Mt 6,9; Rm 8,15-17; 1 Co 15,57
G2257
Notre / nos (pronom possessif, 1re personne du pluriel). (ἡμῶν — hēmōn)
La Bible pense l’identité en termes de peuple : “notre Dieu”, “notre alliance”. Le possessif exprime une appartenance relationnelle et communautaire. Dire “notre” rappelle l’alliance : Dieu n’est pas seulement “mon” Dieu mais le Dieu du peuple, et le peuple se comprend ensemble. Cet arrière-plan éclaire l’usage NT : l’Église est un peuple, et la foi se vit en communion.
Grammaticalement, c’est un génitif de possession. Rhétoriquement, il sert à créer un sujet collectif : l’auteur s’unit aux destinataires. Cela renforce l’exhortation (ce n’est pas “vous” seuls) et souligne l’identité commune en Christ.
On lit parfois la foi de manière très individualiste. Le pronom “notre” rappelle la dimension communautaire : prière, salut, mission, identité partagés. Le texte précisera si “notre” est inclusif (Église) ou rhétorique, mais l’effet est souvent de rassembler.
Registre relationnel/identitaire : appartenance partagée (“notre foi”, “notre Père”, “notre Seigneur”). Sert à inclure le lecteur dans une communauté et à construire un “nous”.
notre; nos
Toujours identifier : (A) “notre” inclusif (communauté des croyants, “notre Père”) vs (B) “notre” rhétorique (auteur + destinataires) vs (C) contraste “notre/votre”. Le co-texte tranche. Ne pas surcharger : c’est un marqueur relationnel qui précise à qui appartient/relève quelque chose.