Outre (sac) à vin; peau contenant du vin.
ἀσκός désigne une outre en peau (réservoir souple), et en Mc 2,22 le mot sert une logique d’incompatibilité : vin nouveau → pression de fermentation → outre vieille qui craque. Le terme porte donc l’argument par l’objet même : un contenant usé ne supporte pas une réalité nouvelle. Jésus n’attaque pas le vin, il montre que la nouveauté du royaume ne peut pas être enfermée dans des formes usées sans perte des deux (vin et outre). Le mot devient ainsi un outil pédagogique : il rend visible que la question n’est pas d’ajouter un détail religieux, mais de recevoir une réalité qui exige un “contenant” adapté.
L’image des outres renvoie à l’univers de la vigne et du vin (joie, fête), mais surtout à l’idée d’un contenant adapté. L’AT connaît le thème du vin nouveau et de la restauration (joie d’alliance). Dans Marc 2, Jésus annonce une nouveauté qui ne peut pas être contenue dans les structures anciennes sans rupture. L’arrière-plan sémitique renforce : l’alliance renouvelée ne se “patch” pas; Dieu donne du neuf qui demande un cœur neuf (Ez 36).
On peut réduire à un slogan “du nouveau”. L’image est concrète : un contenant usé éclate. Spirituellement, cela invite à ne pas essayer de garder Jésus dans des cadres rigides, mais à se laisser renouveler en profondeur.
Dans Marc 2, ἀσκός désigne l’outre à vin (peau) dans l’illustration du vin nouveau.
N’en faire qu’une métaphore abstraite : l’image dépend du comportement physique du vin/peau.
Dans l’image du vin nouveau : les outres neuves sont nécessaires.
outre; sac à vin
outre
Mc 2,22
G0779
askos
Dans Marc 2,22 : image du vin nouveau et des outres. Règle : rester sur l’objet concret (outre en peau) et la logique : du vin nouveau fait éclater une outre usée.
Met l’accent sur le contenant : l’ancien se rompt; le nouveau convient.
Registre quotidien/viticulture : récipient en peau utilisé pour le vin. Dans Marc, sert d’image pour parler de la nouveauté du Royaume et de l’inadéquation de contenants anciens.