Mère (parent féminin).
μήτηρ (mētēr) signifie « mère ». Le mot désigne la femme qui enfante, mais aussi, plus largement, la mère comme relation familiale (mère de quelqu’un). Sa logique est relationnelle : la mère est définie par un lien (enfant) et par un rôle (origine, soin, appartenance). Le garde-fou est de ne pas réduire μήτηρ à un concept sentimental (“maternité”) détaché des relations. Le mot est concret : une mère dans une structure familiale. Il peut désigner la mère biologique, mais aussi, selon le contexte, la mère au sens social (mère adoptive) ou symbolique (mère d’une communauté), même si l’usage principal est familial. Le terme se distingue de “femme” en général : μήτηρ est un rôle et une relation. Il met en évidence l’origine : celui qui a une mère vient d’elle. Ainsi, le mot porte naturellement une dimension de filiation. Dans le grec biblique, μήτηρ apparaît dans des listes de relations, des récits de naissance, des scènes familiales. Lexicalement, il reste simple : mère. Mais sa force est qu’il nomme un lien très proche. Comprendre μήτηρ, c’est donc retenir cette proximité : la mère appartient au cercle le plus intime. Le mot peut aussi, selon le contexte, exprimer l’autorité ou l’influence d’une mère, mais cela vient du récit. Le noyau lexical est : la mère comme relation fondatrice. C’est un mot d’origine et de lien. Il rappelle que l’identité humaine est située dans une famille. Et, parce que la mère est un lien vital, le terme peut porter un poids émotionnel, mais ce poids n’est pas dans le dictionnaire; il vient de la réalité du lien. μήτηρ nomme simplement cette relation : mère.
Dans la Bible, la mère est un repère de filiation, de transmission et de responsabilité familiale. L’arrière-plan hébraïque valorise le lien parental : honorer père et mère, recevoir la sagesse par l’instruction du foyer, préserver la lignée. Cela éclaire μήτηρ : le mot n’est pas seulement biologique, il est social et covenantal : la mère appartient à l’ordre familial que Dieu a voulu pour la transmission de la vie. La Bible montre aussi la fragilité des relations familiales : la proximité peut devenir lieu de conflit. Ainsi, le terme “mère” porte une densité : lien le plus proche, donc lieu d’amour, d’autorité, de douleur possible. Pour un lecteur moderne, ce cadre rappelle que la Bible pense en termes de maisons et de lignées : la mère est un nœud relationnel. Elle représente souvent la continuité : donner la vie, porter, nourrir, instruire. Le mot appelle donc à entendre la dimension de filiation : appartenir à une mère, c’est appartenir à une histoire. L’arrière-plan biblique insiste aussi sur la sagesse : la mère peut transmettre une crainte de Dieu et des repères. Ainsi, μήτηρ, lu dans cet horizon, renvoie à une relation fondatrice, avec des implications de transmission, d’honneur, et de responsabilité au sein de l’alliance.
Le lecteur moderne peut entendre “mère” soit comme une réalité intime, soit comme un symbole de maternité. μήτηρ est plus direct : mère comme relation familiale. La clarification est que le mot nomme un lien : mère de quelqu’un. Un contresens moderne serait de transformer le terme en idée abstraite (la “mère” comme concept) sans garder la relation concrète. Le mot renvoie à l’origine et à l’appartenance : on vient d’une mère, on a un lien. Un autre contresens serait d’aplatir le terme en simple biologie; dans la vie réelle, le lien maternel est aussi social, éducatif, affectif. Pour un lecteur occidental moderne, μήτηρ aide à lire les textes en comprenant le poids des relations proches : la mère fait partie du noyau familial. Cela explique pourquoi le mot peut apparaître dans des tensions : une relation aussi proche a un potentiel de loyauté, mais aussi de conflit. Lexicalement, il faut rester sobre : mère. Mais comprendre “mère” dans la Bible implique de comprendre la maison : transmission, honneur, filiation. La correction biblique associée est de reconnaître que la foi touche les liens les plus intimes. μήτηρ, en tant que terme, met en avant cette proximité. Il rappelle que l’identité n’est pas seulement individuelle : elle est relationnelle et située.
Mère : relation familiale concrète. Dans Lc 12, sert à illustrer une division possible au sein du foyer quand les loyautés vis-à-vis de Jésus divergent.
Dans Marc, μήτηρ désigne la mère, souvent dans des scènes où Jésus enseigne la priorité du Royaume et la nouvelle famille des disciples.
Le mot est concret (lien familial), mais les récits peuvent l’utiliser pour enseigner la priorité du Royaume. Ne pas opposer famille/foi de manière simpliste.
Mère : lien familial concret. Dans Lc 12,49–53, “mère” sert à montrer que la division annoncée peut traverser les relations les plus proches (mère/fille) quand les réponses à Jésus divergent.
—
mère; maman
γυνή (femme/épouse) : autre terme; μήτηρ est ‘mère’.
mère
Mc 3,31-35; Lc 12,53; Jn 19,25-27
G3384
mê-tèr
mētēr
Vérifier si “mère” est littéral (famille) ou figuré (mère spirituelle — plus rare dans Marc). Dans Marc 3, “ta mère et tes frères…”. Règle : suivre l’enseignement sur la vraie famille.
Mc 3 : reconfiguration de la famille. Mc 10 : promesse “mères… avec persécutions” = nouvelle communauté.
Registre familial/identité : liens de parenté. Dans Marc, la mention de la mère sert souvent à enseigner sur l’appartenance au Royaume (la vraie famille = ceux qui font la volonté de Dieu).