliquer : repentance = changement d’orientation (pensées, actions, loyautés), porté par la vérité et la grâce.
Dans les passages liés à cette fiche, ἐξουθενέω désigne l’acte de rabaisser, mépriser ou tenir pour sans valeur une personne, une parole ou une manifestation à recevoir avec discernement.
Le mot active un registre d’honneur et de honte. Il appartient à l’univers des relations où l’on abaisse, déprécie ou écarte quelqu’un ou quelque chose. Le mépris devient ainsi révélateur du cœur et de la qualité de la réception spirituelle.
mépriser ; dédaigner ; tenir pour rien
Option A : mépriser au sens relationnel, traiter quelqu’un ou quelque chose avec dédain. Option B : considérer comme négligeable dans un cadre spirituel ou communautaire. Les passages liés montrent souvent les deux ensemble. Le verbe ne parle pas d’un simple désaccord, mais d’un abaissement ou d’un rejet en valeur.
Ne pas réduire le verbe à une simple préférence négative. Il implique un véritable dédain ou une mise à l’écart en valeur.
Une simple divergence d’opinion. Ici, il s’agit d’un dédain réel ou d’une dévalorisation.
- Lc 23,6–12 : le verbe s’inscrit dans la scène où Jésus est tourné en dérision devant Hérode. - Ga 4,12–20 : il peut décrire le refus de mépriser un état faible ou humilié. - 1 Th 5,19–28 : la logique générale interdit de tenir pour négligeable ce qui vient de Dieu. - La nuance dominante est celle d’un rabaissement en valeur qui révèle la qualité spirituelle de la réception.