Permettre : autoriser / donner la permission, soulignant l’autorité de Jésus qui décide ce qui peut se réaliser.
ἐπιτρέπω signifie permettre, autoriser, concéder, laisser faire. Le verbe exprime une décision d’autorité : quelqu’un donne la permission, ou laisse une action se produire. Logiquement, ἐπιτρέπω implique un cadre et une limite : ce qui est permis n’est pas forcément ce qui est idéal, mais ce qui est autorisé dans une situation. Dans le NT, il apparaît dans des scènes où Jésus “permet” (par exemple à des démons d’entrer dans des porcs), ou dans des instructions apostoliques où quelque chose est “permis” (concession pastorale). Ainsi, ἐπιτρέπω met en relief le discernement : permission n’est pas approbation absolue; c’est un acte de gouvernement. En somme, ἐπιτρέπω désigne l’autorisation : laisser faire sous contrôle, et il invite à distinguer entre volonté parfaite de Dieu et permission dans un contexte donné, selon le co-texte.
La Bible montre un Dieu souverain qui “laisse” parfois des choses se produire pour un temps, tout en restant Seigneur. La pensée sémitique comprend que la permission peut être jugement (Dieu livre) ou pédagogie (Dieu laisse pour révéler). L’AT parle aussi de concessions dans la loi à cause de la dureté du cœur. Ainsi, ἐπιτρέπω résonne avec cette idée : Dieu gouverne, et il peut permettre sans approuver. Dans le NT, Jésus permet certains événements sous son autorité, et les apôtres donnent aussi des permissions pastorales. La pensée sémitique aide donc à entendre “permettre” dans une théologie de souveraineté : Dieu reste Seigneur même quand il permet, et l’autorité humaine doit user de permission avec discernement et justice.
Aujourd’hui, “permettre” est parfois compris comme relativisme (“tout est permis”). ἐπιτρέπω, bibliquement, parle d’une permission encadrée : une autorité autorise dans un contexte. Clarification : ce qui est permis n’est pas toujours bon en soi; cela peut être concession ou gouvernance. En prédication exégétique, ἐπιτρέπω permet de parler du discernement pastoral : distinguer commandement, conseil, et concession. Il corrige un contresens moderne : croire que la permission équivaut à approbation morale. Le NT nuance : certains “permis” sont liés à la faiblesse humaine ou à une situation spécifique. Ainsi, ἐπιτρέπω met en avant la responsabilité de l’autorité et la sagesse dans ce qu’on autorise.
Dans Marc, « permettre » exprime l’autorité de Jésus qui, en autorisant ou refusant, détermine ce qui peut se réaliser.
ἐπιτρέπω = permettre, autoriser, laisser faire. Dans les récits (exorcisme), marque une permission donnée par Jésus, soulignant son autorité sur la situation.
Ne pas confondre “permettre” (autoriser) avec “pouvoir” (capacité).
Utilisé pour exprimer une permission/autorisation (humaine ou divine). Dans les Évangiles, peut souligner l’autorité de Jésus (il permet / n’autorise pas).
interdire; empêcher; refuser
permettre; autoriser; laisser
ἔξεστιν (il est permis) : expression impersonnelle; ἐπιτρέπω : verbe “autoriser”.
permettre
Mc 5,13; Lc 8,32
G2010
epitrepō
- Permission qui dépend d’une autorité. - Le co-texte peut opposer “permis” vs “interdit” (loi, coutume) ou montrer une autorité souveraine (Jésus).
Registre autorité/décision : autoriser ou refuser. Dans les controverses, peut relever du registre légal (“est-il permis ?”); dans les récits, registre d’autorité personnelle (Jésus permet).