Pleurer, être dans le deuil.
πενθέω signifie pleurer, être en deuil, se lamenter. Le verbe exprime une tristesse profonde liée à une perte réelle ou à une conscience aiguë du mal. Logiquement, πενθέω n’est pas un simple “être triste” (λύπη); il évoque le deuil, une douleur qui traverse. Dans le NT, il apparaît notamment dans les Béatitudes : “heureux ceux qui pleurent”, où le verbe désigne une lamentation qui peut être liée au péché, à la souffrance du monde et à la perte, et qui reçoit une promesse de consolation. Ainsi, πενθέω met en relief une douleur qui ne se ferme pas : elle reconnaît la réalité et se tourne vers Dieu. En somme, πενθέω désigne le deuil/pleur : tristesse profonde et lucide, qui peut devenir lieu de repentance et d’espérance, parce que Dieu console et restaure.
La Bible contient de nombreuses lamentations : deuil, plainte, cris vers Dieu. La pensée sémitique comprend que pleurer peut être acte de vérité : reconnaître le mal, la perte, la justice brisée. Les prophètes appellent aussi à un deuil spirituel : pleurer sur le péché et sur l’infidélité. Les psaumes montrent que la lamentation est une forme de prière : on ne cache pas la douleur, on la porte devant Dieu. Ainsi, πενθέω résonne avec cette tradition : pleurer peut être repentance, intercession, attente. L’AT promet que Dieu essuiera les larmes et restaurera. Dans le NT, cette promesse est liée au Royaume : Dieu console par le Messie. La pensée sémitique aide donc à entendre le deuil comme un chemin : pleurer devant Dieu, et recevoir sa consolation et sa justice.
Aujourd’hui, on évite souvent le deuil ou on le médicalise. πενθέω, bibliquement, reconnaît la profondeur de la douleur et la place de la lamentation devant Dieu. Clarification : le NT ne dit pas “ne pleure pas”, mais “heureux ceux qui pleurent” — parce que Dieu console. En prédication exégétique, πενθέω permet de tenir ensemble compassion et espérance : pleurer avec lucidité sur la souffrance et sur le péché, sans désespoir. Le mot corrige un contresens moderne : confondre foi et absence de larmes. Le texte biblique valorise un deuil qui se tourne vers Dieu et reçoit sa consolation.
Exprime une tristesse profonde (deuil), parfois liée au péché et à la repentance.
La tristesse peut être selon Dieu: elle conduit à l’humilité et au retour; ou être simple deuil selon circonstance.
Distinguer deuil circonstanciel et tristesse selon Dieu; laisser le contexte guider.
Deuil; tristesse qui cherche la consolation de Dieu.
se réjouir (selon contexte)
pleurer; faire le deuil; se lamenter
klaio (pleurer) plus “larmes”; penteō accent deuil
pleurer
Mt 5,4; Jc 4,9; 1 Co 5,2
G3996
penth-
pen-thé-ō
penteō
Option A : tristesse ordinaire ; Option B : deuil/pleurs intenses liés à une situation précise (perte, jugement, repentance). Le co-texte (cause indiquée, consolation promise, jugement annoncé) donne la raison des pleurs. Ne pas spiritualiser : préciser ce que le passage dit comme cause (perte, péché, jugement, oppression).
- Mt 5,1–12 — “pleurer” (G3996) : le verbe exprime un deuil réel, une affliction, et la béatitude promet une consolation divine. L’indice est la promesse explicite “ils seront consolés”. - Mt 5,1–12 — Option A (tristesse vague) / Option B (deuil lié au péché et à la misère du monde) : le co-texte des béatitudes (pauvreté de cœur, faim de justice) fait pencher vers B : un deuil spirituel qui se tourne vers Dieu.
Registre de deuil et de tristesse : pleurer/porter le deuil = réaction à une perte, une souffrance, ou une conscience de misère (selon le contexte). Dans Matthieu, cela peut apparaître dans des situations de jugement, de perte, ou dans des béatitudes (ceux qui pleurent).