Le jour de la Pentecôte, tous sont ensemble au même endroit. Un bruit comme un violent coup de vent remplit la maison, et des langues comme de feu se posent sur chacun. Tous sont remplis du Saint-Esprit et se mettent à parler en d’autres langues selon que l’Esprit leur donne de s’exprimer. L’événement inaugure l’ère de l’Esprit pour l’Église.
- Cadre temporel : « jour de la Pentecôte ». - Tous sont ensemble « au même endroit ». - Un bruit « comme un violent coup de vent » remplit la maison (comparaison). - Apparition : « des langues comme de feu » se partagent. - Elles se posent « sur chacun » (dimension personnelle). - Tous sont « remplis du Saint-Esprit ». - Résultat immédiat : parler en « d’autres langues ». - Source de l’expression : « selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».
Montrer l’accomplissement de la promesse : la présence de Dieu vient habiter le peuple et le rend capable de témoigner au-delà des barrières linguistiques.
Que veut dire « comme un violent coup de vent » ? → Le texte emploie une comparaison (« comme ») pour décrire un phénomène audible; il ne dit pas qu’il y a un vent matériel. Que signifie « des langues comme de feu » ? → Comparaison visuelle; le texte indique un signe « comme » du feu, partagé et posé sur chacun. Pourquoi « parler en d’autres langues » ? → Le texte précise que c’est l’Esprit qui donne de s’exprimer; la suite (Ac 2,5–13) montre l’audibilité par les nations.
Situation : les disciples attendent la promesse. Le problème implicite : sans l’action de Dieu, ils ne peuvent pas porter le témoignage. Le texte montre la réponse divine : l’Esprit vient, remplit, et donne une expression nouvelle qui prépare la mission.
Le Messie exalté répand l’Esprit : Jésus accomplit sa promesse en donnant le Saint-Esprit pour la mission.
Ac 1,8; Jn 14,16–17; Jn 20,22; Joël 3,1–2; Nb 11,29
- Aucun sentiment n’est nommé explicitement dans Ac 2,1–4; le texte décrit surtout l’événement (bruit, feu, remplissage, parole).
Avant Ac 2,1–4, les disciples ont attendu à Jérusalem après l’ascension et la communauté s’est organisée (Ac 1). Ce passage décrit la venue de l’Esprit le jour de la Pentecôte. Après, le récit rapporte la présence de Juifs pieux de toutes les nations à Jérusalem et leur réaction en entendant les disciples dans leur langue (Ac 2,5–13), puis l’explication par Pierre (Ac 2,14s).
- Répétition de « tous » (dimension collective). - Doubles comparaisons : comme un vent / comme du feu. - Mouvement : remplit la maison → se pose sur chacun. - Verbes d’action rapides : vient, remplit, apparaissent, se posent, sont remplis, parlent. - Accent sur l’agent : l’Esprit donne de s’exprimer.
Pentecôte : fête où l’événement se produit. Remplir : l’Esprit saisit et équipe entièrement. Langues : signe visible/sonore qui accompagne l’événement. Feu : image de présence divine (comparaison). Exprimer : parler parce que l’Esprit le permet. Ensemble : unité concrète du peuple réuni.
Réduire les signes (vent/feu/langues) à du spectacle : le texte les relie au don de l’Esprit. Penser que seuls certains reçoivent : « sur chacun » et « tous » soulignent l’universalité dans le groupe. Détacher l’événement de la mission : ici le parler en langues est présenté comme un effet de l’Esprit qui conduit immédiatement au témoignage public (suite du récit).
Tension : attente et faiblesse humaines vs intervention souveraine de Dieu. Visée : montrer que le Messie ressuscité accomplit sa promesse en donnant l’Esprit à tout le peuple rassemblé, afin d’ouvrir la proclamation vers les nations.
Moment (Pentecôte) + unité du groupe → phénomène audible (bruit) qui envahit l’espace → phénomène visible (langues comme feu) qui se distribue → effet interne (remplis de l’Esprit) → effet externe (parler d’autres langues) → attribution causale : l’Esprit donne l’expression.
Jérusalem; maison
Ac 2,1–4