G2706
mépriser; regarder de haut; tenir pour sans valeur
La Bible condamne l’orgueil et l’injustice qui méprise le pauvre. La pensée sémitique comprend que mépriser l’autre, c’est mépriser l’image de Dieu et violer l’alliance communautaire. Les proverbes avertissent : se moquer du pauvre outrage son Créateur. Ainsi, καταφρονέω résonne avec cette éthique : honorer, respecter, pratiquer la justice et la compassion.
καταφρονέω signifie mépriser, regarder de haut, traiter comme insignifiant. Le verbe combine l’idée de “penser” avec “vers le bas” : considérer l’autre comme inférieur. Logiquement, καταφρονέω révèle une posture intérieure : orgueil, dureté, jugement. Dans le NT, le mépris est souvent dénoncé dans la communauté : mépriser le frère, le pauvre, ou celui qui est différent, contredit l’Évangile. Ainsi, καταφρονέω met en relief un péché du cœur : dévaloriser l’autre. En somme, καταφρονέω désigne le mépris : regard hautain qui détruit la communion.
Aujourd’hui, le mépris est souvent social (classe, opinions). καταφρονέω met un mot biblique sur ce poison relationnel : regarder de haut. Clarification : on peut être “dans la vérité” et pourtant mépriser; le NT refuse cette combinaison. En prédication exégétique, ce verbe aide à appeler à l’humilité : servir plutôt que dévaloriser. Le mot corrige un contresens moderne : croire que mépriser est signe de lucidité. Le NT l’identifie comme orgueil.
Dans le passage, καταφρονέω signifie mépriser : traiter quelqu’un/quelque chose comme indigne, inférieur, sans valeur. Le co-texte précise l’objet du dédain et l’enjeu (justice, fraternité).
Registre relationnel et moral : attitude de supériorité, dédain. Peut apparaître dans des exhortations à ne pas traiter quelqu’un comme inférieur (frère, pauvre).
Le verbe décrit un mépris actif (rabaisser, dévaluer). L’indice est l’objet du mépris : personne (pauvre, frère) ou chose (commandement). Ne pas le réduire à ‘ne pas aimer’ : c’est un jugement de supériorité. Suivre le contexte (richesse, relations, correction).
Ne pas confondre avec ‘haïr’ : c’est plus subtil mais réel. Vérifier si le texte vise une attitude intérieure qui produit un traitement injuste.
- 1 Co 11,22 — ‘méprisez-vous l’Église?’ : dédain qui humilie les pauvres; indice : repas + divisions. - Rm 14,3.10 — ne pas mépriser le frère : conscience/repas; indice : jugement mutuel.