Notre / nos (pronom possessif, 1re personne du pluriel). (ἡμῶν — hēmōn)
Grammaticalement, c’est un génitif de possession. Rhétoriquement, il sert à créer un sujet collectif : l’auteur s’unit aux destinataires. Cela renforce l’exhortation (ce n’est pas “vous” seuls) et souligne l’identité commune en Christ.
La Bible pense l’identité en termes de peuple : “notre Dieu”, “notre alliance”. Le possessif exprime une appartenance relationnelle et communautaire. Dire “notre” rappelle l’alliance : Dieu n’est pas seulement “mon” Dieu mais le Dieu du peuple, et le peuple se comprend ensemble. Cet arrière-plan éclaire l’usage NT : l’Église est un peuple, et la foi se vit en communion.
On lit parfois la foi de manière très individualiste. Le pronom “notre” rappelle la dimension communautaire : prière, salut, mission, identité partagés. Le texte précisera si “notre” est inclusif (Église) ou rhétorique, mais l’effet est souvent de rassembler.
Pronom possessif : notre / nos. Marque l’appartenance commune (souvent communautaire) selon le contexte.
Très fréquent : construit le “nous” de l’Église, l’appartenance commune (notre Père, notre Seigneur).
notre; nos
notre
Mt 6,9; Rm 8,15-17; 1 Co 15,57
G2257
hemon
Toujours identifier : (A) “notre” inclusif (communauté des croyants, “notre Père”) vs (B) “notre” rhétorique (auteur + destinataires) vs (C) contraste “notre/votre”. Le co-texte tranche. Ne pas surcharger : c’est un marqueur relationnel qui précise à qui appartient/relève quelque chose.
Registre relationnel/identitaire : appartenance partagée (“notre foi”, “notre Père”, “notre Seigneur”). Sert à inclure le lecteur dans une communauté et à construire un “nous”.