Des pharisiens interrogent Jésus sur le divorce pour l’éprouver. Jésus renvoie à la création : Dieu a fait l’homme et la femme; ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer. Il explique que Moïse a permis à cause de la dureté du cœur, puis enseigne en privé la fidélité de l’alliance.
- Jésus vient dans la région de la Judée, au-delà du Jourdain; des foules se rassemblent. - Il enseigne de nouveau selon sa coutume. - Des pharisiens l’interrogent pour l’éprouver : est-il permis à un homme de répudier sa femme ? - Jésus demande ce que Moïse a prescrit; ils mentionnent l’acte de divorce permis par Moïse. - Jésus répond que c’était à cause de la dureté de leur cœur. - Il cite la création : Dieu les fit homme et femme. - Il dit : l’homme quittera père et mère, les deux deviendront une seule chair. - Conclusion : ce que Dieu a joint, que l’homme ne le sépare pas. - En maison, les disciples l’interrogent; Jésus dit que répudier et se remarier = adultère (dans les deux sens).
Rétablir l’intention de Dieu pour le mariage et dénoncer les justifications légalistes; appeler à la fidélité du royaume.
- Pourquoi Jésus cite-t-il la création (« les deux deviendront une seule chair ») ? → Pour fonder le mariage sur l’intention de Dieu dès le commencement. - Pourquoi Moïse a-t-il permis ? → Concession temporaire face à la dureté du cœur. - Que signifie « ce que Dieu a uni » ? → L’union matrimoniale est présentée comme œuvre de Dieu, donc non à dissoudre à la légère.
Les pharisiens cherchent un motif d’accusation et les cœurs humains cherchent des échappatoires. Le problème est la dureté du cœur qui brise l’alliance. Le passage montre Jésus qui parle avec autorité et rappelle la volonté de Dieu, appelant à une fidélité qui reflète le règne de Dieu.
Le Messie restaure l’ordre de la création : Jésus appelle à une fidélité qui reflète la justice du royaume.
Ge 2,24; Mt 19,1–12; Mal 2,14–16; 1 Co 7,10–11; Ép 5,31–32
- Mise à l’épreuve : les pharisiens questionnent « pour l’éprouver » (intention).
Avant : avertissements sur scandales et sainteté (Mc 9,42–50). Après : Jésus accueille et bénit les enfants (Mc 10,13–16).
- Répétition : « permis » (question juridique). - Contraste : concession de Moïse / intention de Dieu dès le commencement. - Répétition : « une seule chair » (unité). - Répétition : éprouver / interroger (conflit). - Formule : « ce que Dieu a joint… » (conclusion).
- « permis » : question de légalité, pas forcément de volonté de Dieu. - « dureté du cœur » : raison du compromis, cœur fermé à Dieu. - « commencement » : référence à l’intention originelle de Dieu. - « une seule chair » : unité réelle, pas seulement un contrat. - « Dieu a joint » : Dieu est l’auteur de l’alliance. - « adultère » : gravité de rompre et reconstruire l’alliance sans Dieu.
- Utiliser le passage comme simple règle juridique : Jésus renvoie au dessein créateur de Dieu et expose la dureté du cœur. - Ignorer la protection des personnes vulnérables : Jésus traite la rupture comme grave, pas comme option légère. - Faire de Moïse un contre-modèle moral : Jésus explique une concession « à cause de la dureté ».
La tension est entre les débats de permission et l’intention de Dieu pour l’alliance. La visée est de recentrer le mariage sur l’œuvre de Dieu et l’unité voulue dès la création, en exposant que la concession mosaïque répondait à la dureté du cœur, non à l’idéal de Dieu.
Affluence et enseignement → question piège des pharisiens → renvoi à Moïse → diagnostic (dureté du cœur) → retour au commencement (création) → principe d’unité → application en privé (adultère).
Judée; au-delà du Jourdain (contexte)
Mc 10,1–12