Pentecôte (la fête du cinquantième jour ; ici : le jour où l’Esprit est donné).
Dans Ac 2,1, πεντηκοστή (pentēkostē) est un repère temporel (« cinquantième »), mais Luc s’en sert pour cadrer l’événement dans la péricope. Le texte situe l’effusion de l’Esprit dans un moment identifiable, puis décrit l’unité du groupe (« tous ensemble au même endroit »). Le terme de fête explique ce cadre de rassemblement et prépare la dimension publique du chapitre, puisque la suite mentionne des Juifs de toutes les nations à Jérusalem. Dans Ac 2,1–4, le mot sert donc à montrer que l’événement de l’Esprit est une étape située dans l’histoire du salut, au moment d’un rassemblement, et qu’il ouvre vers une parole publique.
L’arrière-plan est celui des fêtes bibliques, notamment Shavouot : temps de rassemblement et de reconnaissance devant Dieu. Situé à une fête, l’événement souligne la continuité : le Dieu d’Israël accomplit sa promesse en public et donne son Esprit à un peuple rassemblé. La péricope prépare ensuite une proclamation entendue par des nations, de sorte que ce cadre de fête devient le début d’une moisson qui s’ouvre. La Pentecôte n’est donc pas un décor, mais un cadre d’alliance qui aide à comprendre pourquoi l’événement est public et pourquoi il débouche sur la mission.
Ne pas lire « Pentecôte » comme une date magique ni comme un simple détail de calendrier. Dans la péricope, le mot cadre un accomplissement public : Dieu donne l’Esprit à un peuple rassemblé, et cela débouche sur une parole pour les nations dans la suite du chapitre.
Repère temporel liturgique juif ; situe l’événement de l’Esprit dans un cadre de fête à Jérusalem.
En Ac 2,1 : le jour de la fête où l’Esprit est donné; cela explique le rassemblement et le caractère public de l’événement.
Lire la Pentecôte comme “date magique” ou seulement comme symbole détaché de l’AT. Ici, c’est une fête qui cadre l’événement et explique la publicité du récit.
Terme calendaire/cultuel : désigne la fête (cinquantième jour). Dans Ac 2,1, sert de cadre : rassemblement à Jérusalem + événement public de l’effusion de l’Esprit.
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fête des Semaines (contexte); cinquantième jour (sens)
πεντήκοντα (cinquante, nombre) : πεντηκοστή est le nom de la fête/calendrier, pas simplement le nombre. À distinguer aussi de πάσχα (Pâque).
Pentecôte
Ac 2,1
G4005
πεντήκοντα (cinquante) → πεντηκοστή (cinquantième)
pen-té-KOS-tè (approx.)
pentēkostē
Dans Ac 2,1, “le jour de la Pentecôte” sert de repère temporel, non de symbole isolé. L’indice de co‑texte est la scène d’assemblée (“tous étaient ensemble”) et le déclenchement de l’événement de l’Esprit ce jour‑là. Option A : simple date de calendrier; Option B : fête qui explique un rassemblement et un contexte de culte. Ici, l’option B est la plus utile, car elle relie le rassemblement des disciples et l’événement public à Jérusalem.
- Ac 2,1 — repère temporel + cadre de fête : relie rassemblement → événement public → prédication. - Ne pas isoler le mot : il donne un contexte d’alliance et de liturgie.
Registre liturgique/calendaire : nom d’une fête qui fixe une date et un rassemblement. Dans Ac 2,1, le mot explique pourquoi “tous étaient ensemble” au même endroit.