🔎

muet — κωφός — kōphos

Sens (principal)

muet; sourd (selon contexte)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

L’adjectif kōphos décrit une incapacité (muet/sourd). Dans Lc 11,14, la logique narrative est claire : l’homme était muet, Jésus chasse l’esprit, et le muet parle. Le mot sert donc de point de comparaison : avant → après. Il structure la scène comme signe : une incapacité réelle est renversée par une autorité. Ainsi, kōphos n’est pas une étiquette; il porte la preuve visible d’une délivrance, ce qui déclenche la controverse sur la source du pouvoir. Le mot soutient l’argument : ce changement réel ne peut pas être expliqué par des opinions; il demande une interprétation (Royaume de Dieu ou autre).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique associe souvent la restauration des sens (parler, entendre) aux temps messianiques : Dieu ouvre, restaure, libère. La guérison est signe que Dieu visite son peuple. Dans Lc 11, la délivrance d’un muet s’inscrit dans ce cadre : une oppression est levée et la parole revient. Cela rejoint aussi une théologie du combat : certaines incapacités sont liées à un “lien” (spirituel) que Dieu défait. Ainsi, kōphos porte l’espérance d’une restauration d’alliance : Dieu rend à l’homme ce qui était perdu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut lire “muet” comme un détail médical. Le texte l’utilise comme signe : la parole revient quand l’esprit impur est chassé. Clarification : l’enjeu est l’autorité du Royaume : qui peut libérer et restaurer ? Kōphos aide à lire la scène en contraste : incapacité → restauration. Ce contraste rend l’appel au discernement plus fort : on ne peut pas nier le fait; on doit reconnaître la source de la délivrance.

Courte description — (aide remplissage)

Muet/sourd. Dans Lc 11,14 : un homme muet est délivré et parle.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Lc 11,14 : muet = incapable de parler; après la délivrance, il parle (signe du Royaume).

Pièges lexicaux

Ne pas confondre muet et sourd sans indice : le récit précise. Ne pas réduire la guérison à une performance : c’est un signe de délivrance.

Usage biblique (mini)

Souvent dans les récits de guérison : incapacité puis restauration comme signe du Royaume.

Antonymes / contrastes (FR)

parler; entendre (selon contexte)

Synonymes / proches (FR)

muet, sourd (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

ἄλαλος — muet (autre adjectif) ; κωφός (muet/sourd) selon co-texte ; “sourd” (idée) vs “muet” (idée)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

muet

Versets clés (liste)

Lc 11,14 ; Mt 9,32–33

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2974

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

kô-fos

Translit. — NOYAU

kōphos

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
GrâceRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Règle : vérifier si le co-texte parle d’entendre (sourd) ou de parler (muet). En Lc 11,14, il est explicitement question de parler après la délivrance → “muet”.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 11,14 — muet : la preuve est “il parla” après la délivrance; le mot sert à marquer l’avant/après. - Autres passages : peut aussi désigner “sourd” si l’enjeu est l’écoute.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre guérison/délivrance : incapacité (muet) et restauration (parole retrouvée). Dans Lc 11, cela devient signe du Royaume et déclenche une controverse sur l’autorité de Jésus.